..Toi qui entres ici, abandonne tout espoir de trouver un contenu sérieux. Ici, on dérise, on batifole, on plaisante, on ricane.

mercredi 18 octobre 2017

Lutins farceurs

Croyez-vous aux lutins farceurs, petits démons espiègles qui jouent des tours de plus ou moins bon goût aux humains ? Mon matérialisme invétéré me pousserait à répondre par la négative à cette question qui de tout temps a tarabusté les humains. Seulement certains faits mettent mon scepticisme en question.

Pas plus tard qu'hier, tandis que profitant du beau temps je m'adonnais, résigné, à la corvée bi-annuelle de la taille des haies qui entourent mon jardin normand (plus de 130 mètres de haies !), alors que je m'approchai de la fin de ma torture, mon œil fut attiré par le petit objet de couleur verte que voici :



Je m'en saisis et l'identifiai : il s'agissait d'un paquet de cigarettes quasi-plein que, lors d'une tonte de la pelouse, j'avais perdu au printemps dernier. L'ayant cherché en vain quelque temps dans l'herbe, je finis par me résigner à sa perte tout en continuant de trouver étrange cette disparition. Le paquet devant se trouver dans une poche de mon jean, il eût été logique qu'il se trouvât au sol. Par quel miracle aurait-il bondi de ma poche au sommet de la haie ?

Autre fait troublant : il arrive depuis quelque temps que je découvre, au milieu de mes plates-bandes des étrons. Il serait facile d'accuser Elphy d'être à l'origine de ces déjections. Sauf que celles-ci sont d'une taille bien supérieure à ses possibilités. De plus le phénomène se produit également quand elle est absente. Je pourrais, bien entendu, faire porter mes soupçons sur le chien du voisin à qui il arrive, profitant d'une brèche dans la clôture, de s'aventurer sur mes terres. Mais ce serait mal connaître un animal qui, élevé dans une famille de bons chrétiens vivant dans la crainte de Dieu, ne saurait se laisser aller à de pareils agissements.

Sans me montrer affirmatif, j'en viens donc à m'interroger sur la possible existence de ces lutins. Il se peut en effet que, voyant un paquet de cigarette tomber de ma poche, tandis que je tournais le dos, un (ou plusieurs) de ces êtres maléfiques s'en soit emparé pour le dissimuler dans la haie. Pour les étrons, leur présence pourrait s'expliquer par une prise au pied de la lettre de l'expression « emmerder le monde ».

Toutefois, en supposant acquise leur existence, j'ai une bonne nouvelle à annoncer à Mme le Ministre de la Santé : comme le prouve la photo ci-dessous, les lutins ne fument pas car bien qu'en piètre état 18 cigarettes se trouvaient encore dans le paquet.



mardi 17 octobre 2017

Sacré tabac !



Les diverses campagnes anti-tabac entreprises ces dernières années ne semblent pas obtenir de résultats à la hauteur des attentes de ceux qui les promeuvent. Et pourtant,ce n'est pas faute d'essayer d'agir sur tous les ressorts possibles et imaginables. On a d'abord établi un apartheid entre fumeurs et non fumeurs avant d'expulser les premiers de tous les lieux publics fermés. On ne peut pas dire que s'en soit suivi une notable diminution de la consommation. De plus on a augmenté les prix des paquets ce qui semble avoir davantage profité à la contrebande et aux achats transfrontaliers qu'à une réduction majeure du tabagisme. On a même adopté le paquet neutre afin de retirer tout glamour aux emballages et partant de décourager les jeunes d'étaler leur prestige en sortant un paquet propre à provoquer estime et envie. Seulement, cette mesure est à double tranchant : l'observateur superficiel peut être amené à penser que vous fumez des cigarettes de luxe alors qu'en fait vous vous contentez du bas de gamme...

Le plus amusant sont ces photos censées faire peur au candidat fumeur comme au fumeur invétéré. Elles sont avant tout biaisées. Ces gens qu'on vous montre morts ou mourants sont de jeunes personnes dont la disparition attriste époux et enfants. Seulement, même si je n'en possède aucune preuve statistique, j'ai l'impression que les victimes du cancer du poumon ou de crises cardiaques dues au tabac sont plus souvent des vieillards égrotants que des jeunes en pleine force de l'âge. On comprend cependant que la propagande n'utilise pas des photos de personnes âgées : il s'agit d'agir sur les jeunes esprits et ceux-ci ne sauraient être apeurés par les éventuelles conséquences du tabac sur des vieux.

Une chose aussi m'amuse au sujet de ces images et des slogans qui les accompagnent : c'est la profusion des conséquences néfastes de l'herbe à Nicot. Elle vous rend impuissant et de plus nuit à votre fertilité (comme si l'un ne risquait pas d'entraîner l'autre). Elle vous rend aveugle, vous colle des cancers horribles un peu partout et provoque, entre autres, crises cardiaques et AVC. Vos artères se bloquent entraînant nécroses et gangrènes. Tout ça n'est pas très gai. Imaginez que votre tabagisme entraîne toutes ces conséquences ! Vous voici donc au moins aveugle, impuissant, amputé de quelques membres, rendu gâteux par des AVC à répétition, hémiplégique, et souffrant comme un damné de cancers multiples et malins. Heureusement, le tabac apporte le remède à tous ses méfaits et vous permet de quitter bien vite cette vallée de larmes où vous menez votre triste existence et c'est dit sur tous les paquets : « FUMER TUE ». Votre misère n'aura donc qu'un temps

mardi 10 octobre 2017

Pour un Minimum Culturel Commun

C'est un vieux con qui parle ici. Un de ces ânes âgés ennemis du « progrès » qui évoque un temps que les moins de X ans ne peuvent pas connaître. Un temps où, cancres totaux mis à part, quiconque avait un tant soit peu suivi des études secondaires partageait avec ses contemporains un minimum de connaissances non seulement en histoire mais aussi en littérature. Rares étaient ceux qui n'auraient pas tiqué en entendant que Napoléon avait abdiqué en faveur de Vercingétorix ou que Ronsard avait écrit « Spleen ». Les programmes faisaient en sorte que se constitue un minimum culturel commun (d'où mon titre).

Dans tous les lycée de France (et peut-être dans ceux de Navarre) régnaient Lagarde et Michard, imposant, siècle par siècle, leurs florilèges. Ainsi se constituait un début de culture partagé. Pas par tous , bien sûr, car beaucoup s'arrêtaient au primaire. N'empêche que « Rodrigue as-tu du cœur ? », « Mignonne allons voir si la rose », « Heureux qui commeUlysse », « Rome l'unique objet », « C'était pendant l'horreur d'une profonde nuit », « Il faut cultiver notre jardin », « Qu'allait-il faire dans cette galère ? », « Quand le ciel bas et lourd », « Ce siècle avait deux ans », pour ne citer que quelques fragments de phrases renvoyaient à un patrimoine partagé. On apprenait par cœur les mêmes poèmes, tirades et textes en prose. Et ça réunissait.

Notre très cher président a pu déclarer sans provoquer un éclat de rire général :«Il n'y a pas de culture française. Il y a une culture en France. Elle est diverse». Comment ce grand esprit parvient-il à concilier unicité et diversité reste à mes yeux un mystère. Il est vrai que sa pensée est trop complexe pour qu'un humble mortel comme moi puisse la saisir. N'empêche que mon incapacité m'amène à penser que cette déclaration est paradoxale et/ou qu'il s'agit d'une ânerie sans nom. S'il n'existait pas de culture française, autour de quoi se fédérerait la nation ? Si tel était le cas ne serait-il pas urgent que s'en constitue une afin de faciliter cette notion fumeuse nommée le « vivre ensemble » ? N'est-il pas plus aisé de vivre avec avec ceux avec qui nous partageons beaucoup qu'avec ceux dont tout nous éloigne ? Entendons-nous bien : je ne prône aucunement le rejet d'autres cultures. Avoir longtemps vécu en Angleterre m'a permis d'apprécier une autre culture mais sans que jamais je ne me sente le moins du monde Anglais. Si une nation jadis unie devient multiculturelle elle ne peut que voir se creuser en son sein fractures, discordes et même affrontements. C'est pourquoi il me semblerait nécessaire que soit restauré et développé un minimum culturel commun sans lequel l'école, ayant cessé d'être le creuset de la nation, ne serait qu'un simple lieu d'apprentissage, rôle que par ailleurs elle a de plus en plus de mal à assurer.

Ce minimum se reconstituerait bien entendu autour des auteurs classiques, qui certes, comparés au récit autobiographique d'un jeune drogué de banlieue qui se prostitue, sont moins tendance et manquent bougrement d'actualité mais qui, nourrissant les générations qui les ont suivis, ont assuré la pérennité de la culture et de la langue françaises sans empêcher leur évolution. Si l'école veut retrouver le rôle prestigieux qui fut le sien, elle ne saurait le faire en offrant à TOUS ce qu'elle réservait naguère à certains. En ne fournissant qu'un gloubi-boulga pseudo-culturel, elle ne fait preuve que de démagogie et de mépris pour ceux et celles qu'elle accueille.

lundi 9 octobre 2017

Pauvres types

Le hasard a voulu que ce week-end, ma compagne ayant allumé le téléviseur, j'assistasse à un navrant spectacle. Sur une chaîne de déformation, lors de l'émission « Passez donc bavasser une heure » (ou quelque chose d'approchant), la parole fut donnée à une gamine. Les « journalistes »  l'avaient repérée alors que durant la manifestation du sieur Mélenchon elle portait une pancarte disant, grosso modo, « Macron, mon papa a voté pour toi et je ne suis pas contente ». Devant tant d'audace, les héros des media voulurent en savoir plus sur cette surdouée et l'interrogèrent. L'enfant étant bavarde, elle se mit à débagouler des clichés mélenchonesques sur la politique du genre Macron président des riches, Valls professionnel de la politique avant de déclarer son amour pour les idées de M. Mélenchon sans toutefois préciser lesquelles. Il va sans dire qu'entendre un perroquet débiter son catéchisme ne me transporte pas d'enthousiasme. Quant il se trouve que le psittacidé est un enfant qui a mon sens gagnerait plus à apprendre ses tables de multiplications qu'à défiler, pancarte brandie, en compagnie de braillards de quelque bord qu'ils soient, ça me désole. Eh bien, les gens du « pannel » ne partagèrent pas mes sentiments.

En entendant les slogans éculés que la pauvre petite débitait avec une assurance et une aisance d'élocution certes remarquables, les êtres d'élite convoqués pour éclairer le bon peuple semblaient ravis. Ils auraient découvert un génie de dix ans reléguant Einstein au niveau de l'idiot du village qu'ils n'auraient pas été plus transportés. Il ne vint à l'idée d'aucun d'entre eux qu'il y avait quelque chose de choquant, voire d'obscène, dans le fait que des parents endoctrinent si sottement leur progéniture. Non, hommes et femmes mûrs ou blets dégoulinaient d'admiration. Quel phénomène, quel esprit, quelle intelligence ! Il faut dire que les propos de l'enfant caressaient les gens des media dans le sens du poil. Imaginons qu'un gamin du même âge, dûment endoctriné par des parents militants du FN, ait, avec autant d'aisance, débité des lieux communs « nauséabonds ». L'eût-on considéré comme une sorte de surenfant ? J'en doute.

Ce lamentable spectacle montre si nécessaire le point de déliquescence atteint par des media corrompus jusqu'à l'os par les idées gauchiardes. Non seulement l'endoctrinement des enfants leur paraît acceptable mais comme autant de parents stupides que les âneries de leurs petits génies émerveillent, il l'admirent

dimanche 8 octobre 2017

Le juste prix




Une chose m'étonne sur Le Bon coin : l'énorme disparité des prix. On peut y voir des objets identiques proposés par l'un à 50 € et par l'autre à 200 €. Ça me laisse pantois. Qu'est-ce qui peut pousser une personne à croire qu'il pourra vendre quoi que ce soit au double ou au quadruple du prix qu'affiche un autre vendeur ? Ne renseigne-t-elle pas sur les prix pratiqués sur le site ? Ne veut-elle voir que ceux qui encouragent sa folie ?

Il faut bien se le dire : si un objet ne part pas très vite, s'il ne provoque aucune demande de renseignements, si l'annonce n'est regardée par personne, c'est qu'on propose un bien qui n'intéresse personne ou que son prix n'est pas adapté. Je conçois que vendre pour une poignée de cerises la magnifique salle à manger « Louis XV » en merisier que l'on a acquis à un prix très élevé soit un crève-coeur. De même, vendre une voiture dont on a changé l'embrayage, le moteur, refait les freins, changé les pneus au même prix qu'un même véhicule sur lequel le propriétaire n'aurait fait pratiquement aucun frais est frustrant. C'est qu'on aimerait sinon récupérer sa mise du moins limiter les dégâts. Et on a tort car la seule chose qui compte c'est le prix du marché. Il est bien triste que peu de gens rêvent aujourd'hui de ces armoires normandes qui se négociaient à prix d'or quelques décennies auparavant, il est bien dommage que l'on ait bien du mal à vendre une voiture sans moteur ni freins. Mais l'acheteur est égoïste et se fout bien de ce que vous a coûté telle ou telle chose : il veut payer un prix minimum pour le meilleur des objets. C'est tout.

J'ai de nouveau fait l'expérience de cette réalité en mettant en vente mon magnifique break Focus (un peu plus de 15 ans, seulement 181 000 km, bref comme neuf). J'ai regardé les offres concernant des modèles similaires à ce véhicule et me suis aligné sur les prix les plus bas. Mon idée n'était pas de le vendre le plus cher possible mais de m'en débarrasser au plus vite. Le moins qu'on puisse dire c'est que ça a marché, vu qu'en moins de 48 h l'affaire était conclue. Si je n'avais pas été homme de parole, il serait parti en moins de vingt-quatre heures. J'avais prévu une marge de négociation : mes deux acheteurs potentiels n'ont même pas suggéré une réduction. Je pense même que si j'avais été plus âpre au gain, j'aurais pu la vendre plus cher. En effet, après qu'un client m'eut dit qu'il était intéressé et qu'il viendrait le chercher le lendemain, un autre vint le voir l'après-midi même, l'essaya, fut conquis et me proposa un paiement immédiat en espèces. Seulement, ayant assuré le premier que je le lui réservais, il était hors de question que je ne m'y tienne pas. Je ne pus qu'assurer le deuxième qu'en cas de non-vente je le contacterais. La vente se fit, j'en prévins l'amateur malheureux.

Il n'est pas toujours suffisant de s'aligner sur le prix le plus bas (à qualités comparables) que l'on a constaté. Encore faut-il qu'à ce prix l'objet ne soit pas resté des semaines sans acquéreur. Car rien n'interdit de penser que d'autres, similaires, se sont vendus rapidement et que le juste prix est inférieur au minimum constaté.

Ainsi, j'ai pu, en dehors des frais d'entretien normaux, bénéficier d'un véhicule fiable plus de sept ans durant pour un prix de 2700 € ( une fois le prix de revente déduit du prix d'achat). C'est raisonnable, non ?


jeudi 5 octobre 2017

L'araignée d'aspirateur

Il est probable que comme moi, sans y voir malice, il vous arrive, volontairement ou pas, d'aspirer une araignée laquelle finit dans un tourbillon de poussière. Même s'il ne s'agit pas d'un accident peut-on pour autant vous taxer d'arachnéophobie ? Je ne pense pas. Ce n'est pas la peur des poussières qui vous pousse au ménage mais le simple et compréhensible désir de vivre dans un logement propret. Mais revenons à nos araignées.

Après en avoir aspiré quelques unes l'autre jour, je me suis posé une question : ne serait-il pas concevable que certaines survivent à cette épreuve voire prennent plaisir à virevolter au gré du souffle d'air qui les emporte un peu comme certains humains connaissent d'agréables émotions dans les toboggans des centres de loisirs nautiques ? En admettant ces deux possibilités ne peut-on imaginer que mâles et femelles se rencontrent dans le sac ou le réservoir à poussière et qu'ils s'y livrent aux plaisirs de la copulation (l'araignée étant, comme chacun sait, une créature lascive et doté d'une inextinguible soif d'ébats sexuels) ? En naîtraient des individus aspiro-résistants dont la plus grande source de plaisir serait de se voir entraînés par un souffle puissant avant d'aller se vautrer dans le stupre. Maintenant, on peut craindre que la vie ne soit un rien ennuyeuse dans un bac ou un sac à poussières. Sans compter qu'on y manque de gibier. Aussi ces sympathiques arachnides regagneraient-elles leurs plafonds chéris après avoir retrouvé l'air libre par le chemin qu'elles avaient emprunté pour venir. Ceci expliquerait pourquoi, malgré tout le soin qu'on met à se débarrasser d'elles, on se retrouve toujours avec des araignées en attente d'une prochaine aspiration..

Dès que mes nombreuses activités m'en laisseront le temps, je me pencherai avec toute la rigueur scientifique nécessaire sur la question et vous communiquerai les résultats de mon enquête qui, je l'espère, corroboreront mon intuition.

mercredi 4 octobre 2017

Le Limousin

Entre autres curieuses caractéristiques de cette région il est à noter que le mot « Limousin » désigne à la fois la province et son habitant. Il en va certes de même en Corse mais là, c'est la femme autochtone qui est désignée par le nom de l’île. Il faudra donc se montrer attentif et bien discerner les phrases consacrées à l'habitant de celles traitant de la province. Si, par exemple, je dis que le Limousin compte plus de 730 000 habitants, il s'agit de la région et non de l'homme qui y vit car celui-ci a, en général, bien d'autres choses à faire que de compter la population. De même si je déclare qu'il est fréquent que le Limousin épouse une Limousine, il s'agit bien entendu d'un mariage entre un homme et une femme du pays. Notons au passage que, bizarrement, le mot « Limousine » a trois acceptions : il peut désigner une voiture rallongée, une vache et une femme native de la Corrèze, de la Haute-Vienne ou de la Creuse. Le contexte permet généralement de lever toute ambiguïté : si vous louez une limousine en vue du mariage de votre fille ou pour épater votre voisin, il est fort probable qu'il s'agit de l'automobile. En revanche si un fermier possède cinquante Limousines, on peut parier qu'il s'agit d'un élevage de bovins et non d'une prouesse sexuelle. Enfin, si vos yeux s'embuent au souvenir d'une nuit torride avec une Limousine, il s'agit normalement d'une femme. Quoique, en notre époque de grands progrès, rien n'empêche la mariée d'arriver à la mairie juchée sur le dos d'une vache, ou un anti-spéciste de copuler avec des bovins adultes et consentants.

Ces précisions apportées, venons en à notre sujet : le Limousin en tant que région. Ou plutôt ex-région vu que dans sa grande sagesse le gouvernement du président Hollande a jugé bon, en 2016, de l'amalgamer à la Nouvelle Aquitaine. Les journaux régionaux de France 3 continuent cependant à traiter de nouvelles locales tant il est difficile à un Creusois de se passionner pour ce qui se passe à Hendaye. Le Limousin non content d'être une ex-région est également une ex-province comprenant le territoire d'un ex-évêché lui-même calqué sur la cité gallo-romaine des Lémovices. C'est dire l'ancienneté et l'unité de son territoire et par conséquent l'urgence qu'il y avait à la supprimer. Unité géologique aussi vu que la région se situe presque entièrement dans l'ouest du Massif Central.

Décrire la beauté de ses verdoyants paysages exigerait un talent que je n'ai pas. Je me contenterai donc de conseiller à mes lecteurs d'aller les contempler. Le limousin est, après la Corse, la région la moins densément peuplée de France et pour tout arranger les aires urbaines de Limoges et de Brive concentrent plus de 50% de sa population. C'est dire qu'en nombre d'endroits on n'y est pas trop emmerdé par les voisins. Malheureusement, cela a pour conséquence que nombre de villages sont désertés par leurs habitants et que bien des maisons y sont inhabitées et périclitent. L'avantage c'est que l'on peut s'y offrir une maison avec du terrain pour moins que ne coûterait un placard à Paris. Pour des raisons qui souvent m'échappent, il semblerait pourtant que plus de gens rêvent d'un placard à Paris que d'une demeure en Corrèze. L'être humain est un mystère...

Du point de vue économique, en dehors des deux villes précitées qui ont activité industrielle, ce n'est pas le Pérou. Mis à part la sylviculture et l'élevage, l'activité y est réduite et la population vieillissante mais très accueillante.

De belles rivières nées des reliefs modérément montagneux (point culminant : le mont Bessou, 976 m) parmi lesquelles la Vézère, la Gartempe, la Vienne et la Corrèzel a parcourent avant de rejoindre qui la Loire, qui la Dordogne et font le bonheur des kayakistes comme des amateurs de noyade.

Je crois que vous savez maintenant l'essentiel. Pour le reste : allez-y voir !

mardi 3 octobre 2017

Five shades of grey

Rassurez-vous, pudiques lecteurs, mon titre n'a rien à voir avec les cochoncetés qu'il connote. C'est un endroit sérieux ici. Si vous cherchez de la galipette, vous vous êtes trompé d'adresse. Ici on dérise, on batifole, on plaisante, on ricane mais en tout bien tout honneur. Il se trouve simplement que l'équipement et la décoration de ma cuisine corrézienne à laquelle j'ai consacré l'essentiel des deux semaines passées utilisent cinq nuances de gris et, en français, aucune de Grey. En effet, je suis assez maniaque sur la question des codes couleur autant dans ma manière de me vêtir qu'en matière de décoration. J'avais décidé qu'en cette maison on irait du blanc au noir en passant par un camaïeu de gris. Et je m'y suis tenu : dans la cuisine, tout ce qui n'est pas blanc est gris. Le plus foncé est celui du dessus de l’îlot central :



L’électro-ménager est un peu plus clair :




Ensuite vient le gris des boiserie (tours de portes et plinthes) à quasi égalité avec les lattes du revêtement de sol comme on peut le voir ci dessous :



Enfin, le carrelage mural dont j'ai recouvert l'horrible brun des années soixante-dix d'une peinture spéciale ferme la marche et s'accorde avec l'évier en inox qui a avantageusement remplacé l'ancien en grès marron que j'ai eu bien du mal à démolir à coup de massette tant sa solidité n'avait d'égal que sa laideur :



Bien sûr, la pierre du cantou détonne un peu, voire beaucoup :



Mais que serait une maison corrézienne sans cantou ? Un baiser à qui il manque un œil ? Un policier sans fromage ? Une belle sans moustache ? Un repas sans beau-frère ? Un pitbull sans smartphone ? Bref, rien.

J'ai ainsi, après un peu plus de deux ans d'efforts plus ou moins soutenus, terminé la rénovation des pièces principales (salon, deux chambres et cuisine). Ne reste plus qu'à décorer les sanitaires mais vu que je n'y passe pas l'essentiel de mon temps, mes séjours seront bien plus agréables car vivre au milieu d'un chantier n'est pas toujours idéal.

dimanche 17 septembre 2017

Image du bonheur !




Quel bonheur plus complet que celui qu'on ressent, un verre de limonade à la main, à contempler les flammes dansantes d'un feu de bois tout en laissant son esprit vagabonder des mérites de M. Macron aux avantages inouïs qu'offre la diversité alors que de douces effluves boisées viennent caresser nos narines ?

Eh bien personnellement j'arrive à en imaginer de plus intenses ne serait-ce que parce que mon goût pour la limonade est plutôt restreint. Et puis ces feux dans la cheminée dont rêvent souvent les citadins présentent bien des désagréments, même quand, comme moi, on est équipé d'inserts. D'abord qui dit feu dit bois et qui dit bois dit corvée de bois. Il faut se trimballer des bûches qui laissent toujours dans leur sillage des bouts d'écorce et autres saletés. De plus, qui dit feu dit cendres et qui dit cendre dit corvée de nettoyage de l'appareil de chauffage avec toute la poussière que cela occasionne. Il faut également se débarrasser de cette substance grisâtre.

C'est pourquoi je ne saurais envisager de ne me chauffer qu'au bois. Comme dans les zones rurales que j'habite, il n'y a point de réseau de gaz ma préférence va à l'électricité, dépourvue des inconvénients majeurs sus-mentionnés. De plus, pas de commandes à faire pas de stock à surveiller : le rêve. On m'objectera que la contemplation d'un radiateur électrique, même avec un verre de whisky à la main, n'est que moyennement favorable aux douces rêveries. Je l'admets volontiers. C'est pourquoi depuis mon retour en Corrèze je fais du feu... Juste une occasionnelle fantaisie agréable à l’œil et propre à rapidement réchauffer la maison en ce glacial septembre.

dimanche 10 septembre 2017

Cours de français

Un des nombreux attraits que présente Facebook est d'offrir l'occasion d'échanges fructueux avec des gens de qualité. Malheureusement, il arrive qu'exceptionnellement des trolls viennent troubler la fête. Il en est un, dont je masquerai par pitié le nom qui intervient systématiquement chez un "ami" pour y traiter tout le monde de raciste. Rien d'inhabituel à cela. Sa seule originalité est de le faire dans un français très approximatif. Le plus drôle est que l'énergumène (en cela il me rappelle certaine blogueuse-linguiste de tendance spartakiste) pense dominer syntaxe et vocabulaire et que partant, il se croit habilité à donner des leçons. 

 je vous fais juges :






Il est vrai qu'il arrive que certaines subtilités du français du siècle 21 m'échappent. Mais ce n'est là qu'une de mes impardonnables lacunes : 





Cependant, plutôt que de me jeter sur un dictionnaire,  je crois que vais consulter le manuel d'utilisation de mon nouveau véhicule car ses innombrables commandes et options vont sûrement exiger de longues heures d'étude :




lundi 4 septembre 2017

Une bonne nouvelle, enfin !

Les gauchistes des media, excusez le pléonasme, sont, comme leurs homologues du commun emplis de haine. C'est d'ailleurs pourquoi ils attribuent ce triste sentiment à qui ne pense pas comme eux, tant leur foi en l'uniformité des êtres est vive. Seulement, la haine a besoin d'un objet sur laquelle se déchaîner. On peut bien sûr la retourner contre soi-même. On ne s'en prive d'ailleurs aucunement. Seulement, une fois qu'on a bien haï ses racines et sa culture, ça a tendance à tourner en rond. Pour que leur haine ne perde rien de sa force et même se développe, elle a besoin de têtes de turcs. Elle s'en trouve donc : Bachar, Poutine et Trump occupent depuis belle lurette les premières places de leur haine-parade. Seulement, tout passe et tout lasse. On craint d'ennuyer. Il faut donc, de temps à autre, se renouveler. Il y aurait bien le terrorisme islamiste, mais, vu qu'il ne commet que des attentats sanglants, il se voit privé de haine comme jadis les mauvais parents privaient l'enfant turbulent de dessert.

J'avoue que je ressentais une certaine tristesse à voir ces belles âmes privées d'objet local : une fois éliminés Sarkozy et Fillon ils leur restait bien Mme Le Pen, mais vu le peu d'écho que rencontraient leurs diatribes anti-FN depuis des décennies, il était urgent de trouver un remplaçant digne de leur haine. Eh bien c'est chose faite !

Écouter d'une oreille distraite les débagoulages médiatiques de ces phares du politiquement correct que sont BFM, France Inter et France culture ne laissait aucune place au doute : ils en ont trouvé un et un beau ! Que ce soit « Passez donc bavasser quelques heures avec nous », « La chronique débile de l'éditorialiste détraqué », « Donnons la parole aux gauchos » ou « Poissonnerie et humanisme »,toutes les émissions politiques ne parlaient que de lui et pas en bien. Je veux parler, vous l'aurez deviné, de M. Laurent Wauquier. Jeune, brillant (major de sa promotion à l'ENA, reçu premier à l'agrégation d'Histoire, ministre à 32 ans) , plutôt bel homme, il ne manquait à cet énergumène qu'une caractéristique pour être haï de tout cœur : s'affirmer de droite. Pas la « droite humaniste »  des Juppé, Pécresse, NKM ou autre Raffarin qu'une vache socialiste aurait du mal à distinguer de son veau, non, la droite dure, celle que toute personne débordant de haine ne saurait supporter.

Ce malade mental devrait, sans coup férir, remporter la présidence de LR. Mais, si on en croit nos zélés commentateurs et la « droite rose », ce faisant il détruira son parti et par conséquent ne pourra ruiner la France qui, comme ils le savent, est, en profondeur, de gauche. Ça fait plaisir à entendre et ça rassure : Nozélites ont une nouvelle tête de turc et on ne saurait que s'en féliciter tant il est vrai, pour les haineux, « Qu'un ennemi détestable est une douce chose ».

jeudi 31 août 2017

Dans un environnement qui change, il n'y a pas plus grand risque que de rester immobile

Voilà ce que je me suis dit récemment, reprenant les mots du président Chirac qu'une éminente blogueuse spartakiste avait fait siens. Et pour ne pas rester immobile, rien ne vaut un véhicule. Quand on en possède un qui roule à vive allure, l'environnement n'en change que plus rapidement. Un véhicule, j'en possède un. Seulement, que voulez-vous, il vieillit, on se lasse... Quinze ans déjà ! Comme le temps passe ! M'est venue l'idée de le remplacer.

Choisir une automobile est chose délicate. Soit on dispose pour ce faire de quelques dizaines de milliers d'Euros, soit il faut se contenter d'une occasion. Pour moi, le choix de l'occasion s'impose. Vous me direz qu'aujourd'hui, pour une mensualité modique on peut bénéficier d'une voiture neuve. Certes, mais j'ai mes contraintes : mes diverses activités me contraignent à choisir un break de taille raisonnable afin de pouvoir transporter matériaux, ainsi que gravats et déchets végétaux lors de mes voyages à la déchetterie. Or les breaks de taille raisonnable présentent le défaut de n'être pas donnés. L'option leasing s’avérerait incompatible avec mes rentrées financières lesquelles après avoir longtemps stagné vont régresser grâce aux heureuses mesures du bon président Macron.

Lors je me mis en quête d'un véhicule spacieux, âgé de 10 ans au moins (pour cause de prix de la carte grise), d'un kilométrage permettant d'espérer qu'il puisse encore rouler un temps raisonnable sans se trouver sur les rotules. Quand on cherche, on trouve. Voici ma découverte :



Une Peugeot 407 SW munie de toutes les options dont peut rêver l'homme dont la raison tempère l'ambition. En dresser la liste complète lasserait le lecteur. Sachez simplement qu'intérieur cuir, GPS, aide au parking, climatisation multi-zone automatique, téléphone mains libres en font partie. On pourrait regretter qu'elle ne vide pas plus le lave-vaisselle qu'elle ne prépare le déjeuner ou ne promène le chien mais, au risque de me répéter, la raison me guide. Et tout ça pour la modique somme de 4500 € avant négociation* !

Le seul problème semble être de rencontrer son propriétaire en vue d'un essai. En effet, quand, voici 3 semaines, je lui proposai lui rendre visite, ce fainéant était en vacances. Est-ce que je prends des vacances, moi ? A son retour de vacances j'étais parti pour la Corrèze. Me voici de retour mais il me faudra attendre mardi pour contempler l'objet de mon désir. Espérons qu'il se montrera à la hauteur de mes attentes et que c'est à son volant que je roulerai vers ma verdoyante Corrèze.

* Eh oui, , n'en déplaise à l'ami Didier Goux, je suis de ceux qui négocient.

mercredi 30 août 2017

Des inégalités

Le monde se divise en deux catégories: ceux qui ont un abri de jardin à monter et ceux qui n'en ont pas.
Moi ; j'en ai un. Je dois donc le monter.


Le monde se divise en deux catégories: ceux qui ont une pioche et une houe et ceux qui n'en ont pas.
Moi j'ai ces outils, donc je creuse :


Le monde se divise en deux catégories: ceux qui ont une bétonnière et ceux qui n'en ont pas.
Moi j'en ai une, donc je bétonne :




Le monde se divise en deux catégories: ceux qui ont un tournevis cruciforme et ceux qui n'en ont pas.

Moi j'en ai un, donc je visse.




Le monde se divise en deux catégories: ceux qui ont un endroit adapté pour ranger leur barbecue, leur salon de jardin, leur barbecue, leur tondeuse et leurs outils et ceux qui n'en ont pas.

Moi j'en ai un, et je le prouve :




On pourrait aussi parler de ceux qui ont installé un splendide évier en inox dans leur cuisine en lieu et place de l'ancien en grès brun mais ce serait inutilement attiser les envies...

mercredi 23 août 2017

Meccano

Je rêvais d'avoir un Meccano. C'était de mon âge : j'avais dix ou onze ans. Seulement, à la maison les cadeaux n'étaient pas à la mode. Peut-être mes parents avaient-ils des poches en peau de hérisson ? N'empêche que je rêvais. Comment vins-je à apprendre que la maison Delespaul-Havez, en sa grande sagesse, proposait en échange de 1200 points DH une boîte de Trix, sorte de Meccano ? Je ne m'en souviens plus mais je l'appris. Le rêve était à portée de main ! Restait à trouver les fameux 1200 points, ce qui ne serait pas une mince affaire. Songez que le Carambar qui fit la fortune de cette honorable maison n'offrait qu'un point DH ! Au rythme où on m'offrait des bonbons, lequel était inexistant (toujours ce problème de poches!), avant de réunir les points requis, j'aurais largement quitté l'enfance...

Comme je ne pouvais me gaver de caramel, il fallait trouver autre chose. Alors commença une période assez longue où je passai ma vie, tête baissée, à regarder trottoirs et caniveaux dans l'espoir que de plus fortunés y aient, incivils, jeté les précieux emballages dont je découperais les points. Et cet espoir ne fut pas déçus. Que ce soit à Sartrouville ou en Bretagne, ma quête était variable mais rarement vaine. Je me souviens d'un jour de grand bonheur où j'aperçus, miracle ! , un emballage de tablette de chocolat produite par l'auguste maison et dotée de 20 points. Hélas, les miracles ne sauraient être quotidiens... Mais patience et longueur de rage finirent par payer : un jour j'atteins le nombre fatidique. Je plaçai mais bouts de papiers dans une enveloppe kraft, y joignis un mot stipulant l'objet de mon désir et attendis. Peu après, je reçus un colis venu de Marcq-en-Baroeul. Je l'ouvris et, sublime surprise, y découvris non pas une mais plusieurs boîtes de Trix ! Avaient-ils perdu la tête pour se montrer si généreux ? La responsable des cadeaux DH ne savait-elle pas compter ? Je me perdais en conjectures.

En repensant à cet épisode glorieux, je me dis qu'ému par tant de persévérance, le service cadeau avait souhaité m'encourager. A moins qu'une âme charitable ait souhaité, vu qu'une telle consommation de caramels entraînerait forcément un une obésité compliquée de diabète, agrémenter mes derniers jours... Toujours est-il que je me lassai vite du Trix. Je n'en avais pas assez pour réaliser des merveilles. Et la chasse au DH ne m'attirait plus.

N'empêche que j'ai fini par l'obtenir, mon Meccano ! Je viens même d'y jouer trois jours durant. 104 pièces à assembler grâce à 644 vis, boulons et écrous. Comme quoi tout vient à point à qui sait attendre. Et voilà le travail : 


samedi 19 août 2017

Ils n'auront pas ma haine !

Non mais quoi encore ? Je devrais donner ma haine comme ça ? D'abord de la haine je n'en ai pas alors comment pourrais-je en offrir ? La haine, c'est un sentiment fort, susceptible de pousser à nuire à autrui. Il m'est étranger. Je dois dire que je ne ressens aucun sentiment vis-à-vis des islamistes.

Voyons les choses en face : les terroristes islamistes sont des nuisibles. Je sais que tolérer voire aimer les nuisibles est très tendance. Le lion, le tigre, la hyène, le scorpion, etc. sont de mieux en mieux vus par mes contemporains. Pas par moi. Je ne ressens aucune haine à leur égard cependant. Aucune haine pour l'araignée qu'avale mon aspirateur. Aucune haine envers la guêpe ou le frelon que j'écrabouille ou les fourmis que je gaze à la bombe. Je n'aurais pas besoin de haïr une vipère pour lui faire regretter d'avoir croisé mon chemin. Il font leur boulot de nuisibles, je fais mon possible pour qu'ils ne m'emmerdent pas.

De même, je ne parviens pas à partager les mièvreries sentimentales qu'expriment les belles âmes à l'égard des victimes. Tous ces nounours, ces marches blanches, ces bougies, ces mots de sympathie, ces « Je suis ceci ou je suis cela », ces lâchers de ballons me lassent . C'est bien joli de se déclarer bouleversé à chaque nouvel attentat mais ça ne me paraît pas plus sérieux que de s'émerveiller chaque matin en découvrant qu'en mélangeant eau froide et eau chaude on obtient de l'eau tiède. Que croient les foules sentimentales ? Que la guerre se fait sans victimes ? Que les terroristes vont s'émouvoir de leur émotion ? Que la force est dans l’affliction ? Qu'en prétendant ne pas avoir peur ils vont impressionner les bourreaux ?

Face au loup sanguinaire on n'a pas à hésiter : on le détruit avant qu'il ne nous nuise. On n'essaie pas d'en faire un végétarien à coup de prêches lénifiants. Pas de pitié pour les impitoyables. Ceux qui recourent à la force ne verront dans notre émotion qu'une raison de plus pour mépriser notre décadence. J'écris cela sans haine aucune.

mardi 8 août 2017

Étranges découvertes

La vie du jardinier n'est pas exempte de surprises ! Figurez vous qu'hier j'ai découvert dans ma serre le curieux animal que voici :



Caché sous les feuilles d'un pied de courgettes il s'était fixé à la tige par ce que je suppose être sa langue. J'eus beau tirer dessus, il s'entêta à rester accroché à sa proie. Je coupai donc ladite langue à l'aide d'un couteau. Il semblerait que cette opération eût pour conséquence de tuer la bête vu que depuis elle ne bouge plus. Je suppose qu'il s'agit d'un serpent végan. Mesurant environ cinquante centimètres, il pèse neuf cents grammes. Je ne sais trop qu'en faire : l'empailler ? Le manger ? Est-il seulement comestible ? Mes recherches sur Google n'ayant été d'aucun secours, je serais reconnaissant à tout lecteur susceptible de m'apporter des informations sur ce reptile de me les communiquer. Merci d'avance !

Mais là ne s'arrêtèrent pas mes surprises. Depuis quelque temps j'avais remarqué qu'une certaine herbe tendait à envahir mes planches dédiées à la culture du chardon, du pissenlit, du chiendent et autres jolies plantes qui prospèrent sur les riches terres des collines. Vu qu'elles risquaient de nuire au bon développement de mes plantations, je décidai de les arracher. Ce faisant, c'est avec consternation que je m'aperçus qu'à leurs racines se trouvaient pendus des appendices plus ou moins difformes. Je les recueillis dans les deux seaux que voici :



Un voisin à qui je les montrai me les déclara comestibles et les nomma « poires de sol » ou quelque chose comme ça. Il me dit qu'on pouvait les préparer en purée, frites, bouillies, rissolées ou rôties. Seulement comment faire confiance à une personne qui ne sait pas ce qu'est une poire et qui semble croire qu'on en trouve sous terre ? Si vous avez des lueurs sur la véritable nature de ces choses, n'hésitez pas à m'éclairer !

vendredi 4 août 2017

Jusqu'où descendrons-nous ?

Je croyais innocemment qu'avec M. Hollande la France avait touché le fond. J'avais tort. Le triste spectacle qui nous est aujourd'hui offert dépasse, et de loin, les pires pronostics qu'auraient pu formuler les plus enragés Cassandre. Les Français, dans leur grande ânerie ont placé à la tête du pays un être qui y a autant sa place que votre serviteur dans un couvent de bonnes sœurs.

Car si, pour être élu, arrivisme forcené, démagogie et soutien des media peuvent suffire, ces « atouts » ne garantissent aucunement une quelconque capacité à gouverner. Nous en avons la quotidienne démonstration. Élu grâce à la disqualification orchestrée du candidat d'alternance, au rejet d'une compétitrice diabolisée et à une forte abstention M. Macron s'est empressé de nommer à la tête d'un ultra-provisoire gouvernement un renégat. Suivit une parodie de législatives qui fit qu'en se réclamant du pseudo-parti présidentiel un chien portant chapeau eût recueilli suffisamment de suffrages de la minorité qui condescendit à se déplacer pour siéger au Palais Bourbon. On eut droit à un gouvernement d'inconnus soutenu par des godillots si prompts à soutenir qu'il arriva que, n'ayant pas bien compris les consignes, il votassent massivement contre ce qu'ils devaient accepter.

Certes, comme M. Audiard le fit dire au personnage d'un film, « Un imbécile qui marche va plus loin qu'un intellectuel assis ». Seulement qu'on soit La République ou n'importe quel imbécile, être en marche n'a d'intérêt que si l'on se dirige vers un but, enviable ou non. On ne marche pas pour marcher. Or, tout ce qu'on peut constater après quelques semaines de cafouillages parlementaires divers et de déclaration ministérielles ou présidentielles ineptes ou contradictoires, c'est que ce but n'apparaît pas clairement. Certes, on finit de voter dans la confusion et la lassitude une loi supposée favoriser la moralisation de la politique mais qui, accessoirement, dans son article premier, tend à museler toute parole politiquement incorrecte. Certes, le gouvernement s'est vu autorisé à légiférer par ordonnances sur le droit du travail. Mais en dehors de réagir à chaud au pseudo-scandale Fillon à quoi sert une telle loi si ce n'est à flatter de manière démagogique les aspirations égalitaires du peuple ? Le gouvernement pourra promulguer des lois par ordonnances. En quoi consisteront ces lois ? La concertation organisée aura-t-elle le pouvoir magique d'amener la CGT à approuver une quelconque évolution des droizaqis qui sont l'alpha et l’oméga de son absence de pensée ? On peut en douter !

Je nous vois mal mais très mal partis avec un président dont l'omniprésence médiatique ne parvient déjà plus à masquer l'inexpérience et la vacuité de pensée au yeux d'un peuple pourtant plus abruti que jamais. Seulement, et c'est ça le pire, qui est à blâmer dans l'affaire ? N'importe quel intrigant ambitieux peut rêver du pouvoir. Des petits gars qui se croient rois des dieux, on tape dans un réverbère, il en tombe par dizaines. Si d'aventure l'un deux voit son rêve se réaliser, est-ce à lui qu'il faut en vouloir ou au peuple décérébré qui l'y a porté ? Le plus désolant dans les pitreries récentes n'est pas leur triste niveau mais le succès que leur a réservé le public.

J'ai de plus en plus l'impression que dans tous les domaines les occidentaux ont pris l'habitude et le goût de marcher sur la tête. Je crains que cela ne les mène, en tant que civilisation, à une fin prochaine. Je ne peux pas dire que voir mon pays mener la marche vers l'abîme me réjouisse.

samedi 29 juillet 2017

Du véganisme


Cette affiche m'a fait bien rire tandis que je traversais le Lot-et-Garonne l'an dernier


Le véganisme serait tendance. Et pour bien des raisons : d'abord parce que ce n'est pas bien de tuer de mignons animaux ensuite parce que l'obtention de protéines animales nuit gravement à la planète car elle épuise ses ressources. De tels arguments ne peuvent que toucher la sensiblerie des écolos amis des bêtes, c'est à dire de ce qu'une culture dégénérée produit de plus avancé (comme peut, justement, l'être une viande c'est à dire à la limite de la putréfaction). J'entendais ce matin un gentil végan narrer son évolution vers un véganisme pur et dur. D'abord, ami des animaux, il s'aperçut qu'il y avait une contradiction à en manger puis, petit à petit, la seule vue d'une boucherie lui devint insoutenable, enfin, parvenu au stade ultime de son chemin vers la sainteté, il montre à ceux qu'il voit manger de la viande des photos de petits animaux mignons. Bref un emmerdeur doublé d'un couillon.

Ce genre d'attitude me rappelle celle de certains anti-tabac du temps béni où l'on pouvait encore fumer au restaurant (je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître). Au début des années quatre-vingts, mangeant en compagnie de ma chère et tendre épouse dans un restaurant chinois de la rue Saint-Jacques, un brave jeune homme occupant la table voisine me pria d'éteindre ma cigarette car sa fumée le gênait. Un brin étonné de cette curieuse requête, je lui répondis par un élégant « J't'emmerde !» et l'affaire s'arrêta là. Et puis les choses ont évolué, on a d'abord parqué les fumeurs dans des salles spéciales, avant de ne plus les tolérer que dans des lieux ouverts. Nous verrons-nous un jour réduits à ne pouvoir consommer de la viande qu'à l'extérieur ?

Tout cela, comme les chemins qui mènent à l'Enfer part de bonnes intentions : quoi de plus touchant en vérité qu'un jeune agneau gambadant dans un pré ? Ne retrouve-t-on pas dans l’œil du veau les mêmes lueurs d'intelligence qui illuminent le visage d'un végan ? Quant au porcelet, une fois bien lavé, n'incarne-t-il pas de tout son être une pureté et une innocence rare chez l'humain ? Seulement, ces braves bêtes que leurs amis défendent avec la juste hargne du zélote, ont un défaut majeur, celui d'être les produits d'une domestication n'ayant pour but que de transformer des mammifères sauvages en producteurs de viande. Sans l'élevage en vue de satisfaire les tendances carnassières de l'homme pas plus de porcelets mignons que de tendres agneaux ou d'espiègles veaux. Ce qui, reconnaissons-le contraindrait les irréductibles carnassiers à chasser avec pour conséquence, vue la prolifération des humains, une rapide et totale extinction de leurs équivalents sauvages. Privés de leurs animaux chéris, les végans n'auraient-il pas, en ce cas, l'impression de s'être tiré une balle dans le pied ?

Ces âneries végétariennes ont pour origine un anthropomorphisme qui amène les âmes délicates à voir tant de points communs entre eux et l'animal que les manger reviendrait à une forme insupportable d'anthropophagie. On peut les comprendre : n'ont-elles pas l'intelligence du veau, l'imagination de l'agneau et l'élévation morale du porcelet ? Toutefois le végan s'alimente de végétaux. Oublieraient-il que le poireau, le chou, la patate, le soja sont des êtres vivants que l'on arrache, coupe, ou moissonne de manière brutale ? Au nom de quoi mettraient-ils fin à des vies qui, tout bien réfléchi, sont plus sereines que celle d'Aymeric Caron ? Quoi de plus aimable qu'un jeune poivron ? Quoi de plus émouvant qu'un petit cornichon ? Quoi de plus subtil qu'une betterave naissante ? On respecte TOUTES les vies ou AUCUNE.

Je conseillerais donc aux végans et autres âmes d'élite d'abandonner les légumes et céréales pour se nourrir uniquement de cailloux. En évitant bien entendu les roches calcaires, vu que celles-ci sont le produit de la sédimentation des coquillages et squelettes des micro-algues et animaux marins et reviendrait donc à manger du cadavre.

jeudi 27 juillet 2017

Vive le loup !

Depuis quelque temps, le loup se voit défendu bec et ongles par de braves gens qui lui trouvent toutes les excuses : l'animal serait craintif, doux, humble et discret. S'il lui arrive, exceptionnellement, de s'attaquer à des brebis, c'est simplement que les bergers français font mal leur boulot, s'équipent de chiens inadaptés, en gros sont des grosses feignasses imbéciles contrairement à leurs homologues italiens qui non seulement cohabitent avec ce canidé mais apprécient ses nombreuses qualités, lesquelles sont si nombreuses qu'en dresser la liste est une gageure que nous nous empresserons de ne pas relever.

On se demande bien pourquoi au fil des siècles l'homme s'est ingénié à l'éradiquer. Il faut dire que ladite éradication fut le fait de gens frustes et superstitieux plus enclins à croire aux légendes calomnieuses qu'à la douce vérité. Curieusement, ces êtres sans lumières se sont laissé persuader que le loup représentait un danger pour l'activité pastorale ! Il était temps que notre vingt-et-unième siècle naissant rétablisse la réalité comme il a su le faire dans bien des domaines sociétaux : le loup est l'ami de l'éleveur au même titre que les racailles de banlieue sont ceux de la police. S'il lui arrive de se montrer taquin envers les brebis, c'est par jeu. Certains verront dans les rares égorgements d'ovins qu'on lui attribue (souvent à tort) la vengeance d'un herbivore contrarié par des concurrents déloyaux. C'est faux. En fait, en supprimant les éléments les moins rapides ou les plus stupides d'un troupeau ce canidé participe à une sélection naturelle et, partant, à l'amélioration de la qualité des races ovines.

Et puis c'est bien connu, le loup ne hante que les montagnes où ils réguleraient la prolifération des cervidés dans les forêts ombreuses si d'inconscients pastoureaux ne venaient les y provoquer. Certains esprits chagrins vous diront que ces canidés ne sont pas plus montagnards de nature que ne le sont les Druzes ou les Kurdes et que s'ils se sont trouvés réduits à choisir cet habitat c'est que, comme les peuples du Proche-Orient susmentionnés, les gens des plaines les y ont contraints. Ce qui expliquerait pourquoi le terme occitan « loup » a supplanté en pays d'Oil celui de « leu » vu qu'il fut plus facile d'éradiquer cette pauvre bête dans les plaines du Nord que dans les montagnes du Sud. Admettons que ce ne soit pas entièrement faux. Ce serait une bonne nouvelle ! Ainsi on pourrait réintroduire le loup partout.

S'il y a un endroit où le loup serait le bienvenu, c'est en notre belle capitale : en effet, il y compte de nombreux amis, lesquels, a la différence des paysans abrutis des siècles passés, ont une conscience pleine et entière des douces mœurs de la bête et lui réserveraient l'accueil chaleureux qu'il mérite. Cette réintroduction ouvrirait la voie à celle du vibrion cholérique et du Yersinia pestis auxquels les siècles ténébreux qui ont précédé nos temps de clarté ont calomnieusement attribué des ravages imaginaires.

jeudi 20 juillet 2017

Pour le JMU (Jacques Martin Universel)

Le bac est mort. Il ne sert plus à rien. Ce qui était le premier grade universitaire n'assure plus, vu le niveau de certains lauréats, que l'on ait un niveau permettant de suivre un quelconque enseignement supérieur. Du fait du tirage au sort, une brêle totale et non motivée a autant de chances de voir ses vœux réalisés qu'un élément brillant qui rêve d'être accepté dans une filière où il aura la capacité de réussir. Dans ces conditions, à quoi bon avoir un bac avec mention très bien ? A quoi bon avoir un bac tout court ?

Puisque le temps est aux économies, la suppression pure et simple de cet examen où il faut vraiment mettre du sien pour ne pas être reçu (87,8% de réussite cette année!), me semble s'imposer. De plus, ce faisant, on épargnerait aux correcteurs la souffrance que provoque en eux la correction de copies ineptes auxquelles ils se voient contraints de donner des notes « acceptables ». La nature ayant horreur du vide, il faudrait cependant le remplacer par un diplôme, un certificat ou quelque chose. C'est pourquoi je proposerais qu'on décerne à tout élève ayant plus ou moins suivi un cycle d'études secondaires relativement complet le JMU.

L'idée m'est venue en me souvenant de l'émission qu'animait il y a quelques lustres déjà le regretté Jacques Martin. Elle s'appelait l'École des fans et permettait à à des enfants de venir faire étalage de leur talent (et plus souvent de son absence) en chantant les chansons de la vedette invitée. C'était aussi l'occasion pour eux de sortir quelques âneries du genre « mot d'enfant »en réponses aux questions du Grand Jacques, ce qui provoquait l'hilarité du populo. A la fin de la compétition et quelle qu'ait été la valeur de leur prestation l'animateur déclarait que tout le monde avait gagné. Les similitudes entre les résultats de cette « École des fans » et du bac 2017 sont, vous en conviendrez, frappantes.

L'unique épreuve du « Jacques Martin Universel » (ou JMU) consisterait donc, après un entretien d'une ou deux minutes donnant au candidat l'occasion de proférer quelques conneries, à chanter une petite chanson dont la connaissance des paroles comme de la musique pourrait n'être qu'approximative. Et à la fin, tout le monde aurait gagné. Ainsi, une classe de trente élèves pourrait obtenir son JMU en 150 minutes (soit 2 heures et demie). Bien entendu, le jury serai composé des enseignants des impétrants. Économie de temps et de moyens, le JMU ne présente que des avantages !

Ensuite l'entrée dans le supérieur,en cas de demandes trop importantes dans certaines filières se ferait par tirage au sort comme maintenant. Simple et efficace, non ?

Certains m'objecteront que les étudiants ainsi recrutés risqueraient de connaître les affres de l'échec dans le supérieur. Ce serait cruel et pour tout dire insupportable. Une réforme audacieuse pourrait éviter ce risque. Plutôt que des examens sélectifs, l'Université pourrait décerner des JMU+3, +5 et +8. Il suffirait pour les obtenir de chanter 4, 6 ou 9 chansons...

mercredi 12 juillet 2017

Le paquet à 10 €

Dans sa grande sagesse, le gouvernement envisage de porter le prix du paquet de cigarettes à 10 Euros. Il faudrait y arriver au plus tôt, afin, selon la ministre de la santé que nous connaissions la première génération sans tabac. Ce qui fait preuve d'une profonde méconnaissance de l'histoire vu que jusqu'en 1560 cette plante était inconnue en notre beau pays. On peut donc penser qu'entre Cro-Magnon et la reine Catherine (de Médicis) un certain nombre de génération ont pu faire l'expérience d'une vie sans l'herbe à Nicot. Mais passons.

De plus, rien ne prouve que le paquet à 10 € aura pour conséquence de dissuader les fumeurs. Il se pourrait même que le principal résultat de l'opération soit une augmentation de la contrebande et du marché frontalier. Comme le montre cet intéressant article, la courbe des saisies de tabac des douanes a tendance à suivre celle du prix du paquet et même à la devancer puisque depuis 2005 les saisies ont plus que doublé tandis que le tarif des 20 cigarettes n'augmentait que de 40 %. Certains optimistes se diront que les douaniers sont de plus en plus futés, les réalistes penseront que c'est plutôt à cause de l'augmentation de ce trafic.

Sans tomber dans l'illégalité, le paquet à 10 € favorisera le tourisme. Je me prendrai comme exemple. Si le Normand d'adoption que je suis se trouve loin de toute frontière, lorsque je me transforme en Corrézien à temps partiel je ne suis plus qu'à environ 450 km de la frontière espagnole. En ce pays d'inconscients où l'on devrait fumer comme des pompiers, on peut acheter un paquet de cigarettes menthol longues pour 4 Euros 25. Ce qui ferait une différence de 5,75 € avec notre prochain tarif. Comme en sa grande sagesse l'UE nous autorise à acheter 4 cartouches soit 40 paquets, l'économie est de 230 €. Elle peut augmenter grâce à l'achat d'alcool (10 litres autorisés) et de quelques denrées goûteuses et d'un prix avantageux. Admettons qu'on parvienne à une économie totale d'environ 300 €. Les frais de carburant ne se montant qu'à environ 100 €, je peux donc m'offrir une nuit dans un hôtel correct et un repas décent tout en restant bénéficiaire. Sans compter que je pourrais aussi faire étape chez mes connaissances du sud, mêlant ainsi l'utile à l'agréable. Le paquet à 10 € poussera donc de plus en plus de gens à aller se ravitailler à l'étranger, même quand ils en sont relativement éloignés.

Admettons que le paquet à 10 € atteigne le but visé. Plus un paquet de cigarettes ne se vend. Or, si on en croit les chiffres qu'on trouve ici ou là, en France se vendraient 45 milliards de cigarette par an soit 2,25 milliards de paquets. A raison, au prix actuel, d'un bénéfice de 5€ par paquet, l'état connaîtrait un manque à gagner de 11,25 milliards d'Euros par an. Qui paierait ? On avancera que la santé s'améliorant, on économisera en soins. C'est possible, seulement, ces effets ne seront visible qu'à moyen terme et les anti-tabac devront dans un premier temps mettre la main à la poche. Sans compter qu'à terme les 73 000 victimes annuelles du tabac vivront 7 ans de plus avec l'incidence qu'on peut deviner (et même chiffrer) sur la comptabilité des organismes de retraite.

Bien entendu, personne ne pense que cette augmentation fera renoncer les fumeurs à la cigarette. Il s'agit simplement de faire semblant d'agir, de se faire un peu de vent sous la queue, au risque de voir les rentrées fiscales diminuer tout en voyant se maintenir les frais médicaux engendrés par le tabac. En résumé, une vraie mesure socialiste.

lundi 10 juillet 2017

Une loi, vite !

Comme moi, il vous arrive de rechercher sur le Net tel ou tel objet ou appareil, que ce soit un plug anal, un inter-rossiteur ou une paire de moufles. Mes recherches portent essentiellement sur des matériaux ou des outils afin de me mieux livrer à mes passions dévorantes. Et que remarquons-nous ensuite ? Que les objets de nos recherches apparaissent immédiatement en publicité où que nous allions sur le réseau. Je ne dis pas que cela soit inutile. Il est bon de rappeler au consommateur distrait ce qu'il devrait acheter afin d'accéder à la parfaite félicité. Seulement, il y a quelque chose qui cloche là-dedans.

Récemment, mes recherches ont porté sur un chargeur de batteries lithium-ion et un broyeur de végétaux. Elles furent si fructueuses que j'en passai bien vite commande après de MM. Cdiscount et Amazon (dont on ne vantera jamais assez l'efficacité des services sauf quand ça foire complètement.). Ces précieux appareils me furent livrés avec une célérité remarquable et j'ai pu, émerveillé, en vérifier l'efficacité. Seulement, les pubs continuent de m'apparaître, comme continue d'apparaître celle d'un abri de jardin qui depuis plusieurs mois attend patiemment que je le monte dans mon garage corrézien*. Qu'attendent au juste ces fournisseurs ? Craignent-il qu'étourdi, j'ai oublié qu'il me fallait au moins deux exemplaires de chacun de ces achats ?

Quoi qu'il en soit, ces pubs sont agaçantes et malvenues. Il serait donc urgent que, lorsqu'on a fait l'emplette de l'objet désiré, le vendeur le signale à M. Internet afin que celui-ci cesse de nous importuner avec des publicités qui ont cessé d'être ciblées. Ça ne lui prendrait guère de temps. Seulement, le laisser-aller régnant n'encourage pas la courtoisie. Peut-être faudrait-il légiférer sur le sujet, offrant ainsi à notre vénéré président une nouvelle occasion de démontrer qu'on peut à la fois être jupitérien, changer de place lors d'une photo afin de se trouver auprès du plus puissant des dirigeants et se montrer à l'écoute des aspirations profondes de son peuple.

* Soyons clair : il n'est aucunement question que je le monte DANS MON GARAGE qu'il ne ferait qu'encombrer, il s'agit simplement de l'endroit où je l'ai entreposé en attente de son montage.

dimanche 9 juillet 2017

Au pied du mur...

Tandis que j'astiquais ma Kalachnikov en vue d'un repas de famille, ma pensée se mit à errer. Et, rêvassant, il serait étonnant qu'on ne rencontrât pas au hasard d'un coq à l'âne l'immense figure du président jupitérien. Vous savez, celui dont Dieu à fait le généreux don à une France qui ne le mérite pas, l'homme à la pensée si complexe que les journalistes, et encore moins le peuple ne sauraient en saisir les subtilités, M. Macron puisqu'il faut l'appeler par son nom.

Et je me disais que cet être surdivin, ben pour l'instant, à part enfiler des conneries, il n'avait pas fait grand chose. Bien sûr après son relatif triomphe aux présidentielles, ils s'était vu offert par une très relative majorité de Français un parlement godillot. Bien sûr, il ne tardera pas à édicter des ordonnances qui seront bien vite entérinées. Bien sûr, si on en croit les media, il a, entre autres, terrassé Poutine, subjugué Trump, mis au pas les chinois, étonné l'Univers. Mais tout ça, c'était plutôt facile, non ? Car pour l'instant les pilules du bon docteur Macron, personne ne les a encore avalées. Passeront-elles comme lettre à la poste ?

Sans vouloir paraître pessimiste, je crains que non. Viendra un jour où droite et gauche lui tomberont sur le paletot. La CGT avalera-t-elle sans problèmes certaines de ses mesures ou bien se lancera-t-elle dans une de ces actions propres à paralyser l'économie dont elle est si friande ? On peut en douter. Les riches retraités (1200 € par mois ! Que font-ils de tout cet argent?) se laisseront-ils tondre sans broncher ? Je crains que non. A être ni de droite ni de gauche ou, plutôt, à aller de droite à gauche, plutôt que de rassembler on risque de mécontenter tout le monde !

Vous me direz que tout président tentant de réformer ce pays se trouverait confronté aux diverses forces d'inertie qui le parcourent. C'est même pour cela qu'à part des âneries sociétales qui ne touchent pas leur porte-monnaie ses prédécesseurs se sont bien gardés de trop mécontenter les Français par de nécessaires réformes. M. Macron, volens nolens, se trouvera donc confronté, au cas où il tenterait d'appliquer son programme, à de violentes oppositions. Et c'est au pied de ce mur qu'on verra le Macron : c'est face aux conflits qu'on mesure le jupitérien. S'il veut, contre vents et marées, réformer, il lui faudra la poigne d'une Maggy Thatcher. L'aura-t-il ? Bénéficiera-t-il alors d'un soutien populaire suffisant pour faire front ? J'en doute. Le temps des enfilades d'âneries et de la domination mondiale passé, s’avérera-t-il à la hauteur ? Nous ne devrions pas tarder à le savoir.

Pour l'instant, rions avec (ou de) lui. Hier, lors de son discours au G 20, notre superdivin chef adoré a établi un lien entre le changement climatique et le terrorisme. Ça, c'est frappé au coin du bon sens ! On ne peut que l'approuver si l'on pense qu'on ne saurait résoudre les problèmes d'embouteillages à Romorantin sans s'être conjointement attaqué à celui de l'industrie du lacet dans la basse vallée de l'Adour.

samedi 8 juillet 2017

Mars


Ce matin, intrigué par un de ces tests qui rendent Facebook fascinant, je cliquai sur « Ce que les journaux disent de toi » et à mon grand dam voici ce que je découvris :


Moi qui voulais que ce ou plutôt ces voyages demeurassent secrets ! En effet, à la différence de M. Thomas Pesquet qui nous bassina récemment avec son excursion à 450 km de la terre, je suis un véritable mais modeste explorateur interplanétaire. Ce guignol qui nous a fait une pendule à treize coups sous prétexte qu'il avait passé quelques semaines dans l' « espace » me hérisse. En fait-on tout un plat quand un Parisien se rend à Brest ou à Strasbourg ? Pourtant il est plus éloigné de son point de départ que Môssieu ne l'a jamais été de la terre ! Mais passons.

Le manque de régularité des parutions d'articles sur ce blog s'explique, je peux bien l'avouer maintenant qu'un importun a vendu la mèche, par les quelques séjours que j'ai effectués sur la Planète Rouge. Un jour que je ne savais trop quoi faire, j'entrepris d'adapter mon break Focus aux voyage interplanétaire. Les quelques modifications nécessaires comprenaient, évidemment, l'installation d'un Inter-rossiteur capable d'assurer la transpérambulation de l'anti-matière pseudo-cosmique (Merci, Robert Rankin !). Je n'en dirai pas plus. Après une matinée de travail, ce fut chose faite. Je pris un repas léger et ensuite la direction de Mars vers treize heures. Le voyage devant, selon mes calculs, durer environ six heures, cela me permettait d'y arriver pour l'heure de l'apéro.

Je parvins à destination à l'heure prévue. Ma première impression fut assez défavorable, car, si le whisky était acceptable, on l'y sert sans glaçons. En effet les Martiens ont une technologie plutôt rudimentaire et sont incapables de faire geler l'eau, ce qui n'a rien d'étonnant de la part de gens qui se déplacent en soucoupes. En revanche, la cuisine et les vins y sont tout à fait remarquables et les portions généreuses. Une des choses qui me surprit le plus fut que, contrairement aux observations des ufologues, Mars n'est pas seulement peuplée de petits hommes verts. En fait, seuls les jeunes sont de cette couleur. Mûr, le Martien tourne à l'orangé puis au rouge, comme le font les tomates. Les voyages formant, comme on sait, la jeunesse, ce sont les gamins qu'on envoie faire un tour sur terre. Ce qui explique la bévue de nos scientifiques quant à la couleur et à la stature de nos voisins lesquels sont, comme vous et moi, de taille parfaitement normale. C'est pourquoi, grâce à ma couperose, j'ai pu passer sans problème pour un gars du coin. Les femmes, bien que très portée sur la bagatelle, y ont, tout comme les hommes, une haleine de chacal, ce qui me découragea d'entamer tout badinage.

Je dois dire qu'en dehors des plaisirs de la table, un séjour sur Mars présente peu d'intérêt. Les paysages sont d'une monotonie atterrante : pas plus de relief que la Beauce. Les champs de betteraves rouge, de tomates, de poivrons, de cerises, de groseilles ainsi que la prédilection du Martien pour les animaux à poil roux expliquent le surnom de la planète. L'architecture rappelle celle de Bezons. Quant à la télé, c'est la cata : les chaînes y passent pratiquement en boucle les équivalents locaux de La vache et le prisonnier, Où est passée la 7e compagnie, La Grande vadrouille ou des chefs-d’œuvre de Bergman. Pour ce qui est des infos, RAS vu qu'il ne se passe jamais rien de bien nouveau. L'ennui s'installe d'autant plus vite que le martien est totalement dépourvu d'humour et sa conversation soporifique. Comme on pouvait s'y attendre, les Martiens parlent un Français assez pur mais avec un fort accent béarnais qui rend parfois sa compréhension difficile. Ce qui n'est pas grave vu le manque d'intérêt des paroles prononcées. C'est pourquoi, j'ai décidé, après mon troisième voyage de ne plus y mettre les pieds.

Je ne saurais donc trop déconseiller une escapade vers cette planète surtout aux bricoleurs maladroits qui, ayant mal réglé leur inter-rossiteur, risquent de se retrouver sur Vénus ou Saturne où on s'emmerde encore plus. En dehors de la gastronomie, le seul véritable intérêt de ce séjour est qu'on n'y parle pas de M. Macron dont on ignore jusqu'à l'existence. Mais, bon, vu qu'avec des boules Quies on peut échapper aux discours du Président Jupitérien, est-ce que ça vaut le voyage ?

vendredi 7 juillet 2017

Un seul être vous manque etc.

Treize jours sans le moindre mot de billet. Ça ne s'arrange pas ! Mais j'ai une excuse, au moins pour ces derniers six jours : en effet, ma fille est venue passer des vacances en ma compagnie, avec pour effet de perturber ma routine mais de manière agréable.

Tout en respectant son besoin de repos, le séjour fut actif : visite des haras de Saint-Lô et du Pin, d'une abbaye, d'une ville médiévale (Domfront), du marché aux bestiaux (moutons et veaux) de Sourdeval. Poissons ou saucisses grillés au barbecue, pommes de terre nouvelles du jardin sautées au beurre, petits artichauts de la même provenance, fraises, framboises et grains de cassis grappillés au même endroit :  les papilles furent à la fête. Pour une fois, le temps consentit à mettre du sien et démontra que les collines connaissent des jours sans pluie ni neige ni grésil et que l'été n'y est qu'en partie une légende que se plaisent à évoquer les vieux à la veillée. De longues conversations vespérales ne furent pas le moindre piment de ce trop court séjour. Visiblement ravie, ma fille est partie hier, prenant le train à la gare de Vire.

Et me voilà de retour à ma routine de solitaire à temps partiel. Certes, comme elle le souligna, ça n'a pas que des inconvénients : on peut, entre autres choses, se promener de nouveau nu dans la maison, des plumes de paon fichées dans le cul,  en imitant la démarche du coq... Hélas, cet innocent passe-temps n'est pas de ceux que je pratique aussi cette aimable suggestion ne sut pas dissiper le vague à l'âme qu'occasionna son départ.

Surtout que ces vacances sont peut-être les dernières passées seul à seul en sa compagnie à cause de son prochain mariage. Ainsi va la vie.

samedi 24 juin 2017

Ils ont un métier facile !

Les 29 et 30 janvier de l'an de disgrâce 2015 (depuis quelque années, la disgrâce est devenue la règle) , je publiais deux articles sous le titre « Pauvres députés ! ». J'y évoquais la longue et pénible ascension qui, hors parachutage, mène à la députation et à la lourde tâche de voter les lois de notre chère (au sens de « coûteuse ») république.

Mais ça, c'était avant. Adieu aux députés blanchis sous le harnois ! Les temps ont changé ! C'est aussi simple que de devenir président ! Inconnu hier, élu aujourd'hui ! Des centaines de nouveaux visages vont apparaître sur le trombinoscope du palais Bourbon. Certains de ces élus ont fait le buzz sur l'Internet : des vidéos les montraient bafouillant, répondant à côté de la question, bref laissant un brin sceptique quant à leur capacité à légiférer. Vaines inquiétudes ! En effet, j'apprends ce matin qu'afin de palier les éventuelles insuffisances de nos nouveaux élus , dans sa grande sagesse, le mouvement LREM organisait, ce week-end, un séminaire de formation de... ...deux jours !

Depuis que Dieu a fait don à la France d'un président thaumaturge, plus rien n'étonne. Mais là j'avoue en rester comme deux ronds de flan ! En deux jours, on va transformer des néophytes en pros. Vous en connaissez beaucoup de métiers dont on maîtrise ne serait-ce que les rudiments en deux jours ? Vous monteriez dans un avion dont le pilote ignorait tout de l'aéronautique deux jours plus tôt ? Vous achèteriez les remèdes d'un laboratoire dont les pharmaciens ont été formés en deux jours ? Vous confieriez la gestion de votre patrimoine à un notaire qui avant-hier était marchand de peaux de lapins ? Pour exercer la noble profession de charcutier, il vous faut passer un CAP ou un BEP soit trois ou quatre ans de formation. Pour le CAL (Certificat d'Aptitude à Légiférer), quarante-huit heures suffiraient-elles ? Il faut croire que oui. Ce qui reviendrait à admettre que n'importe quel con est en mesure de voter les lois.

J'en suis à me demander si le casting des candidats LREM (La République d'Emmanuel Macron) n'a pas été mené de manière à recruter de parfaits incapables à qui on ne demandera pas d'élaborer des lois mais simplement de voter les textes présentés par les techniciens qui savent. Peut-être ai-je mauvais esprit ?