..Toi qui entres ici, abandonne tout espoir de trouver un contenu sérieux. Ici, on dérise, on batifole, on plaisante, on ricane.

samedi 19 août 2017

Ils n'auront pas ma haine !

Non mais quoi encore ? Je devrais donner ma haine comme ça ? D'abord de la haine je n'en ai pas alors comment pourrais-je en offrir ? La haine, c'est un sentiment fort, susceptible de pousser à nuire à autrui. Il m'est étranger. Je dois dire que je ne ressens aucun sentiment vis-à-vis des islamistes.

Voyons les choses en face : les terroristes islamistes sont des nuisibles. Je sais que tolérer voire aimer les nuisibles est très tendance. Le lion, le tigre, la hyène, le scorpion, etc. sont de mieux en mieux vus par mes contemporains. Pas par moi. Je ne ressens aucune haine à leur égard cependant. Aucune haine pour l'araignée qu'avale mon aspirateur. Aucune haine envers la guêpe ou le frelon que j'écrabouille ou les fourmis que je gaze à la bombe. Je n'aurais pas besoin de haïr une vipère pour lui faire regretter d'avoir croisé mon chemin. Il font leur boulot de nuisibles, je fais mon possible pour qu'ils ne m'emmerdent pas.

De même, je ne parviens pas à partager les mièvreries sentimentales qu'expriment les belles âmes à l'égard des victimes. Tous ces nounours, ces marches blanches, ces bougies, ces mots de sympathie, ces « Je suis ceci ou je suis cela », ces lâchers de ballons me lassent . C'est bien joli de se déclarer bouleversé à chaque nouvel attentat mais ça ne me paraît pas plus sérieux que de s'émerveiller chaque matin en découvrant qu'en mélangeant eau froide et eau chaude on obtient de l'eau tiède. Que croient les foules sentimentales ? Que la guerre se fait sans victimes ? Que les terroristes vont s'émouvoir de leur émotion ? Que la force est dans l’affliction ? Qu'en prétendant ne pas avoir peur ils vont impressionner les bourreaux ?

Face au loup sanguinaire on n'a pas à hésiter : on le détruit avant qu'il ne nous nuise. On n'essaie pas d'en faire un végétarien à coup de prêches lénifiants. Pas de pitié pour les impitoyables. Ceux qui recourent à la force ne verront dans notre émotion qu'une raison de plus pour mépriser notre décadence. J'écris cela sans haine aucune.

mardi 8 août 2017

Étranges découvertes

La vie du jardinier n'est pas exempte de surprises ! Figurez vous qu'hier j'ai découvert dans ma serre le curieux animal que voici :



Caché sous les feuilles d'un pied de courgettes il s'était fixé à la tige par ce que je suppose être sa langue. J'eus beau tirer dessus, il s'entêta à rester accroché à sa proie. Je coupai donc ladite langue à l'aide d'un couteau. Il semblerait que cette opération eût pour conséquence de tuer la bête vu que depuis elle ne bouge plus. Je suppose qu'il s'agit d'un serpent végan. Mesurant environ cinquante centimètres, il pèse neuf cents grammes. Je ne sais trop qu'en faire : l'empailler ? Le manger ? Est-il seulement comestible ? Mes recherches sur Google n'ayant été d'aucun secours, je serais reconnaissant à tout lecteur susceptible de m'apporter des informations sur ce reptile de me les communiquer. Merci d'avance !

Mais là ne s'arrêtèrent pas mes surprises. Depuis quelque temps j'avais remarqué qu'une certaine herbe tendait à envahir mes planches dédiées à la culture du chardon, du pissenlit, du chiendent et autres jolies plantes qui prospèrent sur les riches terres des collines. Vu qu'elles risquaient de nuire au bon développement de mes plantations, je décidai de les arracher. Ce faisant, c'est avec consternation que je m'aperçus qu'à leurs racines se trouvaient pendus des appendices plus ou moins difformes. Je les recueillis dans les deux seaux que voici :



Un voisin à qui je les montrai me les déclara comestibles et les nomma « poires de sol » ou quelque chose comme ça. Il me dit qu'on pouvait les préparer en purée, frites, bouillies, rissolées ou rôties. Seulement comment faire confiance à une personne qui ne sait pas ce qu'est une poire et qui semble croire qu'on en trouve sous terre ? Si vous avez des lueurs sur la véritable nature de ces choses, n'hésitez pas à m'éclairer !

vendredi 4 août 2017

Jusqu'où descendrons-nous ?

Je croyais innocemment qu'avec M. Hollande la France avait touché le fond. J'avais tort. Le triste spectacle qui nous est aujourd'hui offert dépasse, et de loin, les pires pronostics qu'auraient pu formuler les plus enragés Cassandre. Les Français, dans leur grande ânerie ont placé à la tête du pays un être qui y a autant sa place que votre serviteur dans un couvent de bonnes sœurs.

Car si, pour être élu, arrivisme forcené, démagogie et soutien des media peuvent suffire, ces « atouts » ne garantissent aucunement une quelconque capacité à gouverner. Nous en avons la quotidienne démonstration. Élu grâce à la disqualification orchestrée du candidat d'alternance, au rejet d'une compétitrice diabolisée et à une forte abstention M. Macron s'est empressé de nommer à la tête d'un ultra-provisoire gouvernement un renégat. Suivit une parodie de législatives qui fit qu'en se réclamant du pseudo-parti présidentiel un chien portant chapeau eût recueilli suffisamment de suffrages de la minorité qui condescendit à se déplacer pour siéger au Palais Bourbon. On eut droit à un gouvernement d'inconnus soutenu par des godillots si prompts à soutenir qu'il arriva que, n'ayant pas bien compris les consignes, il votassent massivement contre ce qu'ils devaient accepter.

Certes, comme M. Audiard le fit dire au personnage d'un film, « Un imbécile qui marche va plus loin qu'un intellectuel assis ». Seulement qu'on soit La République ou n'importe quel imbécile, être en marche n'a d'intérêt que si l'on se dirige vers un but, enviable ou non. On ne marche pas pour marcher. Or, tout ce qu'on peut constater après quelques semaines de cafouillages parlementaires divers et de déclaration ministérielles ou présidentielles ineptes ou contradictoires, c'est que ce but n'apparaît pas clairement. Certes, on finit de voter dans la confusion et la lassitude une loi supposée favoriser la moralisation de la politique mais qui, accessoirement, dans son article premier, tend à museler toute parole politiquement incorrecte. Certes, le gouvernement s'est vu autorisé à légiférer par ordonnances sur le droit du travail. Mais en dehors de réagir à chaud au pseudo-scandale Fillon à quoi sert une telle loi si ce n'est à flatter de manière démagogique les aspirations égalitaires du peuple ? Le gouvernement pourra promulguer des lois par ordonnances. En quoi consisteront ces lois ? La concertation organisée aura-t-elle le pouvoir magique d'amener la CGT à approuver une quelconque évolution des droizaqis qui sont l'alpha et l’oméga de son absence de pensée ? On peut en douter !

Je nous vois mal mais très mal partis avec un président dont l'omniprésence médiatique ne parvient déjà plus à masquer l'inexpérience et la vacuité de pensée au yeux d'un peuple pourtant plus abruti que jamais. Seulement, et c'est ça le pire, qui est à blâmer dans l'affaire ? N'importe quel intrigant ambitieux peut rêver du pouvoir. Des petits gars qui se croient rois des dieux, on tape dans un réverbère, il en tombe par dizaines. Si d'aventure l'un deux voit son rêve se réaliser, est-ce à lui qu'il faut en vouloir ou au peuple décérébré qui l'y a porté ? Le plus désolant dans les pitreries récentes n'est pas leur triste niveau mais le succès que leur a réservé le public.

J'ai de plus en plus l'impression que dans tous les domaines les occidentaux ont pris l'habitude et le goût de marcher sur la tête. Je crains que cela ne les mène, en tant que civilisation, à une fin prochaine. Je ne peux pas dire que voir mon pays mener la marche vers l'abîme me réjouisse.

samedi 29 juillet 2017

Du véganisme


Cette affiche m'a fait bien rire tandis que je traversais le Lot-et-Garonne l'an dernier


Le véganisme serait tendance. Et pour bien des raisons : d'abord parce que ce n'est pas bien de tuer de mignons animaux ensuite parce que l'obtention de protéines animales nuit gravement à la planète car elle épuise ses ressources. De tels arguments ne peuvent que toucher la sensiblerie des écolos amis des bêtes, c'est à dire de ce qu'une culture dégénérée produit de plus avancé (comme peut, justement, l'être une viande c'est à dire à la limite de la putréfaction). J'entendais ce matin un gentil végan narrer son évolution vers un véganisme pur et dur. D'abord, ami des animaux, il s'aperçut qu'il y avait une contradiction à en manger puis, petit à petit, la seule vue d'une boucherie lui devint insoutenable, enfin, parvenu au stade ultime de son chemin vers la sainteté, il montre à ceux qu'il voit manger de la viande des photos de petits animaux mignons. Bref un emmerdeur doublé d'un couillon.

Ce genre d'attitude me rappelle celle de certains anti-tabac du temps béni où l'on pouvait encore fumer au restaurant (je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître). Au début des années quatre-vingts, mangeant en compagnie de ma chère et tendre épouse dans un restaurant chinois de la rue Saint-Jacques, un brave jeune homme occupant la table voisine me pria d'éteindre ma cigarette car sa fumée le gênait. Un brin étonné de cette curieuse requête, je lui répondis par un élégant « J't'emmerde !» et l'affaire s'arrêta là. Et puis les choses ont évolué, on a d'abord parqué les fumeurs dans des salles spéciales, avant de ne plus les tolérer que dans des lieux ouverts. Nous verrons-nous un jour réduits à ne pouvoir consommer de la viande qu'à l'extérieur ?

Tout cela, comme les chemins qui mènent à l'Enfer part de bonnes intentions : quoi de plus touchant en vérité qu'un jeune agneau gambadant dans un pré ? Ne retrouve-t-on pas dans l’œil du veau les mêmes lueurs d'intelligence qui illuminent le visage d'un végan ? Quant au porcelet, une fois bien lavé, n'incarne-t-il pas de tout son être une pureté et une innocence rare chez l'humain ? Seulement, ces braves bêtes que leurs amis défendent avec la juste hargne du zélote, ont un défaut majeur, celui d'être les produits d'une domestication n'ayant pour but que de transformer des mammifères sauvages en producteurs de viande. Sans l'élevage en vue de satisfaire les tendances carnassières de l'homme pas plus de porcelets mignons que de tendres agneaux ou d'espiègles veaux. Ce qui, reconnaissons-le contraindrait les irréductibles carnassiers à chasser avec pour conséquence, vue la prolifération des humains, une rapide et totale extinction de leurs équivalents sauvages. Privés de leurs animaux chéris, les végans n'auraient-il pas, en ce cas, l'impression de s'être tiré une balle dans le pied ?

Ces âneries végétariennes ont pour origine un anthropomorphisme qui amène les âmes délicates à voir tant de points communs entre eux et l'animal que les manger reviendrait à une forme insupportable d'anthropophagie. On peut les comprendre : n'ont-elles pas l'intelligence du veau, l'imagination de l'agneau et l'élévation morale du porcelet ? Toutefois le végan s'alimente de végétaux. Oublieraient-il que le poireau, le chou, la patate, le soja sont des êtres vivants que l'on arrache, coupe, ou moissonne de manière brutale ? Au nom de quoi mettraient-ils fin à des vies qui, tout bien réfléchi, sont plus sereines que celle d'Aymeric Caron ? Quoi de plus aimable qu'un jeune poivron ? Quoi de plus émouvant qu'un petit cornichon ? Quoi de plus subtil qu'une betterave naissante ? On respecte TOUTES les vies ou AUCUNE.

Je conseillerais donc aux végans et autres âmes d'élite d'abandonner les légumes et céréales pour se nourrir uniquement de cailloux. En évitant bien entendu les roches calcaires, vu que celles-ci sont le produit de la sédimentation des coquillages et squelettes des micro-algues et animaux marins et reviendrait donc à manger du cadavre.

jeudi 27 juillet 2017

Vive le loup !

Depuis quelque temps, le loup se voit défendu bec et ongles par de braves gens qui lui trouvent toutes les excuses : l'animal serait craintif, doux, humble et discret. S'il lui arrive, exceptionnellement, de s'attaquer à des brebis, c'est simplement que les bergers français font mal leur boulot, s'équipent de chiens inadaptés, en gros sont des grosses feignasses imbéciles contrairement à leurs homologues italiens qui non seulement cohabitent avec ce canidé mais apprécient ses nombreuses qualités, lesquelles sont si nombreuses qu'en dresser la liste est une gageure que nous nous empresserons de ne pas relever.

On se demande bien pourquoi au fil des siècles l'homme s'est ingénié à l'éradiquer. Il faut dire que ladite éradication fut le fait de gens frustes et superstitieux plus enclins à croire aux légendes calomnieuses qu'à la douce vérité. Curieusement, ces êtres sans lumières se sont laissé persuader que le loup représentait un danger pour l'activité pastorale ! Il était temps que notre vingt-et-unième siècle naissant rétablisse la réalité comme il a su le faire dans bien des domaines sociétaux : le loup est l'ami de l'éleveur au même titre que les racailles de banlieue sont ceux de la police. S'il lui arrive de se montrer taquin envers les brebis, c'est par jeu. Certains verront dans les rares égorgements d'ovins qu'on lui attribue (souvent à tort) la vengeance d'un herbivore contrarié par des concurrents déloyaux. C'est faux. En fait, en supprimant les éléments les moins rapides ou les plus stupides d'un troupeau ce canidé participe à une sélection naturelle et, partant, à l'amélioration de la qualité des races ovines.

Et puis c'est bien connu, le loup ne hante que les montagnes où ils réguleraient la prolifération des cervidés dans les forêts ombreuses si d'inconscients pastoureaux ne venaient les y provoquer. Certains esprits chagrins vous diront que ces canidés ne sont pas plus montagnards de nature que ne le sont les Druzes ou les Kurdes et que s'ils se sont trouvés réduits à choisir cet habitat c'est que, comme les peuples du Proche-Orient susmentionnés, les gens des plaines les y ont contraints. Ce qui expliquerait pourquoi le terme occitan « loup » a supplanté en pays d'Oil celui de « leu » vu qu'il fut plus facile d'éradiquer cette pauvre bête dans les plaines du Nord que dans les montagnes du Sud. Admettons que ce ne soit pas entièrement faux. Ce serait une bonne nouvelle ! Ainsi on pourrait réintroduire le loup partout.

S'il y a un endroit où le loup serait le bienvenu, c'est en notre belle capitale : en effet, il y compte de nombreux amis, lesquels, a la différence des paysans abrutis des siècles passés, ont une conscience pleine et entière des douces mœurs de la bête et lui réserveraient l'accueil chaleureux qu'il mérite. Cette réintroduction ouvrirait la voie à celle du vibrion cholérique et du Yersinia pestis auxquels les siècles ténébreux qui ont précédé nos temps de clarté ont calomnieusement attribué des ravages imaginaires.

jeudi 20 juillet 2017

Pour le JMU (Jacques Martin Universel)

Le bac est mort. Il ne sert plus à rien. Ce qui était le premier grade universitaire n'assure plus, vu le niveau de certains lauréats, que l'on ait un niveau permettant de suivre un quelconque enseignement supérieur. Du fait du tirage au sort, une brêle totale et non motivée a autant de chances de voir ses vœux réalisés qu'un élément brillant qui rêve d'être accepté dans une filière où il aura la capacité de réussir. Dans ces conditions, à quoi bon avoir un bac avec mention très bien ? A quoi bon avoir un bac tout court ?

Puisque le temps est aux économies, la suppression pure et simple de cet examen où il faut vraiment mettre du sien pour ne pas être reçu (87,8% de réussite cette année!), me semble s'imposer. De plus, ce faisant, on épargnerait aux correcteurs la souffrance que provoque en eux la correction de copies ineptes auxquelles ils se voient contraints de donner des notes « acceptables ». La nature ayant horreur du vide, il faudrait cependant le remplacer par un diplôme, un certificat ou quelque chose. C'est pourquoi je proposerais qu'on décerne à tout élève ayant plus ou moins suivi un cycle d'études secondaires relativement complet le JMU.

L'idée m'est venue en me souvenant de l'émission qu'animait il y a quelques lustres déjà le regretté Jacques Martin. Elle s'appelait l'École des fans et permettait à à des enfants de venir faire étalage de leur talent (et plus souvent de son absence) en chantant les chansons de la vedette invitée. C'était aussi l'occasion pour eux de sortir quelques âneries du genre « mot d'enfant »en réponses aux questions du Grand Jacques, ce qui provoquait l'hilarité du populo. A la fin de la compétition et quelle qu'ait été la valeur de leur prestation l'animateur déclarait que tout le monde avait gagné. Les similitudes entre les résultats de cette « École des fans » et du bac 2017 sont, vous en conviendrez, frappantes.

L'unique épreuve du « Jacques Martin Universel » (ou JMU) consisterait donc, après un entretien d'une ou deux minutes donnant au candidat l'occasion de proférer quelques conneries, à chanter une petite chanson dont la connaissance des paroles comme de la musique pourrait n'être qu'approximative. Et à la fin, tout le monde aurait gagné. Ainsi, une classe de trente élèves pourrait obtenir son JMU en 150 minutes (soit 2 heures et demie). Bien entendu, le jury serai composé des enseignants des impétrants. Économie de temps et de moyens, le JMU ne présente que des avantages !

Ensuite l'entrée dans le supérieur,en cas de demandes trop importantes dans certaines filières se ferait par tirage au sort comme maintenant. Simple et efficace, non ?

Certains m'objecteront que les étudiants ainsi recrutés risqueraient de connaître les affres de l'échec dans le supérieur. Ce serait cruel et pour tout dire insupportable. Une réforme audacieuse pourrait éviter ce risque. Plutôt que des examens sélectifs, l'Université pourrait décerner des JMU+3, +5 et +8. Il suffirait pour les obtenir de chanter 4, 6 ou 9 chansons...

mercredi 12 juillet 2017

Le paquet à 10 €

Dans sa grande sagesse, le gouvernement envisage de porter le prix du paquet de cigarettes à 10 Euros. Il faudrait y arriver au plus tôt, afin, selon la ministre de la santé que nous connaissions la première génération sans tabac. Ce qui fait preuve d'une profonde méconnaissance de l'histoire vu que jusqu'en 1560 cette plante était inconnue en notre beau pays. On peut donc penser qu'entre Cro-Magnon et la reine Catherine (de Médicis) un certain nombre de génération ont pu faire l'expérience d'une vie sans l'herbe à Nicot. Mais passons.

De plus, rien ne prouve que le paquet à 10 € aura pour conséquence de dissuader les fumeurs. Il se pourrait même que le principal résultat de l'opération soit une augmentation de la contrebande et du marché frontalier. Comme le montre cet intéressant article, la courbe des saisies de tabac des douanes a tendance à suivre celle du prix du paquet et même à la devancer puisque depuis 2005 les saisies ont plus que doublé tandis que le tarif des 20 cigarettes n'augmentait que de 40 %. Certains optimistes se diront que les douaniers sont de plus en plus futés, les réalistes penseront que c'est plutôt à cause de l'augmentation de ce trafic.

Sans tomber dans l'illégalité, le paquet à 10 € favorisera le tourisme. Je me prendrai comme exemple. Si le Normand d'adoption que je suis se trouve loin de toute frontière, lorsque je me transforme en Corrézien à temps partiel je ne suis plus qu'à environ 450 km de la frontière espagnole. En ce pays d'inconscients où l'on devrait fumer comme des pompiers, on peut acheter un paquet de cigarettes menthol longues pour 4 Euros 25. Ce qui ferait une différence de 5,75 € avec notre prochain tarif. Comme en sa grande sagesse l'UE nous autorise à acheter 4 cartouches soit 40 paquets, l'économie est de 230 €. Elle peut augmenter grâce à l'achat d'alcool (10 litres autorisés) et de quelques denrées goûteuses et d'un prix avantageux. Admettons qu'on parvienne à une économie totale d'environ 300 €. Les frais de carburant ne se montant qu'à environ 100 €, je peux donc m'offrir une nuit dans un hôtel correct et un repas décent tout en restant bénéficiaire. Sans compter que je pourrais aussi faire étape chez mes connaissances du sud, mêlant ainsi l'utile à l'agréable. Le paquet à 10 € poussera donc de plus en plus de gens à aller se ravitailler à l'étranger, même quand ils en sont relativement éloignés.

Admettons que le paquet à 10 € atteigne le but visé. Plus un paquet de cigarettes ne se vend. Or, si on en croit les chiffres qu'on trouve ici ou là, en France se vendraient 45 milliards de cigarette par an soit 2,25 milliards de paquets. A raison, au prix actuel, d'un bénéfice de 5€ par paquet, l'état connaîtrait un manque à gagner de 11,25 milliards d'Euros par an. Qui paierait ? On avancera que la santé s'améliorant, on économisera en soins. C'est possible, seulement, ces effets ne seront visible qu'à moyen terme et les anti-tabac devront dans un premier temps mettre la main à la poche. Sans compter qu'à terme les 73 000 victimes annuelles du tabac vivront 7 ans de plus avec l'incidence qu'on peut deviner (et même chiffrer) sur la comptabilité des organismes de retraite.

Bien entendu, personne ne pense que cette augmentation fera renoncer les fumeurs à la cigarette. Il s'agit simplement de faire semblant d'agir, de se faire un peu de vent sous la queue, au risque de voir les rentrées fiscales diminuer tout en voyant se maintenir les frais médicaux engendrés par le tabac. En résumé, une vraie mesure socialiste.

lundi 10 juillet 2017

Une loi, vite !

Comme moi, il vous arrive de rechercher sur le Net tel ou tel objet ou appareil, que ce soit un plug anal, un inter-rossiteur ou une paire de moufles. Mes recherches portent essentiellement sur des matériaux ou des outils afin de me mieux livrer à mes passions dévorantes. Et que remarquons-nous ensuite ? Que les objets de nos recherches apparaissent immédiatement en publicité où que nous allions sur le réseau. Je ne dis pas que cela soit inutile. Il est bon de rappeler au consommateur distrait ce qu'il devrait acheter afin d'accéder à la parfaite félicité. Seulement, il y a quelque chose qui cloche là-dedans.

Récemment, mes recherches ont porté sur un chargeur de batteries lithium-ion et un broyeur de végétaux. Elles furent si fructueuses que j'en passai bien vite commande après de MM. Cdiscount et Amazon (dont on ne vantera jamais assez l'efficacité des services sauf quand ça foire complètement.). Ces précieux appareils me furent livrés avec une célérité remarquable et j'ai pu, émerveillé, en vérifier l'efficacité. Seulement, les pubs continuent de m'apparaître, comme continue d'apparaître celle d'un abri de jardin qui depuis plusieurs mois attend patiemment que je le monte dans mon garage corrézien*. Qu'attendent au juste ces fournisseurs ? Craignent-il qu'étourdi, j'ai oublié qu'il me fallait au moins deux exemplaires de chacun de ces achats ?

Quoi qu'il en soit, ces pubs sont agaçantes et malvenues. Il serait donc urgent que, lorsqu'on a fait l'emplette de l'objet désiré, le vendeur le signale à M. Internet afin que celui-ci cesse de nous importuner avec des publicités qui ont cessé d'être ciblées. Ça ne lui prendrait guère de temps. Seulement, le laisser-aller régnant n'encourage pas la courtoisie. Peut-être faudrait-il légiférer sur le sujet, offrant ainsi à notre vénéré président une nouvelle occasion de démontrer qu'on peut à la fois être jupitérien, changer de place lors d'une photo afin de se trouver auprès du plus puissant des dirigeants et se montrer à l'écoute des aspirations profondes de son peuple.

* Soyons clair : il n'est aucunement question que je le monte DANS MON GARAGE qu'il ne ferait qu'encombrer, il s'agit simplement de l'endroit où je l'ai entreposé en attente de son montage.

dimanche 9 juillet 2017

Au pied du mur...

Tandis que j'astiquais ma Kalachnikov en vue d'un repas de famille, ma pensée se mit à errer. Et, rêvassant, il serait étonnant qu'on ne rencontrât pas au hasard d'un coq à l'âne l'immense figure du président jupitérien. Vous savez, celui dont Dieu à fait le généreux don à une France qui ne le mérite pas, l'homme à la pensée si complexe que les journalistes, et encore moins le peuple ne sauraient en saisir les subtilités, M. Macron puisqu'il faut l'appeler par son nom.

Et je me disais que cet être surdivin, ben pour l'instant, à part enfiler des conneries, il n'avait pas fait grand chose. Bien sûr après son relatif triomphe aux présidentielles, ils s'était vu offert par une très relative majorité de Français un parlement godillot. Bien sûr, il ne tardera pas à édicter des ordonnances qui seront bien vite entérinées. Bien sûr, si on en croit les media, il a, entre autres, terrassé Poutine, subjugué Trump, mis au pas les chinois, étonné l'Univers. Mais tout ça, c'était plutôt facile, non ? Car pour l'instant les pilules du bon docteur Macron, personne ne les a encore avalées. Passeront-elles comme lettre à la poste ?

Sans vouloir paraître pessimiste, je crains que non. Viendra un jour où droite et gauche lui tomberont sur le paletot. La CGT avalera-t-elle sans problèmes certaines de ses mesures ou bien se lancera-t-elle dans une de ces actions propres à paralyser l'économie dont elle est si friande ? On peut en douter. Les riches retraités (1200 € par mois ! Que font-ils de tout cet argent?) se laisseront-ils tondre sans broncher ? Je crains que non. A être ni de droite ni de gauche ou, plutôt, à aller de droite à gauche, plutôt que de rassembler on risque de mécontenter tout le monde !

Vous me direz que tout président tentant de réformer ce pays se trouverait confronté aux diverses forces d'inertie qui le parcourent. C'est même pour cela qu'à part des âneries sociétales qui ne touchent pas leur porte-monnaie ses prédécesseurs se sont bien gardés de trop mécontenter les Français par de nécessaires réformes. M. Macron, volens nolens, se trouvera donc confronté, au cas où il tenterait d'appliquer son programme, à de violentes oppositions. Et c'est au pied de ce mur qu'on verra le Macron : c'est face aux conflits qu'on mesure le jupitérien. S'il veut, contre vents et marées, réformer, il lui faudra la poigne d'une Maggy Thatcher. L'aura-t-il ? Bénéficiera-t-il alors d'un soutien populaire suffisant pour faire front ? J'en doute. Le temps des enfilades d'âneries et de la domination mondiale passé, s’avérera-t-il à la hauteur ? Nous ne devrions pas tarder à le savoir.

Pour l'instant, rions avec (ou de) lui. Hier, lors de son discours au G 20, notre superdivin chef adoré a établi un lien entre le changement climatique et le terrorisme. Ça, c'est frappé au coin du bon sens ! On ne peut que l'approuver si l'on pense qu'on ne saurait résoudre les problèmes d'embouteillages à Romorantin sans s'être conjointement attaqué à celui de l'industrie du lacet dans la basse vallée de l'Adour.

samedi 8 juillet 2017

Mars


Ce matin, intrigué par un de ces tests qui rendent Facebook fascinant, je cliquai sur « Ce que les journaux disent de toi » et à mon grand dam voici ce que je découvris :


Moi qui voulais que ce ou plutôt ces voyages demeurassent secrets ! En effet, à la différence de M. Thomas Pesquet qui nous bassina récemment avec son excursion à 450 km de la terre, je suis un véritable mais modeste explorateur interplanétaire. Ce guignol qui nous a fait une pendule à treize coups sous prétexte qu'il avait passé quelques semaines dans l' « espace » me hérisse. En fait-on tout un plat quand un Parisien se rend à Brest ou à Strasbourg ? Pourtant il est plus éloigné de son point de départ que Môssieu ne l'a jamais été de la terre ! Mais passons.

Le manque de régularité des parutions d'articles sur ce blog s'explique, je peux bien l'avouer maintenant qu'un importun a vendu la mèche, par les quelques séjours que j'ai effectués sur la Planète Rouge. Un jour que je ne savais trop quoi faire, j'entrepris d'adapter mon break Focus aux voyage interplanétaire. Les quelques modifications nécessaires comprenaient, évidemment, l'installation d'un Inter-rossiteur capable d'assurer la transpérambulation de l'anti-matière pseudo-cosmique (Merci, Robert Rankin !). Je n'en dirai pas plus. Après une matinée de travail, ce fut chose faite. Je pris un repas léger et ensuite la direction de Mars vers treize heures. Le voyage devant, selon mes calculs, durer environ six heures, cela me permettait d'y arriver pour l'heure de l'apéro.

Je parvins à destination à l'heure prévue. Ma première impression fut assez défavorable, car, si le whisky était acceptable, on l'y sert sans glaçons. En effet les Martiens ont une technologie plutôt rudimentaire et sont incapables de faire geler l'eau, ce qui n'a rien d'étonnant de la part de gens qui se déplacent en soucoupes. En revanche, la cuisine et les vins y sont tout à fait remarquables et les portions généreuses. Une des choses qui me surprit le plus fut que, contrairement aux observations des ufologues, Mars n'est pas seulement peuplée de petits hommes verts. En fait, seuls les jeunes sont de cette couleur. Mûr, le Martien tourne à l'orangé puis au rouge, comme le font les tomates. Les voyages formant, comme on sait, la jeunesse, ce sont les gamins qu'on envoie faire un tour sur terre. Ce qui explique la bévue de nos scientifiques quant à la couleur et à la stature de nos voisins lesquels sont, comme vous et moi, de taille parfaitement normale. C'est pourquoi, grâce à ma couperose, j'ai pu passer sans problème pour un gars du coin. Les femmes, bien que très portée sur la bagatelle, y ont, tout comme les hommes, une haleine de chacal, ce qui me découragea d'entamer tout badinage.

Je dois dire qu'en dehors des plaisirs de la table, un séjour sur Mars présente peu d'intérêt. Les paysages sont d'une monotonie atterrante : pas plus de relief que la Beauce. Les champs de betteraves rouge, de tomates, de poivrons, de cerises, de groseilles ainsi que la prédilection du Martien pour les animaux à poil roux expliquent le surnom de la planète. L'architecture rappelle celle de Bezons. Quant à la télé, c'est la cata : les chaînes y passent pratiquement en boucle les équivalents locaux de La vache et le prisonnier, Où est passée la 7e compagnie, La Grande vadrouille ou des chefs-d’œuvre de Bergman. Pour ce qui est des infos, RAS vu qu'il ne se passe jamais rien de bien nouveau. L'ennui s'installe d'autant plus vite que le martien est totalement dépourvu d'humour et sa conversation soporifique. Comme on pouvait s'y attendre, les Martiens parlent un Français assez pur mais avec un fort accent béarnais qui rend parfois sa compréhension difficile. Ce qui n'est pas grave vu le manque d'intérêt des paroles prononcées. C'est pourquoi, j'ai décidé, après mon troisième voyage de ne plus y mettre les pieds.

Je ne saurais donc trop déconseiller une escapade vers cette planète surtout aux bricoleurs maladroits qui, ayant mal réglé leur inter-rossiteur, risquent de se retrouver sur Vénus ou Saturne où on s'emmerde encore plus. En dehors de la gastronomie, le seul véritable intérêt de ce séjour est qu'on n'y parle pas de M. Macron dont on ignore jusqu'à l'existence. Mais, bon, vu qu'avec des boules Quies on peut échapper aux discours du Président Jupitérien, est-ce que ça vaut le voyage ?

vendredi 7 juillet 2017

Un seul être vous manque etc.

Treize jours sans le moindre mot de billet. Ça ne s'arrange pas ! Mais j'ai une excuse, au moins pour ces derniers six jours : en effet, ma fille est venue passer des vacances en ma compagnie, avec pour effet de perturber ma routine mais de manière agréable.

Tout en respectant son besoin de repos, le séjour fut actif : visite des haras de Saint-Lô et du Pin, d'une abbaye, d'une ville médiévale (Domfront), du marché aux bestiaux (moutons et veaux) de Sourdeval. Poissons ou saucisses grillés au barbecue, pommes de terre nouvelles du jardin sautées au beurre, petits artichauts de la même provenance, fraises, framboises et grains de cassis grappillés au même endroit :  les papilles furent à la fête. Pour une fois, le temps consentit à mettre du sien et démontra que les collines connaissent des jours sans pluie ni neige ni grésil et que l'été n'y est qu'en partie une légende que se plaisent à évoquer les vieux à la veillée. De longues conversations vespérales ne furent pas le moindre piment de ce trop court séjour. Visiblement ravie, ma fille est partie hier, prenant le train à la gare de Vire.

Et me voilà de retour à ma routine de solitaire à temps partiel. Certes, comme elle le souligna, ça n'a pas que des inconvénients : on peut, entre autres choses, se promener de nouveau nu dans la maison, des plumes de paon fichées dans le cul,  en imitant la démarche du coq... Hélas, cet innocent passe-temps n'est pas de ceux que je pratique aussi cette aimable suggestion ne sut pas dissiper le vague à l'âme qu'occasionna son départ.

Surtout que ces vacances sont peut-être les dernières passées seul à seul en sa compagnie à cause de son prochain mariage. Ainsi va la vie.

samedi 24 juin 2017

Ils ont un métier facile !

Les 29 et 30 janvier de l'an de disgrâce 2015 (depuis quelque années, la disgrâce est devenue la règle) , je publiais deux articles sous le titre « Pauvres députés ! ». J'y évoquais la longue et pénible ascension qui, hors parachutage, mène à la députation et à la lourde tâche de voter les lois de notre chère (au sens de « coûteuse ») république.

Mais ça, c'était avant. Adieu aux députés blanchis sous le harnois ! Les temps ont changé ! C'est aussi simple que de devenir président ! Inconnu hier, élu aujourd'hui ! Des centaines de nouveaux visages vont apparaître sur le trombinoscope du palais Bourbon. Certains de ces élus ont fait le buzz sur l'Internet : des vidéos les montraient bafouillant, répondant à côté de la question, bref laissant un brin sceptique quant à leur capacité à légiférer. Vaines inquiétudes ! En effet, j'apprends ce matin qu'afin de palier les éventuelles insuffisances de nos nouveaux élus , dans sa grande sagesse, le mouvement LREM organisait, ce week-end, un séminaire de formation de... ...deux jours !

Depuis que Dieu a fait don à la France d'un président thaumaturge, plus rien n'étonne. Mais là j'avoue en rester comme deux ronds de flan ! En deux jours, on va transformer des néophytes en pros. Vous en connaissez beaucoup de métiers dont on maîtrise ne serait-ce que les rudiments en deux jours ? Vous monteriez dans un avion dont le pilote ignorait tout de l'aéronautique deux jours plus tôt ? Vous achèteriez les remèdes d'un laboratoire dont les pharmaciens ont été formés en deux jours ? Vous confieriez la gestion de votre patrimoine à un notaire qui avant-hier était marchand de peaux de lapins ? Pour exercer la noble profession de charcutier, il vous faut passer un CAP ou un BEP soit trois ou quatre ans de formation. Pour le CAL (Certificat d'Aptitude à Légiférer), quarante-huit heures suffiraient-elles ? Il faut croire que oui. Ce qui reviendrait à admettre que n'importe quel con est en mesure de voter les lois.

J'en suis à me demander si le casting des candidats LREM (La République d'Emmanuel Macron) n'a pas été mené de manière à recruter de parfaits incapables à qui on ne demandera pas d'élaborer des lois mais simplement de voter les textes présentés par les techniciens qui savent. Peut-être ai-je mauvais esprit ?

dimanche 18 juin 2017

Philosopher

Il y a quelques jours avait lieu l'épreuve de philosophie du baccalauréat. J'avoue que les sujets me laissèrent, comme d'habitude plutôt pantois. A part oui, non ou peut-être, je ne saurais que répondre aux questions posées. Or il faut disserter. Évoquer le pour, le contre, le dessus, le dessous, de problèmes que l'on n'a jamais rencontrés dans la vie civile. Ni ailleurs, vu qu'il n'y a plus de service militaire. Franchement, qui d'entre vous n'a pu trouver le sommeil, taraudé qu'il ou elle était, par la question de savoir si une œuvre d'art est nécessairement belle ou si l'on peut se libérer de sa culture ? J'en suis à me demander à quoi peut bien servir la philosophie et à me féliciter d'avoir obtenu mon bac à un âge où la vanité de ces questionnements ne m'apparaissait pas.

D'après un certain Michel de Montaigne, « Philosopher c'est apprendre à mourir ». Admettons. Le gaillard est réputé sérieux. Ne m'intéressant aucunement au rugby, j'ai abandonné la lecture de ses Essais d'autant plus vite que l'ouvrage était bourré de fautes d'orthographe et de mots incompréhensibles.

Mais revenons à nos moutons. Apprendre à mourir ! Fallait le trouver. Il me semble qu'au même titre qu'une candidature LREM à la députation si quelque chose ne demande aucun apprentissage, c'est bien mourir. Tout le monde y parvient (ce n'est pas le cas pour la candidature LREM). Du nouveau-né au centenaire. Sans entraînement préalable. Beaucoup de gens sont trop craintifs pour oser contrarier leur conjoint, leur belle-mère, leur chef hiérarchique, voire leur animal de compagnie. Ils s'abstiennent de le faire, trouvent des échappatoires. Pourtant, jusqu'à preuve du contraire, il ne s'est jamais trouvé qui que ce soit de suffisamment lâche pour éviter la mort.

Vu qu'apprendre à mourir n'est pas nécessaire, de deux choses l'une : soit l'ex-maire de Bordeaux, comme son actuel successeur, disait un peu n'importe quoi, soit il avait raison et dans ce cas philosopher ne servirait pas à grand chose.

D'un autre côté, il faut bien « passer le temps petit qu'il [nous] reste de vivre » comme disait le bon Aragon. Aussi, si le bilboquet ne nous passionne qu'à moitié,  pourquoi ne philosopherait-on pas ?

vendredi 9 juin 2017

Micro-trottoir et autre attrape-nigauds

S'il existe une pratique aussi répandue que malhonnête c'est bien le micro-trottoir. Les media audio-visuels en raffolent. Quels que soient le problème ou la question, on va interroger l'homme de la rue (qui n'est pas comme je le croyais, en mon enfantine innocence un clochard). Et celui-ci répond. Et il tente généralement de le faire comme il faut, de n'avoir l'air ni trop con ni trop extrémiste, de paraître intelligent et posé, ce qui l'amène à répéter de préférence la parole de la soi-disant élite. La malhonnêteté du procédé est évidente : car ne passe à l'antenne qu'une sélection des propos recueillis et que ce choix est bien entendu conforme aux a priori de la rédaction. Bien sûr on laissera une petite place à des opinions divergentes mais seulement dans le but de maintenir une illusion de vraisemblance : une trop grande unanimité finirait par sembler suspecte.

Pourquoi a-t-on recours à cette piètre comédie ? D'abord par démagogie. Elle permet au gogo de base de penser que son avis a une quelconque importance. Mais aussi et surtout pour influencer. Le choix des propos diffusés jouent un double rôle : conforter les auditeurs qui partagent les préjugés du media choisi que leur opinion est quasi-unanimement partagée et donner à ceux qui ne les partagent pas l'impression qu'ils sont ultra-minoritaires ce qui peut pousser un mouton à penser qu'il s'est égaré loin du troupeau..

Il en va de même pour la parole qu'on « donne » aux auditeurs et autres téléspectateurs. Les questions ou remarques y sont si bien filtrées que sauf à proposer un discours acceptable pour, une fois à l'antenne, parler de toute autre manière, les propos discordants sont systématiquement éliminés. Ces mauvais plaisants se voient vertement tancés par le propagandiste qui les accuse de malhonnêteté comme si lui et son équipe, en censurant systématiquement toute parole non-conforme se montraient probes.

Mais mon pauvre ami, vous enfoncez-là des portes ouvertes ! Qui peut bien accorder le moindre crédit à ces pantalonnades ? Eh bien justement : j'ai de plus en plus l'impression que les Français sont des gogos avides de se rallier aux opinions des media, quelles que soient la couleur du fil dont elles sont cousues ou la grosseur des ficelles mises en œuvre. Ce n'est pas l'élection d'un président jupitérien qui invite à penser printemps qui dissipera mes doutes. Surtout si, comme prévu, il se voit offert une majorité écrasante.

dimanche 4 juin 2017

En panne ?

Certains lecteurs particulièrement fidèles et attentifs l'auront remarqué : il y a plus de trois semaines que je n'ai rien écrit. Ce n'est pas totalement exact, car il m'est arrivé de commencer un ou deux billets abandonnés puis effacés après quelques lignes.

Je pourrais justifier ce silence par des occupations chronophages. Je suis en effet parti quinze jours dans le Limousin où je me suis livré aux joies enivrantes de la tonte et de la décoration. Entretenir le terrain, peindre les boiseries et papieter les murs de la deuxième chambre m'ont en effet occupé mais pas au point de me laisser sans aucun loisir.

En fait, je crains de traverser une période de découragement. Il m'est même arrivé de rester plus de quarante-huit heures sans allumer mon ordi ! La lecture des blogs comme celle de mon mur facebook me divertit moins. Je crains que cela ne soit dû au triste constat que j'ai tiré des présidentielles à savoir que les Français, en majorité, sont moutonniers et obéissent au doigt et à l’œil à des media dont ils disent se méfier. Cette amère prise de conscience a pour corollaire un sentiment de la profonde vanité qu'il y a à prêcher des convertis voire dans le désert.

Il m'arrive également de ne plus écouter ma radio tant haïe. Comme tous les principaux media, elle ne trouve pas les mots pour exprimer la vénération qu'elle porte au président jupitérien nouvellement élu. Je ne serais pas surpris qu'on nous révèle qu'il marche sur l'eau et guérit des écrouelles tout en dictant sa loi aux puissants de ce monde. En bons toutous, les électeurs lui donneront une majorité afin qu'il puisse mettre en œuvre un programme dont ils ignorent tout. C'est désolant.

Mais vu que la politique ne représente qu'une fraction des 1455 articles parus aujourd'hui, cette mélancolie n'explique pas tout. Il y a tant de pays où déconseiller d'aller, tant de nouveaux animaux de compagnie sur lesquels médire, tant d'aventures rocambolesques à narrer (pas plus tard qu'hier je suis allé, au péril de ma vie, acheter une porte de garage d'occasion en Seine-Maritime!), tant de défis bricolesques relevés, tant d'expériences potagères à relater ! Les sujets ne manquent donc pas...

Peut-être suis-je en panne d'inspiration ? Si c'est le cas je ne peux que souhaiter que celle-ci revienne car écrire est pour moi un plaisir que renforce la fidélité des quelques lecteurs à qui ma prose a l'heur de plaire. Il ne s'agit donc que d'un au revoir et, peut-être même d'un à bientôt.

vendredi 12 mai 2017

L'énigme François Morel

Ceux d'entre-vous qui en ont le masochiste courage ont pu constater à quel point l'humour est une spécialité de France Inter. Cette chaîne fait d'ailleurs, sur son site web, suivre son nom de ce qu'on pourrait appeler une devise : « Info Culture Humour Musique ». Il est vrai qu'elle diffuse des journaux et des flashes censés être d'information mais toujours teintés de propagande politique de gauche. Pour la culture, comparée aux autres chaînes généralistes, il n'y a pas photo : elle l'emporte même si les émissions consacrées à la littérature, l'histoire, la science ou l'écologie ne sont jamais dépourvues d'arrières pensées idéologiques quand elles ne transmettent pas clairement les messages du camp du bien. On y diffuse aussi de la musique. Reste l'humour, le célèbre humour-France-Inter.

A quoi reconnaît-on cet humour ? Disons qu'y dominent parti-pris, vulgarité, insulte, calomnie et lourdeur. Établir une liste des chroniqueurs humoristiques de cette radio serait faire trop d'honneur à cette bande de propagandistes éhontés. Je ne citerai que Mme Charline Vanhoenacker car elle réalise un tour de force : ses plates âneries font rire M. Cohen (en partance pour Europe 1 où, n'en doutons pas, il fera l'éloge de la radio de service privée) aux éclats. Ce qui n'est pas rien. Parvenir à faire glousser ce Savonarole de gauche est tout de même une irréfutable preuve de la totale absence d'humour et de talent de cette pauvre Charline.

Et puis, curieusement, le vendredi matin, à l'heure où l'on est censé rire, M. François Morel intervient. Il fait tache au sein de cette équipe de bouffons grossiers. Car avec lui, on n'est pas dans l'invective gratuite, dans l'insulte ordurière, dans les abysses de l'ineptie auto-satisfaite. Oh, il arrive bien que son propos se montre de temps à autre partisan de la stupidité gauchiste, mais j'ose espérer que ce n'est qu'afin de garder son emploi. Le reste du temps, poésie, finesse, ironie, antiphrases, délire maîtrisé règnent. Il faut dire que le bougre est titulaire d'une maîtrise de lettres et que bien que fils d'un cheminot cégétiste, il fut auparavant élève d'un collège privé...

Ses prestations dans les Deschiens, ses rôles au cinéma, on suffisamment montré son talent pour qu'on se demande ce qui a bien pu le pousser à embarquer dans cette galère. Fins de mois difficiles ? Âpreté au gain ? Désir de relever le niveau d'une station que ses biais politiques poussent à favoriser ? Je n'ai pas de réponse. Toujours est-il que dans cet océan de nullité, il est bien agréable que l'énigmatique François vienne un jour sur cinq justifier que France Inter accole « Humour » à son nom.

samedi 6 mai 2017

Jour de réflexion

Dans sa grande sagesse le code électoral français interdit tout discours, déclaration, meeting, acte de propagande, etc. à partir de 0h le samedi précédant une consultation électorale. L'idée est de laisser une journée aux Français afin de peser le pour, le contre, le dessus, le dessous et tous les aspects des programmes des candidats en lice. Quoi de mieux que cette période de silence total pour se décider en toute tranquillité ?

A part que c'est stupide et l'a toujours été. Je m'explique : du temps où n'existait aucun moyen d'enregistrer la parole seuls les analphabètes étaient à l'abri de la propagande institutionnelle . Aujourd'hui, ne le sont vraiment que les sourds analphabètes ne connaissant pas la langue des signes* qui ne constituent qu'une infime minorité du corps électoral.

En effet, si la production de nouveaux discours est proscrite, rien n'empêche cependant un électeur de découvrir sur le Net un discours du candidat Bidule datant de quelques jours déjà mais dont la profondeur de pensée, la clarté de l'argumentation et la profonde humanité modifieront son opinion et son vote. Qui empêchera tel autre de se voir influencé par lecture d'un article du Petit Gaulois du 17 août 1891 portant sur une question fondamentale, comme par exemple les avantages et désavantages respectifs du port de la casquette ou du béret, et de prendre conscience que seul Tartempion a préconisé le remboursement du béret, couvre-chef devenu préférable à ses yeux suite à cette lecture ?

Et même si la lecture ou l'audition de tout media se montrait évitable, il n'en reste pas moins que l'indécis demeurerait influençable par son entourage. Qui pourrait empêcher ce beau parleur de Tonton Marcel de pousser à voter Bidule le jeune Léon alors que sans ses talents oratoire ce dernier aurait préféré Tartempion ? De même séduite par un bellâtre Tartempioniste, qui pourrait éviter que Ginette, folle d'amour, ne tourne le dos à Bidule qu'elle avait jusque là soutenu ?

De plus, comme j'ai pu le constater, au Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande-du-Nord la campagne se poursuivait jusqu'à la clôture du scrutin. Aurions nous des leçons de démocratie et de sage retenue à donner à ce vieux royaume ? Les convictions de l'électeur français seraient-elles plus volatiles que celles de son homologue d'Outre-Manche ? Permettez moi d'en douter.

Je ne discerne donc pas bien quelle peut être l'utilité de cette trêve. Son seul avantage étant de nous éviter d'être bassinés à longueur de journée par les déclarations des candidats ainsi et même surtout que par les commentaires des journalistes qui, malgré leur fervent désir de neutralité, se montrent parfois partisans ? Si tel était le but de la manœuvre, pourquoi ne nous accorderait-on pas, une semaine, un mois ou un an de suspension de la campagne ?

* Notons que cette catégorie est déjà difficile à influencer quand la campagne bat son plein et qu'on est en droit de se demander sur quelles bases elle se décide.

vendredi 5 mai 2017

Blanc, c'est blanc...

Me voici de retour en grise Normandie. Le joli mois de mai a des airs de triste novembre. Vivement les saints de glace que ça se réchauffe un peu ! Avec nostalgie je constate qu'en Corrèze j'aurais aujourd'hui 10° de plus. Mais il fallait que je rentre pour m'occuper un peu du jardin, lequel n'a pas beaucoup bougé si on excepte les dégâts du gel et de la sécheresse.

Quinze jours de dur travail ont cependant porté leur fruit. J'ai mis à profit ce séjour pour terminer la rénovation de deux des quatre pièces (en comptant la cuisine) que compte mon palais. Les fenêtres étant de taille réduite, les embrasures profondes, pour éviter que le logis soit sombre, j'ai choisi des papiers blancs tandis que les boiseries seraient gris-clair le tout contrastant avec des meubles en partie noirs. Et voici le résultat :
Cheminée

Coin salon           



La première chambre harmonise blanc, gris et noir :





 

Peindre en blanc les fenêtres à petits carreaux brun-sombre à l'origine n'est pas une sinécure Il aura fallu 3 couches pour obtenir un blanc parfait mais le résultat compense l'effort : 



Restent la 2e chambre et la cuisine à redécorer, l'abri de jardin à monter, la porte du garage à changer et à peindre, quelques peintures extérieures à faire, installer des étagères dans le garage, construire un passage couvert entre les sanitaires et le salon. Et probablement bien d'autres choses. Ce n'est pas demain que je manquerai d'ouvrage !

jeudi 4 mai 2017

Qu'attendre d'un président ?

J'avoue que les réactions d'une partie de mes amis Facebook après le débat d'hier soir me laissent assez pantois. Comme je l'avais été en constatant certains revirements vis-à-vis de M. Fillon au début des « affaires ». On en voit qui, ayant placé leur foi et leur espérance en Mme Le Pen, tiennent des propos manquant de charité à son égard. Je n'en ferai pas la liste. En gros, elle n'est pas à la hauteur et ne débat pas bien, et un débat, c'est important, crucial, fondamental ! Qu'est-ce qui a plus d'importance qu'un débat ? La réponse est simple: rien. Un chef d'état, ça doit être fort en débat, vu que la culture, l'avenir, le bonheur, la prospérité et pour tout dire le salut d'une nation ne sauraient être pérennes que grâce aux qualités de débatteurs de ses dirigeants.

Le débat se doit d'être feutré, fouillé, documenté. Les adversaires doivent avoir travaillé leurs dossiers à fond. On leur pose la question du prix d'une paire de bretelles chez Lidl ? Sans un moment d'hésitation, ils doivent le donner. La conversation roule-t-elle sur le taux de remboursement des sabots orthopédiques en caoutchouc ? Le bon débatteur devra, après un exposé clair et complet des variations que ce taux a pu connaître et suite à une étude prospective menée par d'incontestables spécialistes (prix Nobel de préférence), annoncer le taux susceptible d'apporter aux Français, et par conséquent au monde entier qui a les yeux rivés sur nous et nous prend pour modèle, entière satisfaction sur ce sujet capital. En fait, un candidat à la magistrature suprême se doit d'être un omni-spécialiste auquel rien n'échappe du plus petit détail aux plus fondamentaux enjeux. Un super technocrate, un puits de culture dont le cœur n'a d'égal que la raison, en somme. S'il sait en plus planter un clou et faire bouger ses oreilles, on atteint la perfection.

Eh bien, figurez-vous, chers amis, que ce n'est pas ma vision des choses. C'est peut-être celle des journaleux et autres spécialistes en politique et de leurs féaux suiveurs mais ce n'est aucunement la mienne. Un chef d’État ou simplement un leader doit définir les grandes orientations qui selon lui (ou elle) doivent être celles de la nation ainsi que les priorités de son action. La mise en œuvre de ceux-ci, les détails techniques, il laisse ça aux larbins (également nommés hauts fonctionnaires), ils sont là pour ça. On ne devrait choisir de soutenir un candidat qu'en fonction de ses prises de position sur les sujets qui nous semblent cruciaux. Le reste, c'est du baratin : il faut une ingénuité surdimensionnée pour y attacher la moindre importance. Les chiffres « sérieux » que sort de son chapeau un énarque digne de ce nom quittent rarement le domaine du projet voire de la promesse pour celui de la réalité. Et puis si l'ENA forme 80 ou 90 élèves français par an et que ceux-ci restent actifs une quarantaine d'année, ça nous en fait quelques milliers. Y a-t-il autant de leaders susceptibles d'entraîner le pays vers un avenir meilleur ou simplement moins catastrophique ? J'en doute.

Laissons donc l'administration aux administrateurs et aux leaders le soin de définir les objectifs à atteindre ainsi les vaches seront bien gardées et les veaux s'en porteront mieux.

lundi 24 avril 2017

Le lézard des murailles (Podarcis muralis)

Non seulement cette bête est une grosse feignasse mais sa compagnie procure peu d'avantages. Contrairement au chien, si vous jetez un bâton, les chances pour qu'il vous le rapporte sont nulles. De même ne comptez pas sur lui pour vous faire cadeau de souris mortes comme le chat. Totalement dépourvu d'intelligence, on ne peut pas dire qu'il ne lui manque que la parole vu qu'il lui en manque beaucoup d'autres et que s'il s'exprimait ce serait probablement pour débiter des platitudes sur le temps qu'il fait et se plaindre du manque de soleil.

Car le lézard aime le soleil. Au point qu'entre automne et printemps, période ou faute de réellement hiberner, il ralentit son activité (comme si le reste du temps il se montrait quelque peu actif !) seul un beau soleil le fera sortir. C'est ainsi qu'il a donné naissance au verbe « lézarder » qui signifie s’exposer de façon immobile au soleil, paresser. « Activité » que pratiquent certains humains qui n'ont pas de maison à rénover en Corrèze.

En plus d'être cossard, le lézard est pleutre, pire même : faible avec les forts, cruel avec les faibles. C'est la conclusion que je tire de l'observation de celui qui habite un trou dans ma maison, pas celle de Normandie où seul un de ces reptiles se serait aventuré en 1873 et y serait mort noyé par les pluies d'un beau jour de juillet. Je tiens à souligner que, bien qu'il occupe un logement chez moi, il ne me paye pas plus de loyer qu'il ne participe au règlement de ma taxe d'habitation, ce qui serait la moindre des choses. Mais je digresse. Ce squatter passe donc le plus clair de son temps à suivre le parcours du soleil. Le matin, il se fait bronzer à la sortie de son trou, plus tard, il s'aventure à une bonne vingtaine de centimètres de son repaire avec de continuer à jouir des rayons. Dès qu'il m'aperçoit, il court se cacher dans son antre. Comme si j'allais l'agresser ! C'est donc un trouillard. Seulement, quand il s'agit de s'en prendre à plus petit que soi, là, il y a du monde. Que les âmes sensibles me pardonnent mais la scène qui suit est véridique dans toute son horreur.

Un jour que je nettoyais mon trottoir, je balaya par inadvertance un petit coléoptère, genre mini hanneton. Mon coup de balai l'ayant mis sur le dos, je le remis sur pattes, repris mon labeur et lui son chemin. C'est alors que je vis une scène hallucinante:quittant comme une flèche son lieu d'oisiveté, le lézard saisit dans sa gueule le pauvre insecte et, aussi prestement qu'il était venu, partit le dévorer dans son antre. Certains objecteront qu'il faut bien qu'il mange quelque chose. Mais à l'instar des meilleurs et plus évolués humains ne pourrait-il pas se contenter de grains et de végétaux ? Imaginez la souffrance d'une araignée gobée vivante sans autre procès !

De plus, il se reproduit. Après un accouplement printanier, la femelle pond 2 à 9 œufs qu'elle dépose dans un trou. Quatre à 11 semaines plus tard en sortent de petits hooligans qui, si les couleuvres n'y veillaient, finiraient par nous envahir. Certains penseront que se faire manger tout cru par une couleuvre n'est, pour le lézard, pas plus enviable sort que celui du coléoptère. Ma réponse est claire : cépapareil, padamalgam !

mercredi 19 avril 2017

(Encore une) Aventure !

Ma vie, mes lecteurs réguliers le savent bien, est une longue série d'aventures captivantes. Pas plus tard qu'hier matin, je me rendis à la zone artisanale où, selon le bulletin municipal devait s'ouvrir en avril un magasin Gamm Vert. Le maire, bien que sympathique, étant qualifié de « divers gauche » vous comprendrez ma méfiance, ces gens-là c'est mensonges et compagnie. J'allai donc vérifier l'ouverture dudit magasin et éventuellement m'y procurer des lames de cutter. Je repérai facilement l'établissement parmi les 5 bâtiments de la zone et pus constater qu'il était bien ouvert. Je passai donc le portail et pris un virage pour me garer. C'est alors que je ressentis un choc violent sur mes roues avant suivi d'un inquiétant raclement sur le bas de caisse. J'eus beau regarder devant moi, je ne voyais rien d'anormal sinon un homme lançant vers moi des regards étonnés. Je descendis de voiture et compris vite la cause de ces surprises : ma voiture se trouvait en équilibre sur la bordure supérieure d'une sorte de terre-plein d'un mètre de large en forte pente.

Le personnel du magasin vint constater l'ampleur des dégâts. Je leur demandai s'ils pourraient me pousser (les roues avant ne touchant pas le sol, aucune manœuvre n'était possible). Pousser, ils ne souhaitaient mais me tirer, ils voulaient bien essayer à l'aide du Fenwick à condition que mon break soit muni d'un crochet de remorquage. C'était le cas, et une fois trouvé puis vissé ledit crochet la manœuvre allait pouvoir commencer. C'est alors que le responsable du magasin me demanda s'il pouvait prendre ma voiture en photo. Un tant soit peu vexé de me trouver dans cette ridicule situation, je lui demandai s'il tenait vraiment à immortaliser ma honte. Il me répondit que ce n'était pas la question mais qu'il voulait l'envoyer à ses chefs car il semblait qu'il existât un problème avec ce terre plein. Regardant les choses de plus près, je pus constater qu'en effet problème il devait y avoir vu le nombre de traces de pneus sur la bordure et les ornières qui labouraient la terre. Je n'étais donc pas le seul à m'y être aventuré. Ce qui est toujours rassurant car tant qu'à être abruti autant avoir de la compagnie.


Le Fenwick remplit à merveille sa fonction et, apparemment, la voiture n'avait aucun dégât notable. J'achetai donc mes lames et repartis vers de nouvelles et palpitantes aventures, à savoir une visite à l'épicerie et à la boulangerie...

mardi 18 avril 2017

Columbo

L'inspecteur (alias Lieutenant) Columbo fut d'abord des années 68 à 78, le héros d'une série diffusée dans le monde entier pour le plus grand bonheur des téléspectateurs. Une séquelle suivit (que pouvait-elle faire d'autre?) 10 à 15 ans plus tard. En ce moment, on la rediffuse ce qui n'est pas pour me déplaire et me donner matière à réflexion.

Le scénario était simple et répétitif : dans un premier temps, on vous montrait un (ou une, mais plutôt un) personnage plein aux as se séparer, pour des raisons qui lui appartenaient, d'une personne encombrante. Pour ce faire, il (ou elle , mais surtout il) faisait appel à des trésors d'imagination qui auraient dû rendre son crime parfait. Hélas, survenait un petit policier (avec imper et 403 décapotable) qui commençait à poser au coupable d'innocentes questions dont il blâmait lui-même la stupidité avant de l’obséder par d'innombrables retours, des questions qui se faisaient embarrassantes, avant que, réduit aux abois ou pris en flagrant délit, le coupable ne se trouve confondu. Ce qui était bien triste : tant d'imagination et d'efforts pour se retrouver fait comme un rat !

D'un autre côté, ces « génies »du crime commettaient une grave erreur d'analyse. Le vrai problème n'était pas d'imaginer une (presque) parfaite mise en scène visant à les placer hors de toute suspicion mais le fait que l'enquête fût confiée à ce fouille-merde de Columbo. Plutôt que de se triturer les méninges afin d'élaborer des scénarios complexes que Columbo se ferait un plaisir de démonter, un criminel sérieux se serait préoccupé de savoir si leur crime se déroulait dans un endroit où ce diabolique Italien sévissait. On ne m'ôtera pas de l'idée qu'à force d'envoyer de très riches citoyens derrière les barreaux, le lieutenant avait acquis une certaine célébrité, la manière infaillible qu'il avait d'éventer les plus parfaits complots étant devenue le secret de Polichinelle. Du coup, au lieu de se concentrer sur une manière sophistiquée de se débarrasser du gêneur ou de la gêneuse, l'important, au cas où on se trouvait dans son rayon d'action, devenait de se débarrasser de Columbo lui-même. Ce qui ne demandait aucunement des trésors d'imagination, vu qu'en cas d'assassinat de ce dernier l'enquête serait confiée à un de ses collègues bien moins futé. Débarrassé de l'homme à l'imperméable, le criminel pourrait sans trop d'inquiétude faire tranquillement disparaître sa victime préférée.

Je m'étonne qu'aucun des criminels démasqués par ce diabolique enquêteur n'ait eu mon idée. On m'objectera que c'eût été la fin de la série et que d'un point de vue moral ce serait contestable. Vu que tout a une fin et que le monde est loin d'être parfait, qu'importe ?

jeudi 13 avril 2017

Au four et au moulin

Deux endroits où l'on ne peut être en même temps. Sauf en cas de don d'ubiquité, don reconnaissons-le assez rare dont même M. Macron ne bénéficie pas bien qu'il fut un temps où les media tendirent à nous le faire accroire. Malgré les immenses avantages dont Dieu ou la nature m'a pourvu, je ne l'ai pas non plus et le regrette amèrement en voyant approcher la date fatidique du 16 avril, jour de Pâques mais aussi de mon départ pour la Corrèze. « Tous les départs, même les plus souhaités, ont leur mélancolie » se plaisait à citer mon ex-épouse (probablement en souvenir d'un de ces sujets de dissertation qui présentent l'avantage de demander qu'on réponde à des questions qu'on ne s'est pas plus posé qu'on ne se les posera jamais.). Je ressens toutefois cette mélancolie.

Les missions que je m'étais imposées pour la quinzaine de jours passés en Normandie sont remplies : je laisserai un potager entièrement nettoyé et partiellement semé, une serre débarrassée de ses herbes folles, un portail et une cabane ayant retrouvé leur blancheur, des gueules de loups repiquées, une pelouse par deux fois tondue, des annexes vidées des cartons et autres déchets qui attendaient depuis des mois qu'on les emportât à la déchetterie, bref je partirai l'âme sereine ou presque car deux choses la troubleront : l'impatience de mener à bien certaines tâches en Limousin et la crainte de manquer certains événements cruciaux en Normandie.

Si je me donne le mal d'entretenir un jardin, c'est pour les petits bonheurs qu'il offre à la belle saison. Celui d'y faire au matin un tour d'inspection n'est pas le moindre. Ça permet de noter que les pois ont levé, que la glycine se pare de feuilles, que la pivoine que l'on croyait morte redonne signe de vie, que  les fleurs d'une autre s'apprêtent à éclore, que les lilas fleurissent, imités par les fraisiers... Mille petits changements qu'une observation quotidienne permet de déceler et dont une absence prive...

Les iris qui devraient bientôt éclore seront-ils fanés à mon retour ? Manquerai-je la floraison du muguet, précoce cette année ? Les pommes de terre lèveront-elles sans que je le voie ? La première fraise de l'année sera-t-elle dévoré par un merle vorace ? Faute d'arrosage et en cas de beau temps, retrouverai-je mes semis de fleurs sous serre desséchés ?

Bien sûr Le Lonzac m'apportera d'autres spectacles mais en moindre nombre, le terrain n'y étant que rudimentairement planté. Retrouverai-je fanées les fleurs du tulipier qui s’apprêtaient à éclore ? Le spectacle de la floraison des iris limousins compensera-t-il celle des normands ? D'autres fleurs auront-elles apparu ?

On ne peut pas être au four et au moulin. Et c'est bien dommage.

mardi 11 avril 2017

Pourquoi je ne voterai pas le 24 avril

La raison est évidente : le scrutin aura lieu le 23. Mais ce jour-là non plus je n'irai pas voter. Si je m'abstiens ce sera dû à des considérations jardinières : j'ai en effet décidé de partager mon temps ente Normandie et Limousin en parts égales de deux semaines afin d'éviter que mes terrains respectifs s'y transformassent en jungles et le 23 je serai en Corrèze. Ne connaissant ici aucune personne de confiance partageant mes opinions et inscrit dans le même bureau, pas question non plus de procuration.

Quoi ? Vous ne remplirez pas votre devoir civique ? Vous laisserez aux autres le soin de décider de l'avenir du pays ? Vous ferez fi du sacrifice de nos pères qui sont morts ou se sont battus pour acquérir ce si précieux droit de vote ? Mais vous êtes un irresponsable, un nuisible, un oublieux, un bien triste sire !

La tête couverte de cendres, je devrais, tant est grande mon indignité, fuir la compagnie des hommes, et cacher ma honte en quelque solitude. Seulement, de honte ou d'indignité, je ne ressens pas et pour bien des raisons. Ne serait-ce que parce qu'en dehors de 2007, il n'est jamais arrivé que mon bulletin participe à la victoire d'un quelconque candidat. Et même en ce cas, il ne fut pas décisif dans la mesure ou plus d'une voix sépara M. Sarkozy de son adversaire. Il est d'ailleurs fort improbable que la qualification du deuxième candidat se fasse à une voix près. Mon vote n'a donc, cette-fois ci comme toujours qu'une importance bien relative...

Mais, pomme à l'eau, si tout le monde faisait comme toi, ce serait la fin de la démocratie ! Ah bon ? Et pourquoi tout le monde se mettrait-il à m'imiter ? « Chacun fait, fait, fait, c'qui lui plaît, plaît plaît » comme dit la chanson ! Imaginons cependant que tout le monde fasse comme moi. Les conséquences seraient phénoménales : de 300 habitants, mon village passerait à plus de 60 millions ; la demande en cigarettes mentholées et en whisky écossais atteindrait un niveau incompatible avec les capacités de production ; on ne verrait plus sur les routes que des breaks Focus immatriculés en 2002 ; Blogspot compterait des dizaines de millions de blogs de qualité ; etc. Dieu merci, les chances pour que tout le monde se mette à faire comme moi sont inexistantes que ce soit en matière électorale ou en tout autre domaine.

En revanche, je peux annoncer que, sauf accident, revenu du Limousin, je serai là et bien là le 7 mai et qu'en bon citoyen j'irai déposer un bulletin Fillon dans l'urne ou au cas où ça ne serait pas possible tout bulletin susceptible de barrer la route à la gauche. Au cas où notre bon peuple déciderait dans sa grande folie de désigner deux finalistes de gauche, voterai blanc.

En revanche, pour les législatives qui risquent d'être déterminantes, vue la chienlit qu'aura été la campagne des présidentielles, je voterai aux deux tours.

mercredi 5 avril 2017

Les Pages Jaunes sont farceuses !

Depuis quelques années, suite à l'apparition sur différents endroits de mon corps d'un de ces bénins cancers de la peau portant le joli nom de carcinomes, j'ai pris la sage décision de consulter plus ou moins régulièrement un dermatologue afin qu'il m'inspecte de près. Ce qu'il fait avec conscience avant de brûler tout truc ou bidule un rien suspect et je repars content. Sauf la fois où je dus subir une ablation d'un carcinome au front avec pour conséquence un hématome qui donna à la moitié de mon visage des teintes inaccoutumées et provoqua une légère dissymétrie de mes sourcils.

Hier était venue, après trois mois d'attente, l'heure ce ce rendez vous. Je savais que mon praticien avait déménagé aussi avais-je pris le soin de situer son cabinet grâce aux pages jaunes puis de prendre note de l'itinéraire à suivre dans la bonne et antique cité d'Avranches. Comment le faire mieux qu'en suivant le plan fourni par M. Pages Jaunes ? Je l'agrandis donc et en notai soigneusement les méandres. Quelque chose me parut cependant curieux. L'adresse accompagnant le n° de téléphone différait de celle du plan : La première m'indiquait Saint-Martin des champs :


et la seconde rue Notre-Dame des champs :


Vu que mon problème était de trouver le nouveau lieu d'exercice de mon dermato, je me fiai au plan...

Parti bien en avance au cas où la rue serait difficile à trouver, j'arrivai sans problèmes aux environs de la grande et belle église derrière laquelle devait m'attendre le bon docteur. Je me garai sur la place adjacente et me mis en devoir de repérer son cabinet. Hélas, arpentant les quelques mètres de cette rue à 8 numéros qui s'avéra être une étroite ruelle, je n'y vis pas plus de plaque de cuivre que d'immeuble susceptible d'abriter un praticien de tel renom. A quelque pas de là j'aperçus un bureau intitulé « Maison des services ». Serait-ce ma planche de salut ? J'en poussai la porte et m'enquis auprès d'une charmante dame de l'existence dans le voisinage d'un cabinet de dermatologie. Ma requête engendra un scepticisme inquiétant. L'employée voulut bien vérifier mes dires sur les pages jaunes, elle alla même jusqu'à appeler le cabinet. Hélas, la ligne était occupée. 

Une jeune collègue étant venue renforcer notre équipe d'investigation, elle suggéra qu'il se pourrait que l'adresse de Saint Martin des champs soit la bonne car devant la polyclinique s'étaient construits de nouveaux bâtiments susceptibles d'abriter les activités de M. Scanvyou. Ne connaissant aucunement la situation de cet établissement, je me la fis expliquer. Trouver l'endroit fut aisé grâce aux panneaux qui l'indiquaient. Seulement, les nouveaux bâtiments s'avérèrent inoccupés. Je décidai donc de me rendre à la polyclinique et,tandis que je cherchais une place où me garer j'aperçus un signe au-dessus d'une porte où l'on pouvait lire « Dermatologie ». Je m'y rendis en courant et c'est à l'heure pétante de mon rendez-vous que je poussai la porte du secrétariat de ce service où se trouvait l'assistante du docteur que je reconnus. Elle me demanda mon identité et confirma l'heure de ma consultation.

Je lui racontai ma mésaventure. Elle en fut bien étonnée car pas plus elle qu'une vieille Avranchinaise de souche présente n'avaient jamais entendu parler d'une rue N-D des champs et que personne avant moi ne lui avait signalé l'anomalie des Pages Jaunes. Elle vérifia mes dires et dut se rendre à l'évidence. Comme je lui conseillai de contacter l'annuaire afin qu'il corrigeât cette erreur, elle se montra dubitative quant aux résultats d'une telle démarche. Durant ma consultation, je signalai le problème à son patron qui en fut également surpris et promit d'y faire remédier.

Comme vous le constatez, ma vie n'est qu'une suite de passionnantes aventures. Puisse celle-ci éviter aux générations présentes et futures de trop se fier aux plans des Pages Jaunes.

dimanche 2 avril 2017

Comme une mule !

Incorrigible, je suis ! Têtu comme une mule bretonne caractérielle ! Je n'y peux rien. J'en ai eu une nouvelle preuve hier chez M. Bricomarché. Alors que j'allais y acquérir une résine spéciale pour donner à l'horrible faïence marron de ma cuisine corrézienne une couleur acceptable, l'homme qui guida mon choix me parut détenir une science profonde en matière de peinture. Du coup, je lui ouvris mon cœur.

Mes lecteurs fidèles se souviendront de ma récente déconvenue lors de la peinture d'un plafond. Laquelle n'était que la dernière d'une longue série. L'échange fut long, sincère, détaillé et donc instructif. Je décrivis avec précision ma manière de procéder, les outils et la peinture choisis : tout. Et j'en appris de belles : inutile d'essayer de peindre un plafond quand il fait plus de 18° dans la pièce car au plafond, il en fait 22 ce qui provoque un séchage trop rapide. Le rouleau employé avait le poil trop long. Il m'en fut proposé un spécial. Avais-je préalablement lessivé ? Je dus reconnaître que non. C'était pourtant indispensable ! Le plafond était recouvert de papier ? Comment dès lors s'étonner que des sortes de grumeaux se forment quand on utilise une peinture acrylique gorgée d'eau qui fait se gonfler la colle imprégnant le plafond ? Dans ce cas, ce qu'il faut, c'est de la glycérophtalique ! Et puis, s'il doit être bien imprégné de peinture, il est indispensable de bien l'égoutter sur la grille du camion (c'est ce nom que porte le seau des peintres), de manière à ne pas avoir à répartir un excès de peinture. D'autre part, on n'appuie pas sur le rouleau : on en caresse le plafond en croisant.

Résumons nous : C'est à l'aube, toutes fenêtre et portes ouvertes afin que règne la fraîcheur que le peintre de plafond officie. Sur la surface dûment poncée et lessivée, il dépose avec délicatesse une fine couche de peinture glycérophtalique d'un rouleau bien égoutté, il croise ses passages, partant du fond de la pièce pour rejoindre, bande après bande, la source de lumière. Rien ne saurait arrêter sa progression avant qu'il n'ait terminé son humble et délicate tâche. Une seconde couche s'imposera. Et la récompense sera un magnifique plafond, de ceux que les amateurs de belles choses seront prêts à verser des rançons de roi pour contempler.

Mouais, faut voir... J'ai un peu de mal à y croire. Mais ne pas tenter serait baisser les bras. Ce que ne saurait faire une bourrique bretonne (et pour cause !). J'ai donc quitté le magasin muni de deux seaux de peinture, d'un rouleau idoine, d'une grille, de l'indispensable lessive et aussi d'un nouvel espoir. Incorrigible, vous dis-je !

samedi 1 avril 2017

Fleurs et travaux

De retour en Normandie depuis hier, faisons le bilan des quinze jours passés en Corrèze.

D'abord, on y vit quelques fleurs au jardin :

Prunus
Primevères

Arbuste à jolies petites fleurs

Arbuste à fleurs rouges

Tulipier

Pervenches  

Seulement, on n'était pas là pour rigoler, alors, on a fini de peindre les éléments et on a remis les portes en place :





On a installé un luminaire au plafond nouvellement repeint et raté comme il se doit :




Histoire de se changer les idées, on a installé un système d'évacuation pour l'évier et le lave-vaisselle :


On a changé des poignées de porte :





On a commencé à préparer une aire plane en vue de l'installation de l'abri de jardin :





Tours de portes, de fenêtre, cheminée et plinthes de la salle ont été peints en gris pâle pour ressortir sur le blanc des murs et des ouvertures :





Et bien sûr, on a par deux fois tondu la pelouse.

En Normandie, ce sera jardinage : tonte des pelouses, taille des haies, ensemencement du potager devraient occuper utilement les deux semaines qui viennent avant un retour au Lonzac pour papieter, peindre et se livrer aux joies du terrassement.