..Toi qui entres ici, abandonne tout espoir de trouver un contenu sérieux. Ici, on dérise, on batifole, on plaisante, on ricane.

dimanche 10 décembre 2017

Le lave-vaisselle




Parmi les animaux qui peuplent la cuisine, le lave-vaisselle est, après le mulot, le plus redoutable. Au premier abord il semble plutôt agréable et de bonne compagnie. En effet, il permet de conserver à la cuisine un certain ordre en dissimulant assiettes, plats, verres couverts et autres ustensiles qui, s'ils s'étaient entassés sur le plan de travail ou dans l'évier auraient fini par faire négligé. Seulement, l'animal a un grand défaut : il s'emplit vite et une fois plein on n'a pour toute solution que celle de le faire tourner car tasser la vaisselle à tendance à la briser. Il fait donc son travail et plus ou moins longtemps après il annonce à coups de Bip-bips hargneux que sa mission est terminée. Pour cette raison, pas question pour moi de le faire fonctionner de nuit car le bougre me réveillerait.

Après avoir ouvert la porte pour éviter que la vapeur qu'il contient ne se condense sur son contenu et avoir attendu que ce dernier refroidisse il faut bien se résigner à s'attaquer à l'une des corvées les plus redoutables auxquelles l'homme (au sens générique car, me dit-on, certaines femmes s'y verraient elles aussi contraintes) soit soumis : le vider. Certes, on peut retarder ce moment. Mais une trop longue attente aurait pour effet de voir la cuisine bien vite encombrée de vaisselle sale ce qui est insupportable à tout homme sérieux. La mort dans l'âme, on se résigne donc à vider l'animal, tâche harassante qui, à moins que l'on ne soit Vishnou, implique moult aller-retours, bras chargés, entre le monstre et les divers tiroirs, placards et buffets où se range son contenu. Mais là n'est pas le pire : dès que l'on a terminé d'évacuer la vaisselle, on commence à le charger à nouveau avec au bout du compte la perspective d'un renouvellement de l'abominable corvée.

Curieusement, il est rarement fait mention dans la littérature moderne des affres dans lesquels le lave-vaisselle plonge l'être humain. Rares sont les éloges funèbres où parmi les hauts faits du défunt soit cité l'abnégation ou le zèle avec lequel il s’acquittait de cette tâche. A ma connaissance nul n'a jamais reçu la moindre décoration pour avoir accompli pareil exploit. Et pourtant...

La solution serait que soit mis au point un système d'auto-vidage et de rangement automatique dont on équiperait l'animal. Seulement qui y travaille ? On préfère faire des recherche sur la voiture qui se conduit toute seule ! Ce qui démontre, s'il en était besoin, la futilité de notre société mercantile. On pourrait aussi envisager de former un corps municipal, départemental ou national de videurs qualifiés qui iraient de logement en logement accomplir cette tâche mais, plutôt que de s'attacher à résoudre les vrais problèmes, les élus préfèrent traiter des questions secondaires. Pauvre France !


mercredi 6 décembre 2017

R.I.P. ?





Je vais me montrer d'une originalité folle. Vu que depuis quelques jours je ne me tiens pas au courant des « actualités », c'est par facebook que je viens d'apprendre la mort du grand, de l'immense Johnny. Dire que je m'en trouve atterré serait faux. La nouvelle n'a rien d'une surprise. La récente visite de ses proches ne laissait rien augurer de bon. De plus, j'ai bien du mal à pleurer les morts. Pour des raisons qui me sont propres, je ne considère pas la mort comme un drame mais comme un événement fatal, au sens propre, qui s'inscrit logiquement dans l'ordre des choses.

Mais n'empêche...

Depuis des décennies, sans en être à proprement parler un fan (je ne me suis jamais coiffé comme lui pas plus que je n'ai porté de T-shirts à son effigie ni n'ai assisté à aucun de ses concerts),  j'ai beaucoup apprécié ce chanteur. Et en cela j'étais un cas rare dans le petit milieu pseudo-intellectuel que je fréquentais dans ma jeunesse. On l'y accusait d'être un âne bâté, de ne sortir que des conneries, etc. Je n'ai jamais bien compris ce genre de jugements. Ce que j'aimais, c'était le chanteur. Je ne comptais pas plus sur lui que sur quiconque pour imprimer un tournant philosophique à ma pensée. D'ailleurs, est-ce que je pense vraiment ? Qui eut songé à reprocher à M. Einstein de ne pas très bien chanter Gabrielle (anachronisme) ? Chacun son métier et les vaches seront bien gardées.

La première chanson de lui qui m'a marqué, fut Les portes du pénitencier, j'ai trouvé sa version bien supérieure à l'originale des Animals. Et ensuite, il y en a eu des dizaines. A quoi bon en dresser la liste, vu qu'elle est déjà inscrite dans la tête et le cœur de tout un pays ? Disons simplement que les albums écrits par Berger puis Goldman m'ont laissé un souvenir inoubliable et alimenté mes rêveries plus ou moins glauques en un temps où dans ma tête il faisait gris.

Johnny vécut en rocker, du moins l'essentiel de sa vie. Ce qui est normal pour un rocker ne l'est peut-être pas pour un sous-chef de bureau au ministère des affaires rapiécées. Il fut fidèle à sa légende, aima les femmes, fit et adopta des enfants, but comme un trou, fuma comme un pompier, prit des substances, bref, comme chacun d'entre nous, il mena sa barque comme il pouvait. S'il existe une autre vie, je la lui souhaite heureuse au paradis des rockers lequel doit bougrement différer de celui des sous-chefs de bureau. Qu'il y repose en toute folie !

samedi 2 décembre 2017

Du complot "républicain"

J'adore les théories du complot. Plus elles paraissent absurdes, plus elle me plaisent tant il est vrai que non seulement on nous cache tout mais que le peu qu'on condescend à nous dire est falsifié. Heureusement pour nous, des esprits moins influençables que la normale sont là pour nous ouvrir les yeux. Sans eux qui saurait que Napoléon était une femme, que Jeanne d'Arc était payée par les Anglais, que New-York ne compte que 27 habitants (le reste étant des figurants venus de divers états), que c'est Eve qui a poussé le serpent à manger la pomme et non le contraire, que Pinocchio, loin d'être de bois, a eu une nombreuse descendance, que le communisme n'a en tout et pour tout fait qu'une victime (Si tant est qu'on puisse qualifier de victime une personne morte de plaisir un écoutant un discours de Staline) ou que le principal titre de gloire de Louis XIV était sa capacité à décapsuler les bouteilles de bière avec les dents ?

Il se trouve que des recherches approfondies m'ont permis de découvrir que M. Macron N'EST PAS président de la République Française et cela pour une raison bien simple : la France n'est pas une république. En fait, il n'y a pas plus eu de révolution en 1789 que de tsars en Russie. Certes des États Généraux ont bien été convoqués cette année-là. Seulement, loin d'être bonasse comme s'est plu à le décrire l'histoire officielle, Louis XVI n'était pas homme à se laisser asticoter par des jean-foutres. Quand les députés du Tiers-État ont commencé à faire leurs malins, il y mit vite le holà en les faisant fusiller jusqu'au dernier. Puis il réfléchit. Il semblait que certaines grandes gueules avaient tendance à critiquer la monarchie de droit divin et que de sinistres crétins les écoutaient. Ils voulaient de la république ? On allait leur en donner ! Et de la belle ! C'est ainsi que commença ce complot qui perdure depuis maintenant 228 ans.

Des acteurs et des figurants furent engagés pour offrir au bon peuple des spectacles d'émeutes, des simulacres de décapitations, de fausses rivalités entre divers courants républicains, etc. Relayées par une presse servile (pléonasme) et les colporteurs, ces « nouvelles » persuadèrent les provinciaux qu'ils étaient en république et tout le monde fut content. Les Vendéens et autres « chouans » furent chargés, en prétendant se révolter contre le nouveau régime, de donner plus de vraisemblance à ce dernier. Mais les Français se lassent vite et conscient de cela, Louis XVI suscita Napoléon (une copine d'école de sa cousine Mauricette, cf. supra).

Hélas, en 1814, le roi et sa famille furent victimes d'un stupide accident de la circulation (le carrosse royal, pour des raisons inconnues explosa au moment où le dauphin déballait le cadeau que lui avaient offert ses oncles à l'occasion de la Saint Ravachol). Son frère décida de rétablir le régime monarchique et pour ça déclencha une pseudo-guerre européenne afin de justifier le départ de Napoléon laquelle se reconvertit avec un certain succès dans la restauration (finesse !). Histoire de ne pas décevoir le goût immodéré de ses sujets pour le changement, Charles X chargea en 1830 un de ses cousins de prétendre fonder un nouveau régime .

Dix-huit ans plus tard, Charles XI rétablit la république puis un nouveau Napoléon (c'était un instable!). Son fils, Louis XIX accéda au trône en 1870 et décida, suite à à un simulacre de guerre avec le roi de Prusse, de rétablir une bonne fois pour toute la république car, à la différence de son père, il avait horreur du changement. La monarchie ne s'en porta que mieux. De temps en temps, on élut un président fantoche qui inaugurait les chrysanthèmes, ce dont tout le monde était ravi.

Les rois successifs, afin de rompre un peu la monotonie, décidèrent parfois de donner à la république un nouveau numéro sous les prétextes les plus divers. Suite à la seconde guerre mondiale (qui n'eut pas plus lieu que la première) on passa à la quatrième. La cinquième naquit du désir qu'eut le roi Charles XV de distraire ses sujets en leur offrant pour pseudo-président un général portant le même prénom que lui et dont la taille inhabituelle, le grand nez et la manie de lever les bras en criant d'une voix bizarre « Vive la France » surent un temps amuser les foules. Suivirent quelques insignifiants qui parvinrent à divertir le peuple avec plus ou moins de succès mais surtout à leur faire oublier le joug de plus en plus lourd que faisait peser sur leurs épaules la monarchie.

Voilà. Vous savez tout.

vendredi 1 décembre 2017

Elle est revenue cette saleté !

Ne nous méprenons pas : il ne s'agit pas de quelque gourgandine qui, après m'avoir séduit puis abandonné, serait, à l'instar de la Pomponnette de Pagnol, revenue vers moi. Non, je veux parler de cette chose infâme et blanche qu'un ciel cruel fait tomber sur la terre et qui recouvre routes et chemins de son froid manteau, la neige puisqu'il faut l'appeler par son nom.

Tout petit déjà, j'en avais une sainte horreur. Oh, j'en ai bien fait, comme tout enfant, des bonhommes. Que celui qui n'a jamais péché me jette la première boule. Mais vu que j'ai horreur du froid (comme des trop fortes chaleurs) et qu'il est rare qu'il neige par temps doux, mon enthousiasme était pour le moins modéré devant la poudreuse. Les batailles de boules de neige ne m'ont jamais inspiré non plus. Recevoir en pleine figure un projectile glacé ne m'a jamais séduit et cela d'autant moins que certains camarades d'école avaient, histoire de se fendre la gueule, une fâcheuse tendance à placer un caillou au milieu de leurs missiles. C'est qu'on savait déjà rire dans le bon vieux temps !

Pour moi, les sports d'hiver devraient être la sévère punition qu'on inflige à des délinquants multirécidivistes. Quand je pense que certains sont prêts à payer pour descendre des pentes neigeuses qu'il s'empressent de gravir à nouveau en vue d'une nouvelle descente et dans l'espoir souvent déçu de se casser une jambe ou à défaut un bras ou la colonne vertébrale, ça me laisse pantois.

Donc elle est revenue, elle est là. Je n'y peux rien. Nul n'y peut rien. A croire que le réchauffement climatique tant redouté par les amis du froid n'en est qu'à ses premiers balbutiements. S'il est inéluctable, ne pourrait-il pas se cantonner à l'hiver  qui, comme chacun sait depuis que le pauvre Charles d'Orléans l'a dénoncé dans un célèbre poème, n'est qu'un sale péquenaud ?

Le pire dans tout ça c'est qu'il ne me servirait à rien de tenter de fuir cette diabolique blancheur vu qu'en Corrèze la situation est bien pire comme en témoigne cette photo prise cette nuit à quelques pas de ma maison : 


Ma seule consolation est que le temps d'hiver finira bien par disparaître au profit de plus de douceur. Reste à savoir quand...

jeudi 30 novembre 2017

Claude for ever !

Il est de bon ton de critiquer le cinéma français. Certains vont jusqu'à dénier le moindre talent à ses réalisateurs. Je ne suis pas de ceux-là. J'aime notre cinéma. Je ne dresserai pas la liste des metteurs en scène qui ont l'heur de me plaire, de peur d'en oublier certains. Car ils sont assez nombreux à faire des films comme on n'en trouve nulle part ailleurs et surtout pas Outre-Atlantique où, selon moi, à part des images qui bougent bourrées d'effets spéciaux on ne sait rien faire.

Parmi mes favoris, se trouve le grand Claude Lelouch (applaudissement nourris). Grâce à mon nouveau forfait téléphonique incluant l'accès gratuit à moult films en vidéo à la demande, j'ai pu depuis hier regarder deux bons films dudit réalisateur : La Bonne année et Robert et Robert. Deux régals. Dans le premier on trouve un Lino Ventura époustouflant. L'acteur le considérait comme un des meilleurs qu'il ait tourné. Charles Denner, dans le second, se surpasse. Bien sûr, il s'agit de comédies. C'est en vain qu'on y chercherait un sens profond. Comme le déclara Jean Dujardin : « Une phrase revient souvent sur Lelouch : « Il ne raconte pas grand-chose, mais il le fait tellement bien. » »

Il a en effet un talent de conteur, virevoltant dans le temps sans craindre de pousser la fantaisie jusqu'à l'absurde. Mais d'abord et surtout il a le talent de savoir donner aux acteur l'envie d'offrir ce qu'ils ont de meilleur. Jamais le visage de Ventura dans la dernière scène de La Bonne année n'aura su mieux exprimer, entre esquisse de sourire et gravité, des sentiments contradictoires. La plaidoirie de Fabrice Lucchini dans Tout ça pour ça (film au sujet duquel il dira : « J'étais dans une double tempête. Professionnelle et personnelle. Donc envie de rire à tout prix ») est d'un loufoque insurpassable. Citer les scènes d'anthologie de ses films serait fastidieux à cause de leur nombre. Car s'il obtient le meilleur de chacun, c'est qu'il aime les acteurs et qu'ils le sentent.

On m'objectera que Lelouch est vieux maintenant, qu'il a bien plus de passé que d'avenir. Il n'empêche que, bon an mal an, il continue de produire. Aussi, et malgré ses quatre-vingt ans sonnés, j'adresse au grand Lelouch cette humble requête : « Continuez de nous enchanter ! »

lundi 27 novembre 2017

Reparti pour un tour ?

Regarder la pluie tomber et stagner le brouillard assis à mon bureau est un plaisir indicible. Il arrive même que, de ce point d'observation, je puisse contempler les douces courbes des collines et, le croirait-on, parfois les voir baignées de soleil. Mais le temps passant, il arrive qu'on se lasse de ce qu'on a le plus chéri. Le brouillard perd son mystère, la pluie son côté rafraîchissant, les collines leur charme. Et puis, malgré tout son attrait, parfois le jardin apparaît davantage une source de répétitives corvées qu'un pourvoyeur de paix interne. Le temps passe, inéluctablement, on réalise que depuis l'achat de ce coin de paradis normand cinq puis huit et maintenant dix ans se sont envolés. On a bien essayé de compenser l'ennui qui s'installait par un autre achat en Corrèze. Et on réalise qu'en fin de compte, on n'a fait que multiplier les corvées d'entretien et de jardinage. On se prend à rêver de rupture...

Il y a quelque temps donc, le démon du changement a recommencé d'envahir mon âme nomade. Je me suis mis en quête d'une maison plus petite dotée de peu de terrain. Dans un endroit où passent les portables, où l'Internet se capte sans coûteuse et aléatoire liaison satellite, et où la réception télévisuelle est meilleure. Où, si on a oublié quelque emplette, on peut réparer l'erreur sans mettre la voiture à contribution. Quand on cherche, on trouve. Pas forcément ce que l'on cherchait. Ainsi me suis-je trouvé séduit par une maison du bourg voisin bien plus grande mais avec peu de terrain, peut-être moins de caractère mais répondant à toutes mes autres exigences. Un prix plus que raisonnable renforça ses attraits.

Et me voici, bien qu'un peu hésitant, en train de rêver. La maison en question a bien besoin d'un léger rafraîchissement : arracher les moquettes, rendre aux parquets leur lustre, changer les papiers, repeindre les éléments de la cuisine, masquer certains carrelages sous de nouveaux revêtements, repeindre les carreaux muraux de teintes moins tristes. Du home staging plus que de vrais travaux. L'électricité n'est pas, loin de là, aux dernières normes. Mais qu'importe si elle fonctionne ?

Mardi, je vais, avec un agent immobilier, envisager les diverses possibilités permettant de mener mon projet à bonne fin. Si une négociation permet de ramener le prix du bien visé à un niveau me donnant une suffisante marge de manœuvre, peut-être mettrai au plus tôt ma maison en vente. Les deux agents qui l'ont visitée se sont montrés enthousiastes et confiants en une prompte vente.

Il n'empêche que certains jours le doute m'assaille. Vieillirais-je ?


vendredi 24 novembre 2017

Vers une réforme de la langue française

L'écriture inclusive n'est pas la solution. Même notre excellent premier ministre s'en est rendu compte, c'est dire si c'est évident. La solution est ailleurs. Toujours à la recherche de réponses aux vraies questions du temps, je me suis lancé dans une réflexion à la fois profonde et audacieuse dont je vous livre sans plus tarder le résultat.

La société patriarcale a eu pour effet de donner aux métiers et activités des noms, à de rares exceptions près, masculins. A une époque où il est devenu impérieux d'innover en reniant l'histoire, ces traces d'un passé honteux se doivent d'être effacées. La meilleure manière de palier ces inadmissibles défauts de la langue est donc de donner à toutes les activités une forme féminine et une forme masculine. Le processus est en marche (comme la république) mais de manière timorée, incomplète et erratique. Prenons des exemple existants. Le féminin de danseur est danseuse et non danseure. Il serait donc logique que l'on adopte pour les féminiser autrement qu'à l'écrit, les mots docteuse, ferrailleuse, auteuse, etc. Vous me direz mais dans ce cas quid de l'institutrice, de de la directrice (si, si, le mot existe!), de l'agricultrice, voire de la puéricultrice etc. ? D'abord il n'y a plus d'institutrices : les professeuses des écoles les ont remplacées. Pour les autres, et dans un but d'harmonisation simplificatrice, on passe au -euse. C'est simple, non ?

Reste le problème des fonctions ou des emplois qui n'ont pas de masculin. Ils sont rares mais existent. Une sentinelle ou une estafette étaient naguère généralement des hommes. Ce n'est pas correct. Si seules les femmes ont droit aux formes féminines, les hommes remplissant ces fonctions devraient logiquement être des sentinels ou des estafets. Quoique, dans le premier cas sentineau serait préférable car phonétiquement différencié.

Les noms de métiers épicènes posent un vrai problème. Comment différencier un chimiste d'une chimiste, une machiniste d'une machiniste etc. ? La solution à l'écrit est simple : on rajoute un e et nous voilà face à une chimistee, une proctologuee ou une pigistee. Seulement, à l'oral que faire ?

Mais comme le prouvent bien des chômeurs, il n'y a pas que le travail dans la vie. Comment pourrait-on supporter plus longtemps que tous les noms soient féminins ou masculins ? Il leur faut deux formes. Que LE courage s'oppose à LA lâcheté est inique. On nous parlera du latin et d'autres fariboles. Et pourquoi pas de l'indo-européen si on est parti à déconner ? A côté de ces formes, la couragee et le lâcheté s'imposent selon qu'en font montre homme ou femme. De même pour l'anatomie : les hommes auraient des reins, un vessi, des cheveux, des esseaux, des genoux et les femmes des reines, une vessie, des cheveuses, des aisselles, des genouses. Pour les parties intimes, une réforme s'impose également : il est grand temps que l'on rétablisse un peu d'ordre. Les dames auraient une vagine, une utérusse et sa colle tandis que les hommes garderaient leur pénis, les petits gnarçons auraient un petit quéquet et les deux une paire de couils.

Pour ce qui est des animaux, louve, hase laie, poule, renarde, biche, vache, truie attestent depuis bien longtemps que mâle et femelle ne sauraient être indifférenciés. Seulement l'exception n'est pas la règle ! Je proposerai donc qu'un souris ait sa sourise (il est bien court le temps des sourises!), un moineau sa moinelle, une hirondelle son hirondeau, une caille son cail, les passereaux des passerelles, un maquereau sa maquerelle, un bar* sa bare, un veau sa velle, etc.

On pourrait, bien sûr, créer un genre neutre qui effacerait masculin et féminin. Ce serait trop de boulot et au début plus personne ne se comprendrait. Ma solution me paraît donc préférable.


* je parle du poisson, mais ça pourrait également concerner le bar-tabac ou le bar à putes selon qu'ils seraient tenus par un homme ou par une femme.

jeudi 23 novembre 2017

Ecologie (Chronique de la folie ordinaire)

J'apprends, sidéré, qu'un agriculteur de la Manche s'est vu condamné à 500 € d'amende et à reboucher un trou qu'il avait lui-même creusé dans son champ afin d'en retirer du sable. Parce que, figurez vous, des espèces protégées étaient venues s'installer dans la mare qui s'y était formée, le sol étant marécageux. La mare devint donc un biotope auquel il était criminel de nuire ! Des inspecteurs de l'environnement constatèrent le délit de remblayage. En 2015, le pauvre paysan se vit d'abord condamné à 200 € d'amende. Mais on avait affaire à un criminel endurci. Ivre de cupidité, le paysan finit de reboucher son trou sous prétexte de cultiver sur son lopin du maïs ou des céréales. Ce grave manquement au respect des biotopes le mena donc, ce mardi 21 novembre de l'an de disgrâce 2017, à se voir infliger la peine susmentionnée par le tribunal de Cherbourg.

Cette affaire m'inquiète à plus d'un titre : ainsi il devient dangereux de creuser un trou voir de créer des ornières sur son propre terrain. Car qui vous dit qu'au mépris de tout droit de propriété ne va pas s'y installer une famille de crapouillots malingres à crête mordorée ou de mélenchons à col stalinien ? Espèces rares et protégées qu'un observateur distrait pourrait prendre pour de vulgaires boudinets nauséabonds dont la destruction est non seulement permise mais recommandée. Détruire leur biotope serait criminel !

D'autre part, je ne comprends pas très bien la logique du tribunal. Si le trou a été rebouché on peut penser que les espèces protégées vivant dans la mare ont migré ou été détruites. Le mal étant fait, qu'est-ce qui nous garantit que ces espèces reviendront s'installer dans le nouveau trou ? Qu'elles n'auront pas trouvé un nouveau biotope où vivre à l'abri des paysans reboucheurs ?A moins qu'elles ne pullulent auquel cas pourquoi les protéger ?

De plus, des événements récents me font m'inquiéter. Figurez-vous que cette semaine ma fidèle Nicole a constaté les ravages opérés par des rongeurs dans le placard sous l'évier. De même après avoir arraché mes poireaux j'ai pu constater que la plupart d'entre eux abritaient des bestioles qui les rongeaient. Face à ces constats, j'ai réagi rapidement, trop peut-être, et le placard vidé et nettoyé j'y ai installé des pièges qui ne tardèrent pas à éliminer les squatters. Les poireaux atteints se virent dûment épluchés et les parties attaquées supprimées ainsi que leurs auteurs. Seulement un doute m'étreint : et si j'avais commis un crime ? Et si,au lieu de supprimer des campagnols ou autres mulots et de répugnantes larves j'avais détruit le biotope d'espèces rares d'insectes et de rongeurs ressemblant à ces nuisibles hélas trop communs ? N'aurait-il pas été plus prudent de capturer un spécimen de rongeur et d'aller, poireau en main, faire examiner ces animaux par les services compétents ?

Si l'affaire était éventée, ne peut-on pas envisager qu'un tribunal me condamne à replanter des poireaux et à remettre des pommes de terre sous l'évier avec interdiction de changer quoi que ce soit à l'écosystème ayant permis l'installation de ces braves animaux ? Je me vois déjà, après m'être acquitté d'une forte amende, contraint de remettre en place les sacs poubelles et les produits d'entretien à l'endroit exact où ils se trouvaient au temps béni où pullulait le rongeur. Devrais-je, afin d'éviter toute récidive, leur abandonner le placard et trouver un autre lieu ou entreposer sacs poubelles et produits d'entretien en espérant que ne s'y installent de nouveaux squatters avec, de proche en proche, la perspective de me voir finalement contraint d'abandonner la maison entière aux rongeurs protégés ?

Voilà où nous en sommes aujourd'hui. Toute personne qui ne trouve pas notre époque formidable devrait être sévèrement fusillée.

dimanche 12 novembre 2017

Anthologie poétique

Comme tout un chacun, j'ai, dans ma lointaine jeunesse, appris par cœur nombre de poèmes. Hélas, ma mémoire faiblit et de ces chefs-d’œuvre ne me reste aujourd'hui qu'un vers ou une strophe. J'ai essayé de combler ces lacunes de mon mieux. Je vous laisse juge du résultat.


Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle sur l'esprit gémissant en proie au longs ennuis, vaut mieux rester couché.

Demain dès l'aube, à l'heure ou blanchit la campagne, je dois aller acheter des asperges à Romorantin.

Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle, assise auprès du feu dévidant et filant, je ne serai pas de première jeunesse non plus.

C'est le moment crépusculaire, j'admire assis sous un portail ce reste de jour dont s'éclaire la dernière heure du travail et me dis qu'il commence à faire frisquet et que je ferais mieux de rentrer à la maison si je ne veux pas attraper un rhume de fesses.

C'est la saison ou tout tombe aux coups redoublés des vents. Va falloir penser à commander du fioule.

En l'an trentième de mon âge que toute mes hontes j'eus bues ne du tout fou ne du tout sage j'ai ouvert un plan d'épargne logement.

Mignonne, allons voir si la rose qui ce matin avait déclose sa robe de pourpre au soleil a rien perdu cette vesprée les plis de ça robe pourprée et son teint au vôtre pareil : y'a vraiment rien la télé.

Comme je descendais des Fleuves impassibles, je ne me sentis plus guidé par les haleurs : des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles, les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs. On n'est vraiment plus en sécurité nulle part ! Que fait le ministre de l'intérieur ?

Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices suspendez votre cours : je vais être à la bourre chez l'ophtalmo.

Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal, fatigués de porter leurs misères hautaines, de Palos de Moguer, routiers et capitaines partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal et moi pendant c'temps-là, j'tournais la manivelle.

La très-chère était nue, et, connaissant mon cœur, elle n'avait gardé que ses bijoux sonores. Je lui fis remarquer que cette tenue n'était peut-être pas la mieux adaptée à la pratique du ski alpin.

Ô triste, triste était mon âme, à cause, à cause d'une femme et puis j'ai consulté un orthophoniste homosexuel, il m'a soigné et séduit. Du coup je ne bégaie plus et ma tristesse s'est envolée. 

Épreuve facultative : ceux qui seront capables d'identifier les auteurs cités se verront assurés de ma parfaite considération.

vendredi 10 novembre 2017

Est venu le temps des bilans...

Depuis quelques jours, me voilà revenu en Normandie. J'en apprécie le climat enchanteur offrant tour à tour brouillard, crachin, pluie et froidure. Bientôt viendra l'hiver et peut-être ses neiges. Lui succéderont le Printemps et l'Été Normands, des saisons qui n'existent qu'ici comme l'Été Indien n'existe, quoi qu'on en dise, qu'en Amérique du Nord. Cette mi-automne est le temps des bilans. Oh pas de ces bilans que fait tout homme raisonnable quand approche l'hiver de sa vie, mais le bilan annuel de mes activités en Limousin.

Du printemps à l'automne, j'ai alterné toutes les deux semaines séjours Normands (pour l'entretien du terrain) et Limousins (pour travaux et entretien du terrain). Récapitulons donc ce en quoi ont consisté lesdits travaux.

Au mois de mars, la cuisine fut l'objet de mes efforts :



Installation des portes de placards repeintes



Peinture du plafond (totalement ratée) et installation d'une rampe de spots




Un peu de plomberie pour installer l'évacuation d'eau du lave-vaisselle et de l'évier


Un peu de terrassement pour préparer l'implantation de l'abri de jardin


Début de la peinture des boiseries

Ainsi débuta le printemps.

Fin avril et début mai, plutôt que me découvrir d'un fil ou faire ce qui me plaît, je m'attaquai à la décoration.


D'une chambre d'abord


Puis du salon.

En juin, avec les grosses chaleurs, je me contentai d'entretenir le terrain, de poser les plinthes de la cuisine et d'en poncer le plafond en vue d'une nouvelle peinture remplaçant la ratée. Rien de bien spectaculaire donc,


à l'exception de la peinture et de l'installation d'une nouvelle porte de garage.

En juillet, on changea d'activités.



On coupa du bois,


on broya des branches,


Avant de terminer de préparer les fondations de l'abri de jardin.

Au mois d’août, on passa à la réalisation.


Grâce à la belle machine pour ce (et d'autres projets) achetée couler les fondations fut un jeu d'enfant. Enfin, d'enfant un peu bricoleur.


Quelques centaines de vis permirent de monter la bête,


et d'obtenir ce merveilleux résultat.

Arriva septembre et il fallut bien se résigner à passer à la décoration de la cuisine. Pour reculer cette inévitable échéance,


j'installai des néons dans le garage.

Et je passai à l'action : je repeignis le plafond (correctement, cette fois), peignis portes, fenêtre et plinthes, posai le papier, revêtis l'affreux carrelage brun d'un gris s'harmonisant avec l'évier changé en août ainsi qu'avec l'électroménager et obtins le résultat suivant :




En octobre, rien de bien intéressant. Beaucoup de temps fut pris par la taille des haies et la tonte de la pelouse. Quelques menus travaux furent tout de même réalisés : l'abri de jardin se vit doté d'un sol dallé d'ardoise, un placard à balai fut construit dans la cage d'un escalier devenu inutile, une prise fut installée sous le plan de travail de l’îlot central qui permettra, reliée à une multiprise, d'y utiliser le petit électroménager et enfin les poutres et plancher furent traités au xylophène dans l'espoir de calmer l'ardeur des vers qui s'y sont installés.

Ainsi, après un peu plus de deux ans, le sombre taudis que j'avais acheté s'est-il transformé en une maison claire et pimpante, du moins en ce qui concerne les pièces à vivre. Les quelques personnes qui l'ont vu avant les travaux ont eu la politesse d'apprécier ces amélioration comme ils avaient eu celle de ne pas exprimer auparavant l'ampleur de leur scepticisme.

Décoration et carrelage des sanitaires ainsi que la construction d'un sas permettant d'y accéder sans avoir à sortir de la maison consisteront, avec la fin des peintures extérieures, le programme de l'année qui vient. Aurai-je ensuite la sagesse de paisiblement profiter de ma demeure ou me lancerai-je à nouveau dans quelque ambitieux projet ? L'avenir nous le dira...

dimanche 5 novembre 2017

Fut un temps...


...où régnait une certaine bonne humeur. La guerre allait éclater quelques années plus tard cependant on appréciait toutes sortes de conneries. La chape de plomb du politiquement correct ne s'était pas encore installée dans la tête des Français les contraignant à surveiller leurs moindres paroles et peut-être même leur pensée. En notre époque de grande tristesse j'aime à écouter de temps à autres des chansons des années trente (ou plus anciennes) et vous en propose un florilège.

Pourrait-on écrire aujourd'hui une telle chanson ?


Et celle-ci dans laquelle je vois une métaphore de notre époque où, comme chacun sait, tout va de mieux en mieux ?


 

Et cette délicieuse bluette du début du siècle ?





Pour finir, on pourrait se demander quelle mention obtiendraient les élèves du Lycée Papillon au baccalauréat d'aujourd'hui...




samedi 28 octobre 2017

La sittelle torchepot

Je l'ai dit et redit : les oiseaux sont de vilains cons. Toutefois, et comme en toute chose, il existe dans leur connerie des degrés, une hiérarchie. Eh bien et jusqu'à nouvel ordre, je crains que la pire d'entre ces répugnantes bestioles soit la sittelle torchepot. Déjà, le prénom... Sittelle ! Elle fait sa maline, c'est plus fort qu'elle ! Alors qu'il existe tant de jolis prénoms dans notre cher pays comme Aïcha, Célestine ou Najat. Quand à Torchepot, l'origine qu'en donne M. Wikipédia me paraît bien sujette à caution. Figurez-vous que cette fainéante niche dans des trous qu'elle ne se donne pas la peine de creuser elle-même. Ils peuvent être des nids de pic soi-disant abandonnés. Je la soupçonne de surveiller les dates de congés du pic et de venir squatter sa maison dès qu'il a tourné le dos. D'ailleurs, la petite délinquante s'empresse, quand le trou lui semble trop gros, de le maçonner à l'aide de boue. Je n'y vois que le moyen pour elle d'interdire l'accès de sa propriété au malheureux vacancier. Ce serait cette action qui lui aurait valu le nom de « Torchepot ». Si c'était le cas, pourquoi les maçons ne sont-ils pas également nommés « Torchepots» ? Il me semble que Célestine (ou Aïcha) Squatter serait un nom mieux adapté.

Cet oiseau a une façon de s'alimenter particulièrement répugnante. Son régime a pour base des chenilles et des coléoptères. Cependant, Nicole ayant installé une mangeoire pour oiseaux sous le tilleul de la terrasse du Lonzac, cette sale bête vient s'y alimenter chassant de paisibles mésanges. Comme quoi voler pour voler et faire le mal sont autant de passions pour cette peste ailée. Vous m'objecterez qu'à la saison froide, chenilles et coléoptères se font rares. Et alors ? Si elle était bonne ménagère, plutôt que s'empiffrer l'été, elle pourrait faire des provisions pour l'hiver. Les congélateurs, c'est pas pour les chiens ! Une autre curieuse caractéristique de cette racaille emplumée est de pouvoir se poser sur un mur crépi et de descendre le long des troncs d'arbres la tête en bas.

La sitttelle torchepot est bruyante, bien plus que ne pourrait le laisser supposer sa petite taille (14 cm) et son bec long et fin.. Elle a plusieurs chants sans pour autant être capable d'interpréter « Viens Poupoule » de façon convaincante ou simplement correcte. Pour elle, l'essentiel est d'ennuyer le monde par force « vhui, vhui »ou autres « tuit ». Ainsi, depuis l'installation de la mangeoire, perturbe-t-elle gravement le calme auquel je suis tant attaché.

Une fois l'an, la femelle pond de 6 à 9 œufs. Une fois éclos, les parents se relaient pour les nourrir des mêmes cochonneries dont ils se repaissent sans que les petits monstres expriment le moindre dégoût. Il semblerait que cette répugnante bestiole ne coure aucun danger d'extinction (décidément il n'y a de chance que pour la racaille!) malgré les efforts de l'épervier d'Europe et du pic épeiche (qui, nous l'avons vu, a d'excellentes raison de la haïr) pour nous en débarrasser. Elle aurait même tendance à envahir de nouveaux territoires.

Vu que parler de cette sale bête me met hors de moi, je m'arrêterait là et me contenterai de vous en joindre une photo où elle fait le clown en descendant un tronc la tête en bas afin que vous puissiez juger par vous même de sa déplorable apparence :

Elle a vraiment l'air mauvais !

mercredi 18 octobre 2017

Lutins farceurs

Croyez-vous aux lutins farceurs, petits démons espiègles qui jouent des tours de plus ou moins bon goût aux humains ? Mon matérialisme invétéré me pousserait à répondre par la négative à cette question qui de tout temps a tarabusté les humains. Seulement certains faits mettent mon scepticisme en question.

Pas plus tard qu'hier, tandis que profitant du beau temps je m'adonnais, résigné, à la corvée bi-annuelle de la taille des haies qui entourent mon jardin normand (plus de 130 mètres de haies !), alors que je m'approchai de la fin de ma torture, mon œil fut attiré par le petit objet de couleur verte que voici :



Je m'en saisis et l'identifiai : il s'agissait d'un paquet de cigarettes quasi-plein que, lors d'une tonte de la pelouse, j'avais perdu au printemps dernier. L'ayant cherché en vain quelque temps dans l'herbe, je finis par me résigner à sa perte tout en continuant de trouver étrange cette disparition. Le paquet devant se trouver dans une poche de mon jean, il eût été logique qu'il se trouvât au sol. Par quel miracle aurait-il bondi de ma poche au sommet de la haie ?

Autre fait troublant : il arrive depuis quelque temps que je découvre, au milieu de mes plates-bandes des étrons. Il serait facile d'accuser Elphy d'être à l'origine de ces déjections. Sauf que celles-ci sont d'une taille bien supérieure à ses possibilités. De plus le phénomène se produit également quand elle est absente. Je pourrais, bien entendu, faire porter mes soupçons sur le chien du voisin à qui il arrive, profitant d'une brèche dans la clôture, de s'aventurer sur mes terres. Mais ce serait mal connaître un animal qui, élevé dans une famille de bons chrétiens vivant dans la crainte de Dieu, ne saurait se laisser aller à de pareils agissements.

Sans me montrer affirmatif, j'en viens donc à m'interroger sur la possible existence de ces lutins. Il se peut en effet que, voyant un paquet de cigarette tomber de ma poche, tandis que je tournais le dos, un (ou plusieurs) de ces êtres maléfiques s'en soit emparé pour le dissimuler dans la haie. Pour les étrons, leur présence pourrait s'expliquer par une prise au pied de la lettre de l'expression « emmerder le monde ».

Toutefois, en supposant acquise leur existence, j'ai une bonne nouvelle à annoncer à Mme le Ministre de la Santé : comme le prouve la photo ci-dessous, les lutins ne fument pas car bien qu'en piètre état 18 cigarettes se trouvaient encore dans le paquet.



mardi 17 octobre 2017

Sacré tabac !



Les diverses campagnes anti-tabac entreprises ces dernières années ne semblent pas obtenir de résultats à la hauteur des attentes de ceux qui les promeuvent. Et pourtant,ce n'est pas faute d'essayer d'agir sur tous les ressorts possibles et imaginables. On a d'abord établi un apartheid entre fumeurs et non fumeurs avant d'expulser les premiers de tous les lieux publics fermés. On ne peut pas dire que s'en soit suivi une notable diminution de la consommation. De plus on a augmenté les prix des paquets ce qui semble avoir davantage profité à la contrebande et aux achats transfrontaliers qu'à une réduction majeure du tabagisme. On a même adopté le paquet neutre afin de retirer tout glamour aux emballages et partant de décourager les jeunes d'étaler leur prestige en sortant un paquet propre à provoquer estime et envie. Seulement, cette mesure est à double tranchant : l'observateur superficiel peut être amené à penser que vous fumez des cigarettes de luxe alors qu'en fait vous vous contentez du bas de gamme...

Le plus amusant sont ces photos censées faire peur au candidat fumeur comme au fumeur invétéré. Elles sont avant tout biaisées. Ces gens qu'on vous montre morts ou mourants sont de jeunes personnes dont la disparition attriste époux et enfants. Seulement, même si je n'en possède aucune preuve statistique, j'ai l'impression que les victimes du cancer du poumon ou de crises cardiaques dues au tabac sont plus souvent des vieillards égrotants que des jeunes en pleine force de l'âge. On comprend cependant que la propagande n'utilise pas des photos de personnes âgées : il s'agit d'agir sur les jeunes esprits et ceux-ci ne sauraient être apeurés par les éventuelles conséquences du tabac sur des vieux.

Une chose aussi m'amuse au sujet de ces images et des slogans qui les accompagnent : c'est la profusion des conséquences néfastes de l'herbe à Nicot. Elle vous rend impuissant et de plus nuit à votre fertilité (comme si l'un ne risquait pas d'entraîner l'autre). Elle vous rend aveugle, vous colle des cancers horribles un peu partout et provoque, entre autres, crises cardiaques et AVC. Vos artères se bloquent entraînant nécroses et gangrènes. Tout ça n'est pas très gai. Imaginez que votre tabagisme entraîne toutes ces conséquences ! Vous voici donc au moins aveugle, impuissant, amputé de quelques membres, rendu gâteux par des AVC à répétition, hémiplégique, et souffrant comme un damné de cancers multiples et malins. Heureusement, le tabac apporte le remède à tous ses méfaits et vous permet de quitter bien vite cette vallée de larmes où vous menez votre triste existence et c'est dit sur tous les paquets : « FUMER TUE ». Votre misère n'aura donc qu'un temps

mardi 10 octobre 2017

Pour un Minimum Culturel Commun

C'est un vieux con qui parle ici. Un de ces ânes âgés ennemis du « progrès » qui évoque un temps que les moins de X ans ne peuvent pas connaître. Un temps où, cancres totaux mis à part, quiconque avait un tant soit peu suivi des études secondaires partageait avec ses contemporains un minimum de connaissances non seulement en histoire mais aussi en littérature. Rares étaient ceux qui n'auraient pas tiqué en entendant que Napoléon avait abdiqué en faveur de Vercingétorix ou que Ronsard avait écrit « Spleen ». Les programmes faisaient en sorte que se constitue un minimum culturel commun (d'où mon titre).

Dans tous les lycée de France (et peut-être dans ceux de Navarre) régnaient Lagarde et Michard, imposant, siècle par siècle, leurs florilèges. Ainsi se constituait un début de culture partagé. Pas par tous , bien sûr, car beaucoup s'arrêtaient au primaire. N'empêche que « Rodrigue as-tu du cœur ? », « Mignonne allons voir si la rose », « Heureux qui commeUlysse », « Rome l'unique objet », « C'était pendant l'horreur d'une profonde nuit », « Il faut cultiver notre jardin », « Qu'allait-il faire dans cette galère ? », « Quand le ciel bas et lourd », « Ce siècle avait deux ans », pour ne citer que quelques fragments de phrases renvoyaient à un patrimoine partagé. On apprenait par cœur les mêmes poèmes, tirades et textes en prose. Et ça réunissait.

Notre très cher président a pu déclarer sans provoquer un éclat de rire général :«Il n'y a pas de culture française. Il y a une culture en France. Elle est diverse». Comment ce grand esprit parvient-il à concilier unicité et diversité reste à mes yeux un mystère. Il est vrai que sa pensée est trop complexe pour qu'un humble mortel comme moi puisse la saisir. N'empêche que mon incapacité m'amène à penser que cette déclaration est paradoxale et/ou qu'il s'agit d'une ânerie sans nom. S'il n'existait pas de culture française, autour de quoi se fédérerait la nation ? Si tel était le cas ne serait-il pas urgent que s'en constitue une afin de faciliter cette notion fumeuse nommée le « vivre ensemble » ? N'est-il pas plus aisé de vivre avec avec ceux avec qui nous partageons beaucoup qu'avec ceux dont tout nous éloigne ? Entendons-nous bien : je ne prône aucunement le rejet d'autres cultures. Avoir longtemps vécu en Angleterre m'a permis d'apprécier une autre culture mais sans que jamais je ne me sente le moins du monde Anglais. Si une nation jadis unie devient multiculturelle elle ne peut que voir se creuser en son sein fractures, discordes et même affrontements. C'est pourquoi il me semblerait nécessaire que soit restauré et développé un minimum culturel commun sans lequel l'école, ayant cessé d'être le creuset de la nation, ne serait qu'un simple lieu d'apprentissage, rôle que par ailleurs elle a de plus en plus de mal à assurer.

Ce minimum se reconstituerait bien entendu autour des auteurs classiques, qui certes, comparés au récit autobiographique d'un jeune drogué de banlieue qui se prostitue, sont moins tendance et manquent bougrement d'actualité mais qui, nourrissant les générations qui les ont suivis, ont assuré la pérennité de la culture et de la langue françaises sans empêcher leur évolution. Si l'école veut retrouver le rôle prestigieux qui fut le sien, elle ne saurait le faire en offrant à TOUS ce qu'elle réservait naguère à certains. En ne fournissant qu'un gloubi-boulga pseudo-culturel, elle ne fait preuve que de démagogie et de mépris pour ceux et celles qu'elle accueille.

lundi 9 octobre 2017

Pauvres types

Le hasard a voulu que ce week-end, ma compagne ayant allumé le téléviseur, j'assistasse à un navrant spectacle. Sur une chaîne de déformation, lors de l'émission « Passez donc bavasser une heure » (ou quelque chose d'approchant), la parole fut donnée à une gamine. Les « journalistes »  l'avaient repérée alors que durant la manifestation du sieur Mélenchon elle portait une pancarte disant, grosso modo, « Macron, mon papa a voté pour toi et je ne suis pas contente ». Devant tant d'audace, les héros des media voulurent en savoir plus sur cette surdouée et l'interrogèrent. L'enfant étant bavarde, elle se mit à débagouler des clichés mélenchonesques sur la politique du genre Macron président des riches, Valls professionnel de la politique avant de déclarer son amour pour les idées de M. Mélenchon sans toutefois préciser lesquelles. Il va sans dire qu'entendre un perroquet débiter son catéchisme ne me transporte pas d'enthousiasme. Quant il se trouve que le psittacidé est un enfant qui a mon sens gagnerait plus à apprendre ses tables de multiplications qu'à défiler, pancarte brandie, en compagnie de braillards de quelque bord qu'ils soient, ça me désole. Eh bien, les gens du « pannel » ne partagèrent pas mes sentiments.

En entendant les slogans éculés que la pauvre petite débitait avec une assurance et une aisance d'élocution certes remarquables, les êtres d'élite convoqués pour éclairer le bon peuple semblaient ravis. Ils auraient découvert un génie de dix ans reléguant Einstein au niveau de l'idiot du village qu'ils n'auraient pas été plus transportés. Il ne vint à l'idée d'aucun d'entre eux qu'il y avait quelque chose de choquant, voire d'obscène, dans le fait que des parents endoctrinent si sottement leur progéniture. Non, hommes et femmes mûrs ou blets dégoulinaient d'admiration. Quel phénomène, quel esprit, quelle intelligence ! Il faut dire que les propos de l'enfant caressaient les gens des media dans le sens du poil. Imaginons qu'un gamin du même âge, dûment endoctriné par des parents militants du FN, ait, avec autant d'aisance, débité des lieux communs « nauséabonds ». L'eût-on considéré comme une sorte de surenfant ? J'en doute.

Ce lamentable spectacle montre si nécessaire le point de déliquescence atteint par des media corrompus jusqu'à l'os par les idées gauchiardes. Non seulement l'endoctrinement des enfants leur paraît acceptable mais comme autant de parents stupides que les âneries de leurs petits génies émerveillent, il l'admirent

dimanche 8 octobre 2017

Le juste prix




Une chose m'étonne sur Le Bon coin : l'énorme disparité des prix. On peut y voir des objets identiques proposés par l'un à 50 € et par l'autre à 200 €. Ça me laisse pantois. Qu'est-ce qui peut pousser une personne à croire qu'il pourra vendre quoi que ce soit au double ou au quadruple du prix qu'affiche un autre vendeur ? Ne renseigne-t-elle pas sur les prix pratiqués sur le site ? Ne veut-elle voir que ceux qui encouragent sa folie ?

Il faut bien se le dire : si un objet ne part pas très vite, s'il ne provoque aucune demande de renseignements, si l'annonce n'est regardée par personne, c'est qu'on propose un bien qui n'intéresse personne ou que son prix n'est pas adapté. Je conçois que vendre pour une poignée de cerises la magnifique salle à manger « Louis XV » en merisier que l'on a acquis à un prix très élevé soit un crève-coeur. De même, vendre une voiture dont on a changé l'embrayage, le moteur, refait les freins, changé les pneus au même prix qu'un même véhicule sur lequel le propriétaire n'aurait fait pratiquement aucun frais est frustrant. C'est qu'on aimerait sinon récupérer sa mise du moins limiter les dégâts. Et on a tort car la seule chose qui compte c'est le prix du marché. Il est bien triste que peu de gens rêvent aujourd'hui de ces armoires normandes qui se négociaient à prix d'or quelques décennies auparavant, il est bien dommage que l'on ait bien du mal à vendre une voiture sans moteur ni freins. Mais l'acheteur est égoïste et se fout bien de ce que vous a coûté telle ou telle chose : il veut payer un prix minimum pour le meilleur des objets. C'est tout.

J'ai de nouveau fait l'expérience de cette réalité en mettant en vente mon magnifique break Focus (un peu plus de 15 ans, seulement 181 000 km, bref comme neuf). J'ai regardé les offres concernant des modèles similaires à ce véhicule et me suis aligné sur les prix les plus bas. Mon idée n'était pas de le vendre le plus cher possible mais de m'en débarrasser au plus vite. Le moins qu'on puisse dire c'est que ça a marché, vu qu'en moins de 48 h l'affaire était conclue. Si je n'avais pas été homme de parole, il serait parti en moins de vingt-quatre heures. J'avais prévu une marge de négociation : mes deux acheteurs potentiels n'ont même pas suggéré une réduction. Je pense même que si j'avais été plus âpre au gain, j'aurais pu la vendre plus cher. En effet, après qu'un client m'eut dit qu'il était intéressé et qu'il viendrait le chercher le lendemain, un autre vint le voir l'après-midi même, l'essaya, fut conquis et me proposa un paiement immédiat en espèces. Seulement, ayant assuré le premier que je le lui réservais, il était hors de question que je ne m'y tienne pas. Je ne pus qu'assurer le deuxième qu'en cas de non-vente je le contacterais. La vente se fit, j'en prévins l'amateur malheureux.

Il n'est pas toujours suffisant de s'aligner sur le prix le plus bas (à qualités comparables) que l'on a constaté. Encore faut-il qu'à ce prix l'objet ne soit pas resté des semaines sans acquéreur. Car rien n'interdit de penser que d'autres, similaires, se sont vendus rapidement et que le juste prix est inférieur au minimum constaté.

Ainsi, j'ai pu, en dehors des frais d'entretien normaux, bénéficier d'un véhicule fiable plus de sept ans durant pour un prix de 2700 € ( une fois le prix de revente déduit du prix d'achat). C'est raisonnable, non ?


jeudi 5 octobre 2017

L'araignée d'aspirateur

Il est probable que comme moi, sans y voir malice, il vous arrive, volontairement ou pas, d'aspirer une araignée laquelle finit dans un tourbillon de poussière. Même s'il ne s'agit pas d'un accident peut-on pour autant vous taxer d'arachnéophobie ? Je ne pense pas. Ce n'est pas la peur des poussières qui vous pousse au ménage mais le simple et compréhensible désir de vivre dans un logement propret. Mais revenons à nos araignées.

Après en avoir aspiré quelques unes l'autre jour, je me suis posé une question : ne serait-il pas concevable que certaines survivent à cette épreuve voire prennent plaisir à virevolter au gré du souffle d'air qui les emporte un peu comme certains humains connaissent d'agréables émotions dans les toboggans des centres de loisirs nautiques ? En admettant ces deux possibilités ne peut-on imaginer que mâles et femelles se rencontrent dans le sac ou le réservoir à poussière et qu'ils s'y livrent aux plaisirs de la copulation (l'araignée étant, comme chacun sait, une créature lascive et doté d'une inextinguible soif d'ébats sexuels) ? En naîtraient des individus aspiro-résistants dont la plus grande source de plaisir serait de se voir entraînés par un souffle puissant avant d'aller se vautrer dans le stupre. Maintenant, on peut craindre que la vie ne soit un rien ennuyeuse dans un bac ou un sac à poussières. Sans compter qu'on y manque de gibier. Aussi ces sympathiques arachnides regagneraient-elles leurs plafonds chéris après avoir retrouvé l'air libre par le chemin qu'elles avaient emprunté pour venir. Ceci expliquerait pourquoi, malgré tout le soin qu'on met à se débarrasser d'elles, on se retrouve toujours avec des araignées en attente d'une prochaine aspiration..

Dès que mes nombreuses activités m'en laisseront le temps, je me pencherai avec toute la rigueur scientifique nécessaire sur la question et vous communiquerai les résultats de mon enquête qui, je l'espère, corroboreront mon intuition.

mercredi 4 octobre 2017

Le Limousin

Entre autres curieuses caractéristiques de cette région il est à noter que le mot « Limousin » désigne à la fois la province et son habitant. Il en va certes de même en Corse mais là, c'est la femme autochtone qui est désignée par le nom de l’île. Il faudra donc se montrer attentif et bien discerner les phrases consacrées à l'habitant de celles traitant de la province. Si, par exemple, je dis que le Limousin compte plus de 730 000 habitants, il s'agit de la région et non de l'homme qui y vit car celui-ci a, en général, bien d'autres choses à faire que de compter la population. De même si je déclare qu'il est fréquent que le Limousin épouse une Limousine, il s'agit bien entendu d'un mariage entre un homme et une femme du pays. Notons au passage que, bizarrement, le mot « Limousine » a trois acceptions : il peut désigner une voiture rallongée, une vache et une femme native de la Corrèze, de la Haute-Vienne ou de la Creuse. Le contexte permet généralement de lever toute ambiguïté : si vous louez une limousine en vue du mariage de votre fille ou pour épater votre voisin, il est fort probable qu'il s'agit de l'automobile. En revanche si un fermier possède cinquante Limousines, on peut parier qu'il s'agit d'un élevage de bovins et non d'une prouesse sexuelle. Enfin, si vos yeux s'embuent au souvenir d'une nuit torride avec une Limousine, il s'agit normalement d'une femme. Quoique, en notre époque de grands progrès, rien n'empêche la mariée d'arriver à la mairie juchée sur le dos d'une vache, ou un anti-spéciste de copuler avec des bovins adultes et consentants.

Ces précisions apportées, venons en à notre sujet : le Limousin en tant que région. Ou plutôt ex-région vu que dans sa grande sagesse le gouvernement du président Hollande a jugé bon, en 2016, de l'amalgamer à la Nouvelle Aquitaine. Les journaux régionaux de France 3 continuent cependant à traiter de nouvelles locales tant il est difficile à un Creusois de se passionner pour ce qui se passe à Hendaye. Le Limousin non content d'être une ex-région est également une ex-province comprenant le territoire d'un ex-évêché lui-même calqué sur la cité gallo-romaine des Lémovices. C'est dire l'ancienneté et l'unité de son territoire et par conséquent l'urgence qu'il y avait à la supprimer. Unité géologique aussi vu que la région se situe presque entièrement dans l'ouest du Massif Central.

Décrire la beauté de ses verdoyants paysages exigerait un talent que je n'ai pas. Je me contenterai donc de conseiller à mes lecteurs d'aller les contempler. Le limousin est, après la Corse, la région la moins densément peuplée de France et pour tout arranger les aires urbaines de Limoges et de Brive concentrent plus de 50% de sa population. C'est dire qu'en nombre d'endroits on n'y est pas trop emmerdé par les voisins. Malheureusement, cela a pour conséquence que nombre de villages sont désertés par leurs habitants et que bien des maisons y sont inhabitées et périclitent. L'avantage c'est que l'on peut s'y offrir une maison avec du terrain pour moins que ne coûterait un placard à Paris. Pour des raisons qui souvent m'échappent, il semblerait pourtant que plus de gens rêvent d'un placard à Paris que d'une demeure en Corrèze. L'être humain est un mystère...

Du point de vue économique, en dehors des deux villes précitées qui ont activité industrielle, ce n'est pas le Pérou. Mis à part la sylviculture et l'élevage, l'activité y est réduite et la population vieillissante mais très accueillante.

De belles rivières nées des reliefs modérément montagneux (point culminant : le mont Bessou, 976 m) parmi lesquelles la Vézère, la Gartempe, la Vienne et la Corrèzel a parcourent avant de rejoindre qui la Loire, qui la Dordogne et font le bonheur des kayakistes comme des amateurs de noyade.

Je crois que vous savez maintenant l'essentiel. Pour le reste : allez-y voir !

mardi 3 octobre 2017

Five shades of grey

Rassurez-vous, pudiques lecteurs, mon titre n'a rien à voir avec les cochoncetés qu'il connote. C'est un endroit sérieux ici. Si vous cherchez de la galipette, vous vous êtes trompé d'adresse. Ici on dérise, on batifole, on plaisante, on ricane mais en tout bien tout honneur. Il se trouve simplement que l'équipement et la décoration de ma cuisine corrézienne à laquelle j'ai consacré l'essentiel des deux semaines passées utilisent cinq nuances de gris et, en français, aucune de Grey. En effet, je suis assez maniaque sur la question des codes couleur autant dans ma manière de me vêtir qu'en matière de décoration. J'avais décidé qu'en cette maison on irait du blanc au noir en passant par un camaïeu de gris. Et je m'y suis tenu : dans la cuisine, tout ce qui n'est pas blanc est gris. Le plus foncé est celui du dessus de l’îlot central :



L’électro-ménager est un peu plus clair :




Ensuite vient le gris des boiserie (tours de portes et plinthes) à quasi égalité avec les lattes du revêtement de sol comme on peut le voir ci dessous :



Enfin, le carrelage mural dont j'ai recouvert l'horrible brun des années soixante-dix d'une peinture spéciale ferme la marche et s'accorde avec l'évier en inox qui a avantageusement remplacé l'ancien en grès marron que j'ai eu bien du mal à démolir à coup de massette tant sa solidité n'avait d'égal que sa laideur :



Bien sûr, la pierre du cantou détonne un peu, voire beaucoup :



Mais que serait une maison corrézienne sans cantou ? Un baiser à qui il manque un œil ? Un policier sans fromage ? Une belle sans moustache ? Un repas sans beau-frère ? Un pitbull sans smartphone ? Bref, rien.

J'ai ainsi, après un peu plus de deux ans d'efforts plus ou moins soutenus, terminé la rénovation des pièces principales (salon, deux chambres et cuisine). Ne reste plus qu'à décorer les sanitaires mais vu que je n'y passe pas l'essentiel de mon temps, mes séjours seront bien plus agréables car vivre au milieu d'un chantier n'est pas toujours idéal.

dimanche 17 septembre 2017

Image du bonheur !




Quel bonheur plus complet que celui qu'on ressent, un verre de limonade à la main, à contempler les flammes dansantes d'un feu de bois tout en laissant son esprit vagabonder des mérites de M. Macron aux avantages inouïs qu'offre la diversité alors que de douces effluves boisées viennent caresser nos narines ?

Eh bien personnellement j'arrive à en imaginer de plus intenses ne serait-ce que parce que mon goût pour la limonade est plutôt restreint. Et puis ces feux dans la cheminée dont rêvent souvent les citadins présentent bien des désagréments, même quand, comme moi, on est équipé d'inserts. D'abord qui dit feu dit bois et qui dit bois dit corvée de bois. Il faut se trimballer des bûches qui laissent toujours dans leur sillage des bouts d'écorce et autres saletés. De plus, qui dit feu dit cendres et qui dit cendre dit corvée de nettoyage de l'appareil de chauffage avec toute la poussière que cela occasionne. Il faut également se débarrasser de cette substance grisâtre.

C'est pourquoi je ne saurais envisager de ne me chauffer qu'au bois. Comme dans les zones rurales que j'habite, il n'y a point de réseau de gaz ma préférence va à l'électricité, dépourvue des inconvénients majeurs sus-mentionnés. De plus, pas de commandes à faire pas de stock à surveiller : le rêve. On m'objectera que la contemplation d'un radiateur électrique, même avec un verre de whisky à la main, n'est que moyennement favorable aux douces rêveries. Je l'admets volontiers. C'est pourquoi depuis mon retour en Corrèze je fais du feu... Juste une occasionnelle fantaisie agréable à l’œil et propre à rapidement réchauffer la maison en ce glacial septembre.

dimanche 10 septembre 2017

Cours de français

Un des nombreux attraits que présente Facebook est d'offrir l'occasion d'échanges fructueux avec des gens de qualité. Malheureusement, il arrive qu'exceptionnellement des trolls viennent troubler la fête. Il en est un, dont je masquerai par pitié le nom qui intervient systématiquement chez un "ami" pour y traiter tout le monde de raciste. Rien d'inhabituel à cela. Sa seule originalité est de le faire dans un français très approximatif. Le plus drôle est que l'énergumène (en cela il me rappelle certaine blogueuse-linguiste de tendance spartakiste) pense dominer syntaxe et vocabulaire et que partant, il se croit habilité à donner des leçons. 

 je vous fais juges :






Il est vrai qu'il arrive que certaines subtilités du français du siècle 21 m'échappent. Mais ce n'est là qu'une de mes impardonnables lacunes : 





Cependant, plutôt que de me jeter sur un dictionnaire,  je crois que vais consulter le manuel d'utilisation de mon nouveau véhicule car ses innombrables commandes et options vont sûrement exiger de longues heures d'étude :